‹ De la philosophie socialeChapitre 3 sur 27 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

parlementaire, il faudrait désespérer de ce gouvernement. » L'auteur affirme que ce qu'il appelle les parties prestigieuses de la constitution de son pays, et parmi elles il compte la royauté, sont conservées, non à raison de leur valeur intrinsèque, mais à raison du respect qui s'attache à la tradition. Je n'ose dire avec lui qu'elles ne sont qu'une cause de complication et de frottement, qu'elles ressemblent aux rouages de pure ornementation qui étaient introduits dans les horloges du moyen âge pour indiquer les phases de la lune ou le nom d'une constellation, mais qui nuisaient à la sûreté du mécanisme principal et l'empêchaient de marquer l'heure exactement.

Je puis sans arrière-pensée placer en tôte des études de 1877 la déclaration qui sert de préambule aux études de 1864. Les idées que je défends ne préjugent aucune préférence entre une monarchie qui, comme celle de l'Angleterre, déguise une véritable république, et une république assez conservatrice pour sauvegarder le parti de Tordre contre des tendances rétrogrades et le parti du progrès contre des tentations révolutionnaires.

Dans mes précédents travaux, j'ai revendiqué Tindépendance du droit contre des prétentions qu'au nom de la morale, dont elle se réservait une sorte d'interprétation sacerdotale, élevait une grande école spiritualiste qui a toutes mes sympathies. Quelques pages consacrées à la discussion des théories de M. Caro, l'un des héritiers intellectuels de M. Cousin, pourront paraître un prolongement et comme un écho de cette controverse.

Sauf cette exception qui m'expose au reproche d'une redite, je m'attaque à des idées qui appartiennent à d'autres écoles très accréditées.

Ces écoles n'ont-elles pas un défaut commun, le défaut de faire trop bon marché de l'autonomie de Tindividu ? Si elles ne suppriment pas le libre arbitre,

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