Pugnet rapporte ainsi ses observations nécroscopiques
« Chez un sujet qui n’avait été malade que pendant vingt -six heures, nous avons trouvé le lobe gauche du poumon complètement putréfié. Ce grand désordre est le seul qu’aient pu découvrir nos recherches faites avec le plus grand soin, tant dans l’intérieur qu’à la surface de son corps ; l’estomac lui-même, qui est constamment altéré , s’est montré à nous dans un état d’intégrité parfaite. L’estomac nous a paru très-légèrement affecté chez un autre qui se plaignait , avant sa mort , de vives douleurs dans tout le bas-ventre ; mais le tube intestinal , presque entier, était en proie à la gangrène. Le défaut d’instrumens ne nous a pas encore permis d’observer l’état du cerveau (3). a
Le même auteur dit encore (4) :
« Nous devons observer, en finissant ce mémoire, que les cadavres de ceux qui ont succombé ont été la plupart d’une mollesse et d’une flaccidité remarquables. Plusieurs étaient marqués de larges taches bleues ou de longues flétrissures ; plusieurs encore tombaient aussitôt dans un état de putréfaction tel , qu’ils étaient absolument inabordables. »