CHAPITRE WU
avoir pour défenseurs des hommes d^un esprit cultivé et d'un caraetère estimable. Quelquefois enfin , nous af ouerons que notre premier ji^ement était erroné; et nous admirerons, peut-^tre, des vues profondes, où nous avions cm aperceToir des rêveries. Toujours, nous apprendrons, par ces recherches, à connatli^ Pesprîl humain, et nous nous instruirons surtout à nous défier de nous-mêmes.
Pour juger de la rectitude et du pouvoir des différens principes d'actions que nous allons mettre eu balance , pour discuter la question de savoir quel est le principe générateur de la morale , pénétrons-nous d'impartialité. Je vais considérer chaque principe , non tel que des écrivains peuvent l'avoir modifié, dans l'intention de l'exalter ou de le rabaisser, mais tel qu'il est en lui-même. Je ne parlerai point en avocat qui cherche des- idées subtiles , afin de rendre tour à tour spécieuses des causes opposées; je parlerai en homme qui, voulant s'éclairer lui -même, présente fidèlement toutes les doctrines, sans exagérer leurs avantages ,
et sans dissimuler leurs dangers. S'il arrivait que , dans cet écrit , je parusse quelquefois me plaire à soutenir le pour et le contre , ce serait parce qu^en exposant des opinions avec impartialité, la bonne foi même peut entraînera prendre successivement le ton de leurs partisans et celui de leurs antagonistes.
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OflANTBB Vllf. 65
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