ORIGINES ATMOSPHÉRIQUES DES MICROPHYTES
L'atmosphère est remplie de spores de toutes espèces, elle contient en outre des bactéries, plus rarement des bacilles ; de toutes lavons il s'agit de déterminer quelle est la nature de ces microphytes, en d'autres termes si leurs propriétés sont ou non spécitiques.
^ 30. — Atmosphères» micropliytiques en général
I. Quantité de microbes. — D'après les recherches de Maddox pratiquées en 1870 sur la contenance microphytique de l'air, et continuées avec le plus grand succès depuis 1879 par Miqu'el, on sait que la quantité des microbes mesurée parl'aéroscope, modilié en dernier lieu parEmmerich (1884), varie selon divers facteurs.
1° La saison; en été on a le maximum; le minimum au printemps; mais il importe de noter que les chaleurs trop soutenues sont des causes très sensibles d'affaiblissement du chiffre des germes; le thermomètre peut donner la clef des variations saisonnières, mais non des oscillations hebdomadaires.
v2» La pression atmosphérique; plus elle est élevée, plus la microbie aérienne est prononcée; quand le baromètre est
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au-dessous de la normale, les germes sont peu nombreux.
.'. Le temps sec; l'étal hygrométrique faible favorise la germination des bactéries, qui sont rares parle temps humide ou pluvieux.
4° Les vents n'exercent qu'une influence très douteuse; à Montsouris on reconnaît cependantla multiplication des germes par les vents du nord.
5 L'ozone, peu abondant, favorise égalemenl les germes.
(i° Enfin les altitudes exercent une action di>> plus marquées; ce l'ait ressort des recherches de Pasteur dans le Jura et au Montanvert, de Tyndall à Chamounix, enfin de Miquel et Freidenreich, sur les hauteurs des Alpes bernoises. Les résultats contraires indiqués parPouchet, Jollyel Musset, sur l'air des Pyrénées, et de Yung sur l'atmosphère de Suisse qui serait aussi impur que celui de Paris, semblent devoir s'expliquer par la défectuosité des procédés.
Or voici les chiffres obtenus par Miquel :
1° A Paris. — 55 000 bactéries trouvées dans 10 mètres cubes d'air.
2° A Montsouris. —7 000.
3° A l'hôtel Bellevue (Thoune, 5(50 mètres)25 dans l'air extérieur et 600 dans une chambre.
4" Lac de Thoune 8.
Au-dessus de 2000 mètres il.
Surl'Eiger,à 4000 mètres, à la Strahleck, à la Petite Scheidek, plus rien.
Toutes ces différences du nombre des microbes dan- l'air des régions montagneuses <]<•> Alpes bernoises paraissent tenir, d'après Miquel :
ÎA la pression barométrique, qui diminue et dissémine les poussières, les dilue au fur el à mesure qu'on s'élève.
■1 A la diminution de la densité de l'atmosphère qui ne peut plus tenir les corpuscules en suspension.