DIAGNOSTIC
Souvent, au début des épidémies, ou n’a pas reconnu le véritable caractère de la maladie, a. 1. — Causes de ces fréquentes erreurs de diagnostic, a. 2. — Maladies qu’on a pu confondre avec la peste, a. 5. — Signes dits pathognomoniques de la peste , a. 4. — Il est peu rationnel do s’attacher à l’appréciation d’un symptôme, abstraction étant faite des autres, a. o ,
1 . Malgré la physionomie caractéristique et spéciale que présente la peste, il est souvent arrivé, surtout au début des épidémies, qu'on s’est mépris sur la nature du fléau, et qu’on n’a reconnu son véritable caractère que long-temps après son apparition. Cette erreur de diagnostic n’a pas seulement été commise par des médecins vulgaires; elle l’a été par des hommes du plus grand mérite : par Mercurialis , en 1576, dans la peste de Venise; par Pierre Parigi , dans celle de Malte de 1892. A Milan, en 1629 ; à Parme, à Vérone, à Florence, en 1630 ; les gens de l’art ne se doutèrent de la nature de la peste qu’après quelle eut fait de grands ravages. À Marseille , en 1720 , Chicoyneau et Vcrny , envoyés de Montpellier par le roi pour étudier la maladie qui sévissait depuis long-temps dans la ville, ne reconnurent son ca^ ractère que trois mois après le développement des premiers cas A Moscou, en 1771 , lors de l’apparition du fléau, plusieurs médecins affirmèrent que ce ne pouvait être la poste , prétendant que la température était trop basse pour permettre à une épidé-î mie de ce genre de se développer. Dans la peste de Malte de 1813, on méconnut également la maladie. Enfin, dans la dernière épidémie d'Egypte, nous avons vu à l'époque du début se renouveler ces méprises, souvent funestes aux malades et toujours Ucsagré^ blés pour le médecin.
DESCRIPTION
2. 11 faut attribuer à différentes causes ces erreurs ded.agnostic, oui ont été si souvent répétées. Les principales sont : la négligence nu’on apporte ordinairement dans l’élude des maladies, qu on a rarement occasion d’observer; la difficulté de reconnaître une al fection qu’on n’a jamais rencontrée ; le défaut d expression caractéristique dans la maladie qui se développe ; l’apparition tard.ve des svmptômes pathognomoniques , et la diversité de ces symptômes •/ enfin , la ressemblance de la peste avec plusieurs autics
états morbides. . r , •
3. Les différentes affections qui offrent plus ou moins d analoc
avec la maladie qui nous occupe, et qu’on a pu confondre avec elle sont : les maladies typhoïdes , diverses fièvres intermittentes pernicieuses, l’apoplexie, la dysenterie, la parotidite, les scrofules et plusieurs affections ganglionai res (t) -, la syphilis (2), etc. Nous ne nous arrêterons pointé mentionner ici les différons rapports d’analogie et de dissemblance qui existent entre la maladie pestilentielle et les affections dont nous venons de parler; il n est aucun médecin un peu instruit qui ne connaisse les caractères
propres à ces divers états morbides.
4. Nous nous contenterons d’exposer rapidement les dif erens signes pathognomoniques signalés par les auteurs , ceux qu on a tour à tour considérés comme caractéristiques de la peste. L expression de stupeur est un des symptômes qu’on rencontre presque toujours dans les affections pestilentielles , mais il n est pas propre à ces seules affections; les maladies typhoïdes le présentent ordinairement. Ce n’est donc point un signe suffisant pour indiquer la nature de la peste. Quelques observateurs ont cru remarquer dans l 'œil du pestiféré un cachet tout spécial , qui a
(O M Butant, qui soutient que la maladie pestilentielle n'est pas endémique en Égypte, affirme que les prétendus cas de peste sporadiaue qu’on y observe ne sont autre chose que des affections ganghonaires propres aux nombreuses peuplades de l’Égypte ! — Ouv. cit. , historique, pag. xx\n.
(2) Schreiber admet une affinité si grande entre la peste et la syphilis, qffiil appelle la première, peste à marche rapide, et la seconde, peste a
marche lente.
DU LA PliSTE.
pu servir de moyen de diagnostic. Pour nous, nous avons également observé l'expression particulière de ce regard , mais nous ne lui avons pas trouvé une physionomie assez caractéristique pour penser qu’il sulTise seul à faire distinguer une affection pestilentielle d'une autre maladie typhoïde dans laquelle le regard présente une expression à peu près semblable. Nous en dirons autant de la démarche chancelante, semblable à celle de ï ivresse. Ce phénomène n’est pas assez constant , assez nettement dessiné pour pouvoir exprimer isolément le caractère de l'affection. L'état du pouls a été signalé par M. Paris (1) comme un des moyens surs et faciles d'investigation diagnostique. « Dès les premiers jours de l’invasion, dit l'auteur, le pouls est bien différent dans les deux moitiés du corps. Il présente de la roideur et de l'intermittence du côté où le bubon ou le charbon doit paraître. » Nous n’avonsjamais remarqué ce phénomène indiqué par M. Paris ; nous ne concevons même pas comment un fait aussi étrange pourrait exister. Dans les cas qu’il a observés, M. Paris a sans doute attribué à un mode différent de la circulation dans les deux côtés du corps, un phénomène qui ne dépendait probablement que de la grosseur, de la profondeur plus ou moins considérable de l’artère , ou d’une disposition quelconque propre aux parois du vaisseau.
D’après le même auteur , un autre caractère pathognomonique de la peste serait le suivant : «La langue a, dès les premiers jours, une tache violette dans son milieu, avec deux raies blanches aux extrémités de sa largeur. » Nous ne contesterons point à M. Paris la véracité de faits qu'il a observés; nous dirons seulement que, pour notre part, nous n’avons jamais rencontré cet état tout particulier de la langue , et que par conséquent ce signe ne peut mériter la confiance que veut lui accorder l’auteur, puisqu’il a fait défaut dans une infinité de circonstances.
Enfin, M. Paris indique comme troisième symptôme caractéristique de la peste, le développement, au troisième jour de la maladie, de taches pourprées sur tout le corps, et particulièrement
(1) Mémoire sur la peste, pag. 18, 21.
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sur la poitrine. Nous répondrons encore que ce phénomène est loin d’être constant dans tous les cas de peste, et que d adieu. s on le retrouve souvent dans toutes les affections typhoïdes.
Enfin , le dernier signe qui soit mentionné par tous les écrivains comme un des plus propres à la maladie , comme un des plus caractéristiques, c’est l’apparition des bubons et des charbons. Ces symptômes pris isolément n ont pas plus e va cui que n en ont tous ceux que nous venons d’énumérer. Souvent , en effet , ils ne se développent point dans la peste , souvent aussi on les ob-
serve dans des affections différentes. .
5. De ce qui précède, nous concluons qu’il est peu rationnel de ne s’attacher qu’à l’ appréciation de quelques symptômes isoles pour
server qu’une des mille faces du même objet; c’est s’exposer volontairement à commettre de graves erreurs, à confondre entre elles des choses qui ne présentent qu’un petit nombre de points d’analogie. 11 est donc nécessaire, pour établir un diagnostic exact , de reunir les divers signes que l’on rencontre dans la maladie, et de ne lormer son jugement que sur l’ensemble de tous ces signes réunis.
pronostic.
Il est très-difficile d’établir avec exactitude le pronostic de la peste, a. 1.
— Les symptômes annonçant une terminaison funeste sous certaines épidémies n’ont aucune valeur à d’autres époques, a. 2. — Les symptômes les plus caractéristiques trompent souvent, a. 5.-Opinion de Chicoyneau, a- 4.- Opinion de M. Paris, a. 5.- Opinion de la commission du Caire a 6. — Les médecins qui ont observé 1 épidémie d Egypte de 1854-1855 s’accordent tous sur ce point de doctrine, a. 7. - Dissidence de M. Bulard , a. 8, — Son opinion est en contradiction avec les faits
observés, a. P.
1 II n’est peut-être aucune maladie dont le pronostic soit aussi difficile que celui de la peste. Il n’en est aucune assurément dont
la séméiotique présente autant de contradictions et mérite aussi peu de confiance. Dans la peste, en effet, rien n’est constant, rien n’est identique; et c’est ce qui a fait dire à un médecin que dans cette maladie : les sens, la raison , les aphorismes d’IIippocratc nous trompent , et qu’Hippocraté s’y serait trompé lui-même (l).
2. Dans les différentes épidémies de peste qui se sont succédé depuis les époques les plus reculées, les mêmes symptômes ont été tour à tour favorables ou funestes; les mêmes conditions, physiques ou morales, physiologiques ou pathologiques, ont été, comme ces symptômes, tantôt fatales et tantôt heureuses (2). Ainsi, les hommes robustes, qui sont d’ordinaire plus dangereusement affectés que les gens débiles et les femmes, l’ont été quelquefois beaucoup moins que les femmes et les cnfans. Les femmes enceintes ou en couche, qui succombent ordinairement, ont été fort souvent épargnées. Les enfans , chez lesquels le mal agit parfois avec moins de violence, périrent presque tous lors de la peste de Rome en 1656 ; les vieillards moururent tous dans la même épidémie.
3. De même, avons-nous dit, des divers symptômes morbides, ceux qui méritent en temps ordinaire le plus de confiance, trompent très-souvent relativement au pronostic.
Qu’il nous suffise de citer à cet égard les observations de quelques-uns des écrivains qui ont étudié la peste.
Diemerbroeck s'exprime ainsi : « Nous n’avons vu aucun malade atteint de la douleur de gosier, de l’enrouement, échapper fi la mort, et souvent les malades qui étaient atteints de ces accidens succombaient en marchant ou en parlant... Le flux menstruel intercurrent à la peste était très-dangereux, et le plus souvent mortel... Personne n’a échappé à la mort après avoir eu de fréquens étourdissemens (3). )> Rivière, d’un autre côté, cite plu-
(1) Jean Morellani (de Febre pestil., cap. v).
(2) Voir Mercurialis, Massaria , Diemerbroeck, Sydenham, Guy de Chanliac , Chirac, Deidier, Desgenettes , Sayaresi, etc., enfin tous les loimographes.
(3) Liv. i, cliap. xv, § 7,
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sieurs observations d’individus qui ne présentèrent pas ces étourdissemens -, et selon beaucoup d’autres les hémorrhagies dont parle
Diemerbroeck étaient d’un favorable augure.
Au rapport de Guy de Chauliac, la peste du quatorzième siècle avait pour crise une suppuration louable des bubons. Lors de la peste d’Avignon , dans le même siècle, la suppuration des bubons ne fut un symptôme favorable que vers la fin de 1 épidémie (1).
Ambroise Paré dit que dans la peste qu’il a observée le bubon avant la fièvre était de bon augure ; celui qui survenait après son développement était un signe funeste. Pez (2) affirme que dans la peste de Vienne de 1348 les bubons qui se déclaraient avant le troisième jour étaient un symptôme malheureux.
Quant aux charbons, les uns les regardent comme des signes d’un heureux présage ; les autres, comme les avant-coureurs d’une mort certaine. 11 en est de meme des petechies et de la physionomie qu’elles affectent (3).
4. L’historiographe de la peste de Marseille de 1/20 s’exprime de la manière suivante à propos du pronostic :
« Les signes généraux de la peste, communs à toutes les maladies mortelles, sont : la frénésie, l’agitation continuelle, les palpitations, les syncopes, les convulsions, les tremblemens des mains et de la langue. Les déréglemens du pouls sont toujours un mauvais augure. S’il est inégal, concentré, obscur *, s il mai che par bonds, s’il est intermittent, la mort est presque toujours certaine : elle n’est même pas éloignée de ces signes. Los eternumens sont suspects * dans la peste de Montpellier , ils n étaient pas malheureux ’, dans celle de Nimègue, ils étaient moitels , i.s étaient même des avant-coureurs de la mort. Les hémorrhagies du nez étaient aussi des signes équivoques. Quelque eflrayans que soient les bubons, ils sont moins terribles que les charbons.
(1) Guy de Chauliac, liv. cit.
(2) De la Peste, vol. i , p. 97i.
3) Voyez Kngrassias, Papou, Passeri, cto.
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Ceux-ci, sous quelque forme qu’ils paraissent, menacent toujours de la mort ; mais , suivant les places qu’ils occupent, on peut espérer plus ou moins de succès. Les charbons qui rentrent sont toujours dangereux, de meme que les bubons (l). Les taches pourprées, noires, violettes, étaient toujours mortelles suivant Diemerbroeck • suivant Rivière, elles n’étaient pas aussi dangereuses quand elles arrivaient aux jours critiques (2). »
5. Voici quelle est l’opinion de M. Paris : « Les charbons qui succèdent aux bubons , ceux qui surviennent au visage , aux doigts des pieds et des mains, et à la vessie (indiqués par la rétention d’urine et des douleurs lancinantes dans les voies urinaires) , celui qui blanchit et qui a une espèce de queue, sont très-graves. Le bubon qui vient aux parotides ou aux glandes axillaires est toujours plus dangereux que celui qui survient aux aines. Les sudorifiques qui ne déterminent point la sueur désignent la mort prochaine (3). » Outre que la plupart des assertions de M. Paris sont fort suspectes, nous ferons observer qu’il commet une erreur grossière, en prétendant qu’il existe des charbons dans la vessie. Assurément, ce n’est point l’anatomie pathologique qui lui a révélé ce fait; et quant aux symptômes sur lesquels il s’appuie pour avancer une assertion semblable, ils n’indiquent autre chose que des altérations variables des tissus de la vessie, sans permettre de déterminer le moins du monde la nature de ces altérations.
G. Nous n’en finirions pas si nous voulions indiquer ici tout ce qu’on a dit ou écrit sur le pronostic de la peste; si nous prenions à tâche de démontrer combien sont équivoques les signes à l’apparition desquels on a voulu attacher une signification exclusive; combien ils ont différé dans les épidémies des diverses époques, et même pendant la même épidémie. Nous ne croyons
(1) Schrand, au contraire, affirme que, sur 840 malades qui survécurent à la peste de Sinnieh , 150 avaient eu des bubons terminés par résolu lion (2 tb. , pag. 08).
(-2) De la l'este, de ses causes, et sou traitement , pag. 43, 46.
(5) Mémoire sur la peste, pag. 6, S.
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pas nécessaire de nous étendre plus longuement sur de pareilles matières , et nous terminerons en citant la partie de notre trav ail de la commission du Caire de 1835, qui traite de ces objets.
« Le pronostic a toujours été difficile, tant la marche de la maladie était insidieuse. En elfet, une sorte d’amendement s opérait dans les symptômes les plus graves ; les malades accusaient du mieux , et pourtant ils succombaient d’une manière inattendue. D’autres, au contraire , présentaient toute la sérié de symptômes graves, et n’en revenaient pas moins comme instantanément à un état meilleur.
» D’abord il fallait tenir compte de la période de l’épidémie ? dans laquelle les malades se présentaient à 1 observation. Dans la première, le pronostic était toujours fâcheux*, dans la seconde, incertain; dans la troisième, favorable. On pouvait considérer comme signes fâcheux la cyanose ou le froid partiel des extrémités, les pétéchies, l’affaissement des bubons ; leur siège au cou et aux aisselles constituait un état plus grave qu’aux aines. Derrière l’arcade crurale, la fosse iliaque, où ils n’étaient souvent annoncés que par une douleur très-vive , ils étaient le signe d’une mort certaine. Les charbons à la tête, au col, entraînaient des conséquences plus graves que dans les autres régions. La respiration courte, gênée; la dilatation des narines et leurs poils se couvrant d une matière purulente grisâtre, étaient un signe de mort.
)> La suppression des urines ou l’hématurie étaient des signes fâcheux. Le délire, le vomissement, la diarrhée, étaient des complications graves.
» Au contraire, quand la réaction avait lieu promptement, que les sueurs étaient abondantes , quand les bubons se développaient, le pronostic était favorable; la guérison était presque assurée. L’apparition des charbons, même en nombre, ne compliquait pas la marche de la maladie, et donnait même plus de confiance dans un résultat favorable.
» Il est facile de juger des divers modes de terminaison que la maladie a affectés, par l’exposé de chaque variété. Quand c’était par la convalescence , celle-ci était presque toujours franche et
DE IA PESTE
rapide chez ceux qui n’avaient été malades qu’au premier degré. Elle était plus éloignée et plus lente chez ceux du second et du troisième. Les rechutes ont été assez fréquentes et souvent mortelles (1). »
7. Nos confrères d’Egypte, qui ont observé la même épidémie dans différentes localités, partagent notre sentiment à l’égard du pronostic ; ils ont constaté, comme nous, le caractère insidieux de la maladie, dans certaines terminaisons funestes, et la signification assez exacte de quelques symptômes morbides. Qu’il nous suflise de citer les noms de MM. Pruner , au Caire; Puvigneau , à Abouzabel ; Estienne , Aubert et Rigaud, à Alexandrie; Emangard , à Damiette, etc.
8. Quant à M. Bulard, peu satisfait, il parait, du travail de la commission auquel il avait coopéré, et désireux de donner du nouveau, il a proclamé dans son livre, sous forme d’aphorismes, des erreurs grossières, démenties par les faits et par le raisonnement. Nous citerons les lignes suivantes qui se rattachent au pronostic.
a Quand des charbons à grande surface se montrent au début de la maladie, c’est-à-dire dans les limites delà première période, et quand les bubons se développent largement à la base des régions axillaires ou inguinales, et courent rapidement vers la pyogénie, les malades guérissent (2). »
9. Or, nous le répétons, cette proposition est en opposition avec les faits, et elle est contraire à celle loi générale de pathologie, que : toutes les inflammations gangréneuses, étendues, profondes, ont, quelle que soit leur origine, une conséquence funeste pour l’individu. 1° Elles sont dangereuses dans leur période inflammatoire par la réaction qu’elles suscitent, par les congestions organiques auxquelles elles donnent lieu. 2° Lorsque la gangrène survient, les liquides produits par les eschares sont souvent portés par les veines et les bouches absorbantes dans la circulation géné-
(1) Rapport de la commission médicale composée de MM. Gaétani-Bey, Lachèzc, Bulard et Clot-Bcÿ.
(2) Historique, png. xxxtn.
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raie; et l’intoxication à laquelle celle absorption donne lieu est en général une cause fréquente de mort. 3° Les vastes plaies qui succèdent à ces charbons , les suppurations abondantes qu’elles fournissent, aggravent encore l’état des individus affaiblis pai une maladie sérieuse. Les choses se passent ainsi dans toutes les affections en général : la peste est soumise aux mêmes conditions, et ne saurait s’y soustraire*, nous regardons, par conséquent, la proposition de M. Bulard comme fausse en tous points, et nous lui conseillons, dans son intérêt, de la modifier entièiement.