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II. Mode de pénétration dans les voies respiratoires. Obsta

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des nombreux. — Lorsque lapoussièrebacillifère est inhalée, elle peul commeles autres poussières, s'arrêter dans les voies respiratoires supérieures, ou progresser jusque dans les alvéoles, c'est ce qui a lieu lorsqu'on respire profondément, la bouche étant ouverte.

Les narines opposent déjà un obstacle à Feutrée des poussières dans les conduits respiratoires; le larynx les arrèteou les rejette par la toux; quand elles arrivent plus loin, il n'est pas encore certain que les bacilles puissent prendre domicile; ils sont souvent repousses par les épithéliums vibratiles des bronches. 11 faut, comme les bacilles se développent très lentement, le concours de plusieurs circonstances favorables pour les fixer; ainsi un mucus stagnant les retient facilement; ainsi encore quand les adhérences du poumon rendent cet organe immobile; une conformation vicieuse du thorax, produit le même effet; en empêchant la dilatation complète du poumon, elle détermine l'accumulation de l'cxsudat dans les bronches, où le bacille non seulement se fixe, mais se développe aisément.

^ -o. — I liquide bacillifère inlialé

I. Expérience deKoch. — Le liquide de culture fut délayé; puis on laissa reposer; une partie se déposa, la couche supérieure légèrement troublée fut décantée et placée à la dose de 0,50 centimètres cubes dans une armoire où l'on enferma huit lapins, dix cobayes, quatre rats, quatre souris. Au bout de quatorze à vingt-cinq jours, sept animaux avaient succombé, les autres lurent sacrifiés au bout de vingt-huit jours; les cobayes et leslapins avaient les poumons farcis de tubercules analogues à ceux qu'on obtient par l'inhalation des '■rachats tuberculeux, desséchés, et qui s'étendaient jusque dans les alvéoles pulmonaires, comme la tuberculose spon-

lanée;cequi prouve une foi> déplus que celle-ci esl une tuberculose par inhalation.

Chez les pats el les souris la lésion n'était pas caséifîée comme chez les autres animaux.

Dans tous ces cas, les tubercules artificiellement obtenus réinoculés à d'autres animaux ne manquèrent pas de provoquer le développement d'une tuberculose générait'.

II. Résumé. — Ainsi tous les procédés d'infection bacillaire par inhalation produisent le même résultat que L'inoculation de la substance tuberculeuse; ils donnent lieu aux tubercules miliaires, aux tubercules caséifiés, comme la tuberculose spontanée; il n'y a pas même d'exception pour les animaux réfractaires, comme les chiens, lr> chats, etc. Deux cent dix-sept expériences de Koch sont là pour prouver cette loi générale, à savoir : la bacillémie équivaut à la tuberculose.

III. Objections. — On pourrait objecter que d'autres parasites peuvent produire des effets identiques, c'est-à-dire une tuberculose, mais il esl à noter que partout et toujours dans la vraie tuberculose, quelle que soit son origine, on retrouve le bacille, jamais dans les pseudo-tubercules. On peut donc dire que le bacille tuberculeux est dans les mêmes rapports avec la tuberculose, que la bactérie charbonneuse avec le charbon.

§ 29. — Pénétration dans le waiiir. — Effet* eonséeutif»

Modes de pénétration des bacitl.es dans le sang. — Une fois réunis en foyers, ils peuvent encore s'arrêter dans leur développement; mais en général ils quittent le foyer primitif pour pénétrer dansle sang, soil par effraction dans lesvais- -'■;ni\ sanguins, ainsi que Weigerl l'adémontré, soit par l'envahissement du système lymphatique, et même par une éroSion fin canal thoracique, comme Ponfick en a cité un curieux exemple,

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Effets des microphytes sur et dans le sang. — Quand ils onl pénétré en quantité considérable dans le sang, ou quand ils y trouvent des conditions favorables pour se développer, le sang se remplit de produits de décomposition, et devient incapable d'entretenir les oxydations; ranimai meurt.

Il se peut aussi que rentrée des microbes soit répétée et renouvelée; la lutte est incessante entre le sang et les parasites; ceux-ci peuvent succomber en produisant dans le sang des combinaisons chimiques qui leur sont nuisibles.

Effets des microphytes sur la température. — Production intermittente de la fièvre. — Tous les microphytes peuvent élever la température; certaines fièvres spécifiques s'allument pour ainsi dire immédiatement après la mise en mouvement des parasites qui leur donnent naissance; on voit ce phénomène étrange dans la fièvre récurrente, que la fièvre n'apparaît qu'avec l'entrée du microbe dans le sang, et disparaît avec lui; dans la malaria et dans la tuberculose, le mouvement fébrile peut tenir aux mêmes causes.

Origine de la chaleur. — Oxydations. — La chaleur provient de la décomposition des cellules ou du substratum que nécessite la vie propre du microbe. Or la chaleur se produit et se répartit inégalement; elle est au plus haut point dans le foie et la rate, au plus bas dans la veine cave supérieure; il est à supposer que, dans les divers organes qui préparent la chaleur, il s'accumule des produits spéciaux et variables de décomposition, provenant des organes eux-mêmes, et se mêlant aux divers éléments d'oxydation des microbes.

Desproduits d'oxydation dans les urines. — Toujours estil que les liquides excréteurs, les urines particulièrement, contiennent presque toujours des composés aromatiques, qui se comportent delà même façon vis-à-vis de certains réactifs comme celui d'Erlich; on trouve dans les urines le diabenzol, qui indique les profondes désassimilations qui se l'ont

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