ORIGINES ATMOSPHÉRIQUES DES MICROPHYTES M
.', \ l,i disparition tirs foyers producteurs des bactéries; à la xone des aeiges, il n'y ;i plus de bactéries. V Le froid a une action moindre.
II. Nature des microbes atmosphériques. — Tous les microbes trouvés dans l'atmosphères sont vulgaires; il y a en outre quelques bactéries; les bacilles sont très douteux (voir Emmerich, Archives d'hygiène, 1883).
III. Procédés de recherches. — Toutes les microphytes, d'après Emmerich se développent plus facilement, plus énergiquement, plus viteeten plus grand nombre dans les liquides animaux h végétaux, stérilisés à froid (jus de viande exprimé, suc des choux) que dans les liquides dépouillés des parasites par la coction; d'où il faut conclure qu'un principe très favorable au développement des bactéries se détruit par la chaleur dans ces liquides.
Mais quand même la culture de divers microbes réussit bien dans des extraits de viande stérilisés à haute température, l'expérience apprend cependant que les décoctions de viande ne possèdent pas à beaucoup près la sensibilité et la nutritivité, que réclamerait le rajeunissement delà plupart des germes parasitaires répandus dans l'atmosphère. — C'est pourquoi les méthodes actuelles ne suffisent pas pour l'aire trouver le> organismes pathogéniques dans l'atmosphère. — Les inoculations infectieuses entreprises par Fodor, à l'aide •le bactéries élevées dans l'ichthyocolle et retirées de l'air, démontrent qu'il n'y a dans l'atmosphère que deux formes pathogènes (microbacterium agile et desmobacterium) et encore ae sont-elles capables de produire que des infections septiques. Ces insuccès reposent surtout sur cette circonstance, que les liquides nutritifs, dans l'aéroscopie, sont presqu'exclusivcment dominés par les vulgaires bactéries de la putréfaction.
Erilmerich est, il est vrai, parvenu à exclure ceux-ci au
sée, Phtisie. i. — 6
profil d'autres micro-organismes ; mais on ne saurait dire si cette méthode n'annihile pas en môme temps des organismes pathogènes.
Hesse vient d'employer d'autres procédés, et il arrive à ce résultat que les bactéries proprement dites sont (In Institut sanitaire, t. Il) tellement rares, qu'en hiver et en été on ne les trouve que difficilement, mais <ju'en ton! temps on en rencontre les germes.
^ 31. — - Atmosphère des phtisiques. Atmosphère chargée de particules haeillifères des crachats
Le mode de transmission du virus tuberculo-bacillaire du phtisique à l'homme sain ne peut avoir lieu que par l'intermédiaire de l'air que nous respirons, lequel se trouve contaminé surtout par les crachats du malade. Sinon il n'y a pas d'infection possible; l'atmosphère en effet ne contient pas de bacilles; c'est tout au plus s'il y a des spores qui peuvent les engendrer, en rentrant dans un organisme vivant.
On a tenté, pour vérifier les propriétés délétères de l'air expiré par les malades, de faire respirer cet air directement aux animaux, ou de le faire passerait préalable par ou sur les crachats.
I. Air expiré par les phtisiques. — Le premier genre d'épreuve n'a pas réussi; l'air expiré n'entraîne pas les bacilles au dehors. Le 22 mai 1883, le vétérinaire Giboux communiqua à l'Académie des sciences des faits tendant à démontrer l'action nocive de l'air expiré; mais Tappeiner en reprenant ces expériences est arrivé à des résultats nuls.
IL Air contaminé par les crachats. — Il n'en est pas de môme de l'air chargé de particules bacillilères provenant des crachats. C'est Tappeiner qui, le premier, en 1877, tenta de résoudre ainsi le problème de la contagion par l'air inspiré.