DES PHTISIES DOUTEUSES A L'AUSCULTATION 18'J
force du bruit; c'esl ce qui a lieu pendanl les inspirations profondes qui succèdent à un efiForl expiratoire de la loux. Les alternatives de force el de faiblesse du murmure inspiratoire s'observent très bien dans la série ascendante el descendante de la respiration dite »le Cheyne-Slokes. La colonne d'air dans ions ers cas subit un remous [)lus ou moins actif et complet.
h. Transmissibilité. — L'épaisseur de^ parois thoraciques interposées entre l'oreille cl le poumon exerce une influence évidente sur la perceptibilité, c'est-à-dire sur la force apparente du murmure vésiculaire ; il est inutile d'insister sur ce peint. Il esl même des régions du thorax qui assourdissent le son par leur épaisseur.
<■. Conséquences pour V âge, lesexe, les régions thoraciques. — La minceur des parois, chez les enfants, et la rapidité de la respiration déterminent ce murmure aigu, qu'on observe chez l'enfant sous le nom de respiration puérile; il faut ajouter à ces causes Pétroitesse de la glotte, qui constitue la partie rétrécie des voies aériennes, d'où partie remous gazeux. C'est pour les mêmes raisons que, chez les femmes, le murmure est plus intense et plus facile à percevoir.
d. Régions thoraciques. — Le côté gauche, d'après Stokes et Kennedy, respire plus activement que le droit. Si le fait esl démontré, il ne s'applique certes pas au sommet, où l'air pénètre plus difficilement, la bronche principale étant plus étroite qu'à droite; la comparaison avec le côté droit est donc indispensable; d'une autre /part il faut comparer les régions supérieures aux parties latérales et inférieures. Les régions qui laissent percevoir le plus nettement le murmure sont les régions thoraciques antérieures, particulièrement sous les clavicules, aux deux espaces intercostaux supérieurs; il faut signaler aussi les espaces entre la ligne axillaire et la ligne parasternale.
190 LA PHTISIE BACILLAIRE
Au sternum il est nettement perceptible bien qu'il provienne des parties voisines des poumons; au-dessous du cartilage et surtout près de l'appendice xiphoïde, il perd de son intensité. 11 est à remarquer que nulle part le murmure respiratoire ne cadre exactement avec les limites dupoumon, et que les organes voisinsdu poumon peuvent propager le son.
Sur les cotés le maximum est en haut; en arrière dans l'espace interscapulaire , dans la région scapulaire il est éteint par l'épaisseur de la couche musculaire.
§ 60. — Modifications pathologiques «lu murmure respiratoire
I. Affaiblissement extrinsèque du, murmure respiratoire. — Sans parler de la difficulté de percevoir le murmure respiratoire par suite de l'épaisseur normale des parois, ou épaissies par des couches de graisse, le bruit inspiratoire diminue dans trois conditions distinctes qu'on peut appeler extrinsèques.
Immobilisation des parois thoraciques. — Les parois thoraciques peuvent être momentanément immobilisées par la douleur, par un point de côté ; il suffit dans ce cas de supprimer la douleur par une injection de morphine pour voir reparaître le mouvement respiratoire.
Des adhérences anciennes peuvent également immobiliser jusqu'à un certain point les parois thoraciques et diminuer l'inspiration soit de tout un côté, soit dans une région limitée du thorax.
Obstacle laryngé à rentrée de Vair. — Un obstacle de <:e genre s'oppose à l'entrée de l'air dans les poumons.
La compression dupoumon par le liquide pleural empêche encore davantage la perception du murmure respiratoire qui est remplacé par un souille.