D'un autre côté, on trouve dans différens écrivains des
(1) Prax. tract., lib. n, cap. n.
(2) Prax. , lib. îv, pars, m, cap. m.
(5) Cent, u, obs. 34.
(4) Dissertatio de origine et natura pestis.
(5) Ouv. cit.
(6) Path. int. de la peste.
(7) Ouv. cit.
faits d’incubation prolongée pendant plusieurs semaines, et quelquefois plusieurs mois.
Diemerbroeck (1) dit : « Pendant la peste de Nimègue, nous avons observé que le mal.... restait parfois caché dans le corps pendant deux ou trois semaines, et, dans un cas, pendant quelques mois. »
Manget rapporte « qu’une veuve, âgée d’environ vingt ans, fut laissée dans son huitième mois de grossesse par son mari, qui mourut dans les plus terribles accidens de la peste. Elle porta son fruit jusqu’à son terme sans ressentir de grandes incommodités. Mais aussitôt que, par un accouchement assez heureux, elle eut mis au monde un enfant mâle, le venin, qui jusque-là s’était tenu caché, se manifesta avec tant de véhémence par les douleurs les plus cruelles qu’elle mourut en moins de vingt-
quatre heures , laissant véritablement son enfant vivant , mais qui, après peu de semaines, fut attaqué de pourpre et mourut (2).
Les contagionistes d’aujourd’hui sont plus raisonnables que ceux des époques passées, et nous avons vu, dans le chapitre premier , qu’ils professent à peu près les mêmes idées que les autres médecins sur la durée de l’incubation .