CONCLUSIONS
En résumant ce que I on a dit sur 1 étiologie de la peste, nous avons démontré que les causes d’insalubrité , d infection sont insuffisantes pour nous donner raison du développement de la maladie. Nous avons donc admis 1 existence de causes generales épidémiques , semblables à celles qui produisent le choiera, la hevre jaune , la grippe, etc. Ces causes, avons-nous dit, peuvent seules suffire au développement de la peste ; et si 1 action des causes d insalubrité ajoute à l’intensité de la maladie, celles-ci sont impuissantes par elles-mêmes à donner naissance à l’affection.
Ces causes, avons-nous dit encore, tiennent à certaines eiiconstances probablement météorologiques , à certaines conditions atmosphériques que nous désignerons sous le nom de constitution pestilentielle , causes qui étant propres a quelques pajs, a quelques climats, donnent heu dans ces circonstances a la peste sporadique, à l’endémicité , et qui étant générales et plus intenses produisent les épidémies. Il ne nous restait que la doctrine de 1 épidémicité comme seule rationnelle , et l influence des causes météorologiques qui pussent donner l’explication des faits. Ce sont ces causes que nous avons proclamées seules valables et seules nécessaires au développement de la peste, comme à celui du choléra, de la fièvre jaune, de la grippe, etc.
Quant à la nature de celte constitution, seule indispensable
ETIOLOGIE.
pour engendrer la maladie , quant à cette altération de l’air agissant egalement sur tous et ne produisant pas sur tous les mêmes effets (Stoll), elle est pour nous un mystère impénétrable, à l’égard de la peste, comme elle l’est à l’égard de toutes les épidémies, et probablement elle échappera long-temps encore à nos investigations.