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III. Régions tempérées. — Dans les régions tempérées, il en

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esl exactement de même. A Berlin, en Saxe, dans L'Allemagne

du Sud, la maladie deviendrait liés fréquente, au moins dans les villes; nous connaissons la mortalité de Vienne, elle esl identique à celle de Paris.

IV. Contrées glaciales. — Ce n'est que dans les contrées glaciales, comme en Islande, qu'on ne l'a pas observée jusqu'ici; si cette île est restée indemne, c'est qu'elle a peu de communications avec le monde appelé civilisé.

Y. Importation et communications en général. — La même observation s'applique aux côtes de l'Afrique du Sud. La preuve esl facile à faire; si on transporte les nègres dans les pays où règne la tuberculose, ils contractent la maladie avec une facilité et une gravité extrêmes.

Ainsi, quelle que soit la latitude des divers pays, c'est toujours dans les grands centres de population que la maladie sévit avec le plus d'intensité ; — - les pays ou les localités qui restent ou sont indemnes n'ont que peu de relations avec les grandes agglomérations, ni avec le monde commercial; dès que les rapports prennent de l'extension, le mal y arrive et se propage.

VI. Saisons. — Les températures n'exercent d'influence parles saisons que si elles favorisent le développement des complications; autrement les saisons sont égales. L'été est tout aussi funeste que l'hiver; mais les statistiques indiquent le maximum de mortalité au printemps, à cause des maladies broncho-pulmonaires, qui sont si fréquentes à cette, époque de l'année. A Paris où il meurt 100 individus par jour, les jours des mois d'avril, de mars et de mai dépassent sensiblement la moyenne; septembre, août et juillet sont plus favorisés, et la mortalité est au-dessous de ce chiffre. — Les inflammations régnantessont heausede ces aggravations.

^ 34. — Atmosphères des altitude*

Voici maintenant des conditions préservatrices; il s'agit des altitudes; sous ce rapport on cite les liants plateaux du Mexique, que la maladie épargne d'une manière relative ou absolue; on avait même cherché à expliquer le l'ait par la raréfaction de l'air, par la chloro-anémie endémique et anoxémique qui serait antagoniste de la tuberculose; malheureusement le fait lui-même est controuvé, et Jourdanet compte 5 à li p. 100 de victimes par la phtisie à Mexico.

Jaccoud s'est Tait avec une rare perspicacité le défenseur de l'immunité des altitudes, surtout des Alpes rhétiques ; les hautes vallées de l'Engadine et particulièrement Davos, qui est à 1755 mètres; S' MoritzetPontresina plus élevés encore seraient un sérieux refuge contre la maladie, et un espoir pour les malades qui sont déjà frappées; en énonçant les bienfaits de ces stations froides et élevées, Jaccoud a rendu un réel service à la science, ne serait-ce que pour mettre un frein à ces transbordements incessants vers les contrées chaudes ou tempérées, qui sont elles-mêmes souvent plus infectées que les pays originaires des malades. — Mais n'exagérons pas la valeur thérapeutique ou hygiénique de ces altitudes. « On ne voit pas la tuberculose, dit mon éminent collègue, chez les indigènes qui ne quittent pas leur pays ; en revanche on l'observe chez ceux qui ont émigré en Italie ; la raison en est simple ; les premiers n'ont pas eu de communication avec les phtisiques, les émigrants trouvent la maladie en Italie.

La meilleure preuve que l'altitude n'a qu'une influence douteuse c'est que si les habitants des contrées élevées se trouvent agglomérés dans des espaces confinés, ainsi dans les ateliers, comme ta Joux,tàlaChaux-de-Fonds,bàtiedansle

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Jura suisse à 1100 mètres d'élévation, on rencontre autant de phtisiques qu'à Berlin (Rjcbter). — La ville de Joux est

peuplée d'ouvriers horlogers, qui travaillent dans des chambres étroites ou dans les ateliers, où ils se trouvent en contact incessant avec les malades.

Immunité microbique des altitudes. — Si l'immunité des altitudes est vraie, elle le devient surtout, ce qui paraît une amère dérision, sur les sommets inhabitables; ainsi on voit bien une diminution de la microbiose de l'atmosphère à partir de 500 mètres, comme l'a démontré mon ami et élève Miquel; au Gri'mdelwald qui a 800 mètres, les microphytes sont en forte diminution (Miquel et de Freudenreich). — A partir de 2000 mètres ils n'existent plus qu'en quantité inappréciable; à l'Eiger que M. de Freudenreich a le premier osé gravir, pour recueillir de l'air à 1000 mètres d'élévation, l'air est absolument pur; plus de microbes; hélas c'est bien haut et bien loin.

vj .'!.». — Atmosphères marines

I. Voyages maritimes. — Pendant longtemps on avait attribué une influence curative aux voyages maritimes; les Anglais faisaient le tour du monde pour changer l'air de leur phtisie natale; mais Rochard loin de continuer la vérité de cette légende, démontre que la phtisie est plus fréquente chez les marins que dans l'armée de terre, que de plus elle prend plus souvent à bord le type aigu que sur le continent; c'est que le navire est pis qu'une caserne, l'influence de l'air maritime qui peut être favorable est contre-balancé par une atmosphère viciée.

II. Atmosphères marines. — L'atmosphère maritime est en effet parfaitement pure, en tant qu'elle n'est pas altérée par les vents du continent; Miquel l'a prouvé dans un travail

récent, fail avec le plus grand soin, dont voici les conclusions: « 1 A une grande distance des côtes, ou sur la plage parun venl venant du large, l'air de la mer esl excessivement peu chargé <lc microphytes. 2° Fn temps normal la mer ne cède pas à l'air les bactéries qu'elle roule dans ses flots. 3° La mer épure rapidement les atmosphères empestées qui lui parviennent des continents. 4' Pour celle raison elle est un obstacle absolu à la propagation des maladies contagieuses. 5" La grande pureté de l'air de la mer ne garantit pas la pureté des atmosphères confinées <lrs navires. Tandis qu'à Paris les poussières récoltées contiennent 14 000 spores par m. c., l'air capté en mer n'en renferme que 500, et sur ce chiffre il faut en imputer les 3/10 au navire lui même. Si donc un navire arrivant de localités infectées apporte les germes d'une épidémie sur le continent, c'est par les personnes, par les marchandises et par les objets inertes, et j'ajoute par les spores qu'il rapporte des lieux de départ. Le commandant Moreau, qui dirigeait avec un grand soin les prises d'air en pleine mer a rapporté sur son paquebot, la Gironde, après vingt jours de traversée , et dans son sillage à travers l'Atlantique, une atmosphère chargée de spores de moisissures, de grains d'amidon, qui ne pouvaient provenir que des îles Lancerate et de Fuerta- Ventura, c'est-à-dire des points d'embarquement. »

La double question de la nocivité de l'air des navires, et de l'immunité de l'atmosphère maritime se trouve ainsi jugée par l'expérience clinique et par l'expérimentation biologique.

§ 35 bis. — Microphytes de l'atmosphère

Depuis longtemps on avait innocenté les pays à malaria de toute autre espèce d'influence pathogénétique ; l'antagonisme

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des fièvres paludéennes avec la lièvre typhoïde et la phtisie a été formulée et vivement soutenue par Boudin; voyons d'abord les faits.

Les contrées marécageuses sont-elles réellement indemnes de la phtisie? Sangalli a vu dans une région chargée d'effluves marémateux , cent quarante-quatre cachexies paludéennes, dont vingt-cinq étaient compliquées de tubercules. But*6t(de Rochefort), Maurel (de la Guyane) ont constaté que dans leurs pays respectifs, éminemment palustres, la phtisie exerce d'énormes ravages : il y aurait plutôt parallélisme qu'opposition. Toutes les théories sur l'antagonisme réciproque des divers microphytes morbigènes sont donc à vérifier.

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