CLIMAT
Il est certain que la phthisie pulmonaire règne dans presque tous les pays.
Quelques auteurs avaient pensé qu'elle était en raison directe de l'abaissement de la température; mais cette proposition n'est pas exacte.
Ainsi, à Stockolm, la phthisie ne fournirait qu'un peu moins du quinzième des décès, tandis
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qu'à Paris, à Londres, à Berlin, elle produirait à elle seule le cinquième de la mortalité.
D'ailleurs elle disparaît dans Textrême Nord, et elle est inconnue, dit-on, en Islande et en Laponie. Les montagnes très élevées paraissent présenter une immunité analogue.
Les climats très chauds, que beaucoup d'auteurs signalent comme affranchis de la phthisie, en offrent des exemples nombreux : ainsi, dans la chaude Provence, à Marseille, à Nice, dans les grandes cités de l'Italie et de l'Espagne, elle serait aussi fréquente qu'à Paris.
Mais elle serait extrêmement rare sur le continent africain^ et en particulier sur la partie de ce continent située dans la zone torride.
Peut-être faudrait-il attribuer cette immunité moins à l'élévation de la température qu'aux fièvres paludéennes qui régnent dans ces contrées.