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Médecine comparer. — C'est la médecine comparée qui a profité tout d'abord des découvertes de Pasteur; les maladies des animaux ont été éclairées d'un jour nouveau par Davaine, Pasteur, Bouley, Toussaint, .lollyet, Detmers et Thuillier, qui ont reconnu la nature parasitaire du charbon, du choléra des poules, du rouget du porc, de la clavelée du mouton. Ces utiles connaissances n'ont pas tardé d'exciter le zèle des médecins physiologistes, si bien qu'en dix ans la médecine humaine s'est trouvée transformée, révolutionnée par la recherche et par l'étude expérimentale de tous les agents infectieux.
Affections chirurgicales et puerpérales. — Parmi les maladies qui ont été l'objet de ces investigations, il en est dont le caractère microphytique se trouve démontré de la manière la plus péremptoire, par la vraie pratique, tout en prêtant encore à de nombreuses descriptions; telles sont les septicémies chirurgicales, qui guérissent ou sont empêchées parles antiseptiques, tandis qu'on cherche la ou les microphy tes définitifs. Telle est l'infection puerpérale, qui, d'après Doléris, reconnaît plusieurs microbes, et se traite efficacement parles remèdes antiparasitaires, l'acide phénique ou le sublimé; la théorie parasitaire est encore en litige, mais laguérison des malades ne l'est plus; Tarnier l'a surabondamment prouvée par les magnifiques résultats qu'il a oblenus dans cette Maternité qui était autrefois vouée à l'exécration, parce qu'elle était exposée à tous les dangers.
Maladie* médicales. • — La clinique médicale ne peut pas
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encore s'enorgueillir de sa thérapeutique anti-parasitaire; les découvertes des parasites bien définis en médecine sont trop près de nous pour avoir fourni matière à une expérimentation régulière; c'esl une raison de plus pour insister sur la nature de ees maladies. Pour atteindre ce but, une simple énumération des maladies parasitaires ne suffi! |>as; une simple indication de leur microbe ne suffit plus; dans l'intérêt de la médecine elle-même il est bon de tenir compte de tous les caractères spécifiques.
J'entends par là prendre en considération les origines de la maladie, son mode de développement, son pouvoir de transmission; à l'aide de ees principes, nous arrivons une fois de plus à concilier les données nouvelles de la science avec les traditions médicales. Il me semble en effet qu'il faut distinguer cinq classes de maladies parasitaires.
re classe: Miasmatiques, malaria. — Il s'agit d'abord des maladies qui sont simplement d'origine miasmatique et non transmissibles de l'homme à l'homme; la malaria et les lièvres palustres constituent à elles seules ce premier groupe parfaitement distinct de toutes les autres maladies spéeiliques. Elles se développent sous l'influence des miasmes émanés d'un sol marécageux ou d'un terrain riche en matières organiques, comme la campagne de Rome; or, dans ces contrées l'air et le terrain contiennent de<^ bacilles qui, dans le liquide de culture, prennent la l'orme de fils recourbés, sectionnés ou cloisonnés ; Klebs et Tomasi Crudeli prétendent que ces microphytes peuvent s'inoculer aux lapins, ce qui est fort douteux; la malaria en effet n'est ni transmissible, ni contagieuse, ni inoculable; elle est miasmatique.
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iic classe. Maladies microphytiques inondables et en même temps transmissibles par l'atmosphère. — Ce sont les véritables maladies parasitaires.
1° Tuberculose. — Parmi les maladies parasitaires inoculables, il parait étrange de compter eo première ligne la tuberculose, dont on contestait naguère la virulence et la contagiosité; — dans l'état actuel de la science on sait qu'elle est due à un microphyte spécial, à un bacille facile à distinguer des parasites voisins inofiensifs, non seulement par son pouvoir tic multiplication indéfini, par son inoculabilité, mais encore par ses caractères techniques; les propriétés vitales, connue la morphologie du bacille tuberculeux découvert par Kocb, ne permettent ni ne comportent de confusion. Il se retrouve dans tous les tissus, plus encore dans les produits d'expectoration, et peut-être aussi dans l'air qui a passé sur les crachats.
2° Vitriole. — La variole qui est également transmissible par l'air et par l'inoculation a des micrococa quadri géminés (Klebs) qui s'accumulent surtout dans les petites cavités aréolaires du corps muqueux de Malpighi, au niveau des pustules (Cornil et Babès).
Les parties actives du vaccin sont des corpuscules solide.^ bien indiqués parChauveau, et qu'on sait aujourd'hui être constitués par les microbes.
;! Diphthérie. — La diphthérie, d'une virulence si fatale, présente; d'après Talamon, un mycélium spécial sous forme de tubes cloisonnés, réfringents, et des spores conidies qu'il a pu cultiver et injecter avec succès aux pigeons et aux jeunes chats.
1° Fièvre récurrente. — Cette maladie, qui est inconnue en France, est due à un spirille parfaitement défini qu'on retrouve dans le sang uniquement au moment des accès; Pinoculabilité e'st douteuse (Obermeyer).
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5 Erysipèle. — L'érysipèle, dans sesformes infectieuses, comprend des micrococci isolés ou couplés particulièremenl
dans les troncs lymphatiques et les fentes lymphatiques «lu derme; ils n'existent pas dans le sang, et leur reproduction par l'inoculation n'a pas été prouvée par Felheisen. ti Pneumonie infectieuse. — Le caractère infectieux de
la pneumonie ou de la plupart des pneumonies ne fait pins de doute (voir nos recherches, Union médicale, 1883); la nature infectieuse tient à des micrococci, munis de capsules, d'après Friedlânder, à des micrococci ellipsoïdes, qui par eux seins peuvent, d'après Talamon, déterminer des pneumonies ûbrineuses.
7° Fièvre typhoïde. — Rarement, transmise par contagion d'un individu à l'autre, la lièvre typhoïde si; transmet deux l'ois sur trois par l'intermédiaire des matières fécales (Jaccoud), surtout quand les matières fécales se trouvent mêlées avec les évacuations des typhoïdes; l'eau et le lait servent aussi de véhicule au virus typhique; il consiste en bacilles qu'Eberth a trouvé 18 fois sur -40 dans les glandes de l'abdomen; et en outre dans le larynx, les poumons, sous forme de baetéries que Bouchard a constatées dans les urines, et Hanoi dans la roséole typhoïde.
iir classe. — Maladies microphytiques, seulement inoculables.
8° Rage. — La rage est aujourd'hui à l'élude; Pasteur a déjà obtenu des résultats considérables.
9° Syphilis. — La syphilis si facilement inoculable à l'homme se traduit parties diplococci qui se colorent vivement par la fuchsine (Aufrecht). — Klebs a pu les cultiver, mais on n'a guère réussi à reproduire la maladie chez les animaux.
10° Gonorrhée. — Neisser a décrit un microcoque spécial qui se trouve dans le pus de l'écoulement uréthral de l'oph-
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talmie blennorragique ; le produit de culture en a été inoculé avec succès (Bokai).
1 1 Moire. — C'est la maladie virulente la plus grave ; le caractère virulent est dû à un bacille 1res analogue à celui de la tuberculose, mais qui s'en distingue par les réactions de coloration (Bouchard, Capitan et Gharrin).
■vc classe — Maladies bactériques non inoculées.
13° Lèpre. — Elle a un bacille semblable an tuberculeux, mais il n'est pas inoculable.
13° Endocardite ulcéreuse. — Ici les bactéries forment de véritables colonies dans le sang, dans le cœur, dans les urines; on n'a pas encore tenté de les cultiver.
14° Rhumatisme. — Klebs soutient la nature parasitaire du rhumatisme.
Ve classe. — Maladies contagieuses, dont le parasite est douteux ou mal défini.
15° Rougeole et scarlatine. — On ne connaît pas encore les microbes qu'on suppose devoir leur donner naissance.
'16° Coqueluche. — La coqueluche qui par sa contagiosité et sa localisation dans le poumon a tant d'affinité avec la rougeole est caractérisée par un mycélium et des spores, qui d'après Tschauer, présentent un type spécial; on n'a pas encore tenté d'inoculer ce champignon.
47° Dysenterie. — Les micrococci et les bactéries que Kadjewski a trouvées dans les matières fécales des dysentériques n'ont rien de spécial; on retrouve les mômes micropbytes à l'état normal.
18° Choiera. — Les études des deux missions française et allemande en Egypte n'ont pas encore abouti à la connaissance exacte des parasites du choléra, dont la contagiosité n'est plus guère mise en doute ; cependant Koch reconnaîl comme cholériques (U^ bactéries en virgule, mais qu'il n'a pu cultiver.