‹ De la phtisie bacillaire des poumonsChapitre 37 sur 108 · I>KS PHTISIES DOUTEUSES V L'AUSCULTATION · texte numérisé non relu

I>KS PHTISIES DOUTEUSES V L'AUSCULTATION

le larynx; là les cordes vocales fonl ane saillie brusque dans la cavité laryngienne, de sorte que l'air esl forcé de passeï par la fente étroite de la glotte. Au dessous des cordes vocales l'espace s'élargil à nouveau pour recevoir l'air; c'est là, que se fait le tourbillon ei par conséquent le bruit.

Im larynx le bruit se répand facilement au poumon; le courant d'air s.- dirige de ce côté, et de plus les bronches constituent un système clos, qui favorise singulièrement la transmission du son, à la façon du tuyau de conduite qui permet d'entendre la parole basse à 1000 mètres (expérience célèbre de Biot). Mais en se propageant vers le thorax, il change de nature; au niveau du larynx il offre un caractère soufflant ; sur les poumons il présente des propriété- nettement aspiratoires. Ce n'est pas dans lesgri bronches que cette transformation a lieu, car on y entend parfois une respiration bronchique très nette ; il ne reste plus qu'a admettre la participation des alvéoles et des bronchioles dans la métamorphose du bruit bronchique en bruit vésiculaire. Cette théorie, qui n'est que celle de Chauveau et Bondet légèrement modifiée, se trouve bien exposée par Eiehhorsl, lequel ne prononce pas les noms des auteurs français.

Il est une preuve expérimentale très simple de l'action du tissu pulmonaire; si, à l'exemple de Penzoldt, on couvre le larynx d'un corps privé d'air, un fragment de foie à la place d'un segment de tissu pulmonaire, on entend dans le premier cas un souffle bronchique, dans le deuxième cas la respiration vésiculaire ; or dans cette dernière circonstance ce n'est pas l'air, c'est bien le parenchyme pulmonaire qui opère la transformation, car l'auscultation du bruit laryngé à distance, à travers l'air, ne donne pas le signe de la respiration vésiculaire; c'est le tissu pulmonaire constammentdistendupar l'air, qui, recevant un nouveau contingent, devient

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le siège d'une nouvelle agitation de la colonne d'air, et par conséquent du bruit de murmure vésiculairc.

d. Synchronisme du murmure respiratoire. — Le murmure vésiculairc a lieu seulement à L'inspiration; pendanl l'expiration on ne perçoit rien, ou qu'un 1res léger susurrus. Ici le courant d'air expiré vient se heurter de bas en baul contre les cordes vocales, et le remous se fait au-dessus; donc toutes les conditions de production du murmure expiratoire sont défavorables; le courant d'air provenant de l'affaissement des vésicules qui se vident, doit naturellement, par sa faiblesse ou son intensité, modifier la production du bruit supérieur.

e. Signification du murmure vésiculaire. — Maintenant que nous savons que le murmure vésiculaire se produit en partie dans les broncbioles et dans le tissu alvéolaire, il faut cependant se garder de conclure que, ebaque fois qu'on entend le murmure respiratoire, le parenebyme doit être forcémentà l'état sain. Lorsque le poumon contient de petits foyers morbides disséminés, dès l'instant qu'ils laissent entre eux du parenebyme sain, l'inspiration vésiculaire peut rester normale; c'est ce qu'on voit dans la granulie.

IL Modifications physiologiques du murmure vésiculaire. — Ces modifications peuvent être classées sous diverses rubriques telles que : 1° l'intensité du murmure; 2° la respiration saccadée; 3° l'expiration prolongée.

Différences physiologiques de Vintensitê du murmure respiratoire.

a. Influence des forces inspiraloires. — La force d'inspiration a une influence telle sur l'intensité du murmure vésiculairc, que, si l'inspiration est superficielle et lente, le murmure inspiratoire peut perdre entièrement son caractère vésiculaire. Réciproquement, les mouvements respiratoires accélérés et en même temps énergiques peuvent exagérer la

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