V.aisseaux. — Lors de la destruction qui mène à la for
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mation des cavernes, les vaisseaux résistent généralement. On les retrouve au milieu d'un fascicule conneclif, traversant la cavité; et la section de ces vaisseaux montre leur épaississèment ainsi que l'oblitération de leur calibre.
Anévrysmes. — D'autres lois il sort de la paroi interne de la cavité de gros vaisseaux qui présentent assez souvent des dilatations anévrysmatiques, lesquelles donnent lieu à des hémoptysies profuses et irrémédiables.
Bronche* dilatées. — Outre les cavités parenchymateuses, on trouve aussi des cavités dues à la dilatation des bronches. Ces dilatations peuvent acquérir un grand volume, et se reconnaissent, en ce sens qu'on peut voir la paroi de la bronche afférente pénétrer sans interruption dans la paroi de la cavité pulmonaire; au microscope on reconnaît souvent sur la surface interne de ces bronches dilatées, des épithéliums à cils vibratiles.
VII. Sclérose interstitielle. — Il arrive parfois, hélas trop rarement, une tendance à la délimitation de la lésion; une transformation fibreuse remplace ou arrête la caséification et l'ulcération. — Sans rappeler le tuberbule fibreux décrit par Grancher, et qui constitue le seul mode de guérison du tubercule cru, on observe parfois autour de l'infiltration tuberculeuse, particulièrement dans les points détruits, quand la fonte n'a pas été trop rapide, une formation de tissu néofibreux; il peut conduire finalement à la rétrao tion et à des cicatrices solides, qui sont l'apanage exclusif des tuberculoses chroniques, et des lobes qui ont été envahis depuis longtemps, par exemple, des lobes supérieurs.
Induration pulmonaire. — Ces tractus fibreux formenlordinairement une induration pigmentée de brun ou de noir; succédant à de vastes destructions du tissu pulmonaire, ils peuvent réduire le poumon lésé à la moitié de son volume. — Ces tissus fibreux, condensés, forment avec les cavernes et les
dilatations bronchiques le substratum anatomique de ces vastes rétractions pulmonaires, dans lesquelles les cavernes sont ordinairement formées aux dépens du tissu pulmonaire détruit, et de plus par les bronches dilatées, cette ectasie résultant de la traction <lu tissu des cicatrices sur les parois bronchiques.
Processus curai ifs parla sclérose. — Rareté de la guérison. — Ces processus fibreux suivis de rétraction du poumon indiquent une tendance curative. Si la guérison n'est pas plus fréquente, c'est que de chaque foyer tuberculeux la matière infectieuse s'échappe pour atteindre de nouvelles bronches de manière à propager, à étendre la maladie. Par lemêmeprocédéla tuberculose localiser versun sommet gagne peu à peu les lobes inférieurs. Entin la toux entraîne la matière infectieuse dans la trachée, d'où elle peut gagner l'autre poumon, et dès que les deux poumons sont envahis, il en résulte de vastes délabrements qui s'opposent au fonctionnement de la respiration et compromettent la vie.
VIII. — ■ Bronchites et pneumonies catarrhales. — Outre les processus spécifiques, les poumons phtisiques peuvent être le siège d'inflammations simples, telles que bronchite, pneumonies lobulaires, plus rarement de pneumonie franche. Ces inflammations sont sans doute le résultat des propriétés irritantes du bacille tuberculeux, — et peut-être aus>i du pus ou d'autres liquides phlogogènes, ou bien enfin de particules nécrosées, gangreneuses, qui peuvent amener à leur tour le développement de l'inflammation.
IX. Tuberculose miliaire généralisée. — Je ne parle pas i«.i des tubercules miliaires, qui accompagnent si souvent les autres lésions; ils seront décrits avec la maladie appelée phtisie tubereulo-miliaire.
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^19. — Xaturc ilu tubercule en général
La description du tubercule en général, et du tubercule pulmonaire en particulier est terminée; il s'agit maintenant d'en étudier la nature, c'est-à-dire ses rapports avec les autres produits anatomiques.
Existe-t-il une caractéristique qui permette de discerner le tubercule des lésions syphilitiques, morveuses? Aucune. Tous les histologistes ont renoncé à tracer les différences. Peut-on distinguer le tubercule des inflammations qui, sans le précéder, l'accompagnent ou lui succèdent souvent? Le tubercule est-il lui-même de nature inflammatoire? Ce sont ces deux derniers points qu'il nous importe de fixer pour la discussion des opinions nombreuses qui se sont fait jour. En présence delà maladie une fois reconnue, avant de formuler les indications et les remèdes, nous nous posons naturellement cette question; qu'est-ce que le tubercule? Est-ce un produit anatomique primitif, hétérogène, nettement défini, comme le veut Laënnec? Dans ce cas la médecine est désarmée par le fatalisme. Est-ce une lésion inflammatoire vulgaire? Lebroussaisisme, la thérapeutique antiphlogistique aidée du vésicatoire va reparaître. Est-ce l'effet inéluctable d'un agent destructeur spécial? Dès lors nous aurons recours à la méthode des antiparasitaires? Soyez sûr que leplus modeste praticien suit la solution de ces graves problèmes; il a une doctrine bonne ou mauvaise, qui le guidera d'un bout à l'autredesa carrière, et quand la doctrine est devenue dogme, rien ne fera plus fléchir sa logique désormais inexorable. Que lui importe en elï'et la forme, l'étendue, le siège histolofcique et l'attache du tubercule? c'est au savant micrographe à discerner ce produit morbide des néoplasmes similaires, à faire en un mot le diagnostic du tubercule mort, comme
le clinicien a pour fonction de reconnaître le tubercule vivant. Or la pathogénie anatomique «lu tubercule a subi depuis soixante ans des variations qui sont faites pour décourager l'esprit le plus renne ; la médecine tout entière a subi pendant ec long espace de temps de véritables révolutions, dont l'ère est loin d'être close ; la découverte des maladies microphy tiques constituera certainement une phase nouvelle dans l'histoire de la médecine.
Voyons les diverses alternatives par lesquelles l'opinion médicale a passé ; et pour être plus clair, en même temps plus précis, examinons les diverses lésions qui constituent la série tuberculeuse, d'abord la granulation, puis le tubercule proprement dit, enfin l'état caséeux qui en est pour ainsi dire l'apanage.