CONDITIONS LOCALES
Nous désignerons sous ce nom les inerties respiratoires, la mauvaise conformation de la poitrine, et les défectuosités fonctionnelles des sommets de la poitrine.
conditions LOCALES 137
S 53. — Fie nôileiitnire. — C uni <>i -ma i i«>n «le la poitrine
I. Inertie respiratoire. Professions sédentaires. — Le défaut d'exercices esl considéré par Clark comme une des circonstances les plus funestes; est-ce là la misère physiologique des riches, qui payenl leur tribut comme les pauvres? Il paraît certain que le défaut de ventilation <lr> poumons favorise la stagnation el la multiplication du bacille.
II. Habitus physique. — On a décrit sous ce nom un ensemble de circonstances physiques, qui constituent plutôt une infirmité qu'un signe, et surtout qu'une cause de la phtisie; c'est un corps rabougri, parfois cependant assez élevé, avec une musculature très faible, une couche graisseuse nulle, des téguments pâles, souvent grisâtres, presque transparents, qui au visage prennent parfois une teinte rose circonscrite, un cou long, maigre, un thorax étroit, les main> maigres. Cet habitus n'est pas la cause, il est le signe de la maladie.
III. Constitution dite tuberculeuse. — On a admis, depuis Andral, des constitutions qui sous le nom de tuberculeuses sont prédestinées; elles sont marquées aussi par la ténuité des muscles, l'étroitesse de la poitrine aux sommets, par la décoloration des téguments et la couleur rousse des cheveux. — De ces divers caractères, aucun n'a de valeur que par une saine interprétation ; la pâleur des téguments appartient à la chlorose prétuberculeuse ou prémonitoire, c'està-dire à la tuberculose elle-même (voir § 55). La teinte rousse des cheveux est un indice, et non un signe préalable de la tuberculose; beaucoup de femmes rousses présentent les signes de la scrofulo-tuberculose; enfin la malformation de la poitrine exige quelques explications.