Y II
i/lSOLEMENT ET LA SEQUESTRATION PRESERVENT-ILS
Si la peste était exclusivement contagieuse, 1 isolement devrait en Pl 2 3ései yei.5 a. 1. — Cependant ni les quarantaines ni la séquestration ne garantissent de la maladie , a. 2. — Exemples de l'arsenal, des hôpitaux, des casernes, des harems en quarantaine , envahis par la peste : faits cités par M. Aubert, a. 5 et 4. — Quarantaine des élèves de l’école de musique de Kanké; lettre deM. Carré à ce sujet, a. 5. — Quarantaine de Choubra, a. 6. — Observations particulières, a. 7, 8,9, 10, 11, 12.
Explications ingénieuses données par les contagionistes, a. 15, 14,
lo, 16, 17, 18. — Raisons pour lesquelles les personnes en quaiantaint sont quelquefois préservées de la peste, a. 19. — Quarantaine de 1 École Polytechnique, a. 20.
1. Si la peste était contagieuse et uniquement contagieuse , comme le prétendent certaines personnes , l’isolement et les quarantaines devraient toujours en préserver. Or , nous allons montrer que cette immunité par l’isolement est excessivement rare , et que quand elle a lieu , cela ne prouve rien en faveur de la contagion. Discutons successivement chacune de ces deux propositions.
2. Dans la majeure partie des circonstances , disons-nous , l’isolement ne préserve point de la peste. Nous pourrions rappeler ici , non-seulement l’exemple des principaux établissemens , des écoles , des casernes d’Alexandrie , du Caire et d autics villes que la quarantaine n’a point garantis de la peste , mais nous pourrions citer encore un grand nombre d’observations particulières qui viendraient à l’appui de ce que nous avançons. Nous nous contenterons de mentionner quelques-uns des principaux faits de quarantaines envahies par le fléau , et d indiquer de quelle fa», on ingénieuse s’y prennent les contagionistes pour expliquer ces faits.
3. L’arsenal d’Alexandrie, des hôpitaux, des casernes , des harems, des vaisseaux , etc. , ont été atteints par la maladie, et
si on a prétendu nier ces faits dans le principe , ils ont été plus lard démentis trop formellement pour qu’on osât les contester. Nous citerons à ce sujet une lettre de M. le docteur Aubert, insérée dans la Gazette Médicale de Marseille du 10 juin 1836, en réponse à un article du Garde National .