Enfin, en Égypte, comme en Europe, l’institution des la
zarets est fautive par l’incompétence de ceux qui la dirigent. Les mesures sanitaires appartiennent à l’hygiène publique ; c est une question essentiellement médicale qui ne peut être comprise que par les hommes de l’art. Lors de la création do la commission, je proposai pour membres le médecin particulier du vice-roi et ceux qui composaient le conseil de santé de la marine. Ils ne furent point agréés, par les mêmes causes, sans doute, que celles qui les excluent en Europe. Il résulte de là de très-graves inconvemens
9. Si des médecins, même d’opinions différentes, eussent fai partie de la commission, ils n'auraient point ordonné la séquestration des individus, si funeste dans toute épidémie. La crainte d être transporté à l’hôpital du lazaret faisait cacher les malades et obligeait les habitans à inhumer les cadavres des pestiférés dans leurs
maisons. . .