PERCUSSION !.N GÉNÉRAL
1ère, (k il convient lui-même que La matité peul apparaître
sur le maatareewiie épaisseur bien ladre de tissu solide.
Il \ a aussi à considérer la partie du thorax, qu'on explore; en arriére la matité est bien plus commune que sur 1rs parties Latérales; en avant, entre la clavicule el La troisième ou quatrième cote, 1»' son ae devient pas absohimenl mat, même dans les pneumonies du lobe supérieur, ce qui tient à ce que, dans ces coéditions, la percussion atteint des grosses bronches, de sorte qu'on trouve là un son sous-tympanique sourd et non le son mat.
Etendue des tissus condensés. — Il s'agit maintenant de préciser quelle doil être l'étendue d'une partie vide d'air, pour que le son de percussion s'assourdisse. Skoda donne L'étendue du plessiinctre, el Wintrich 5 centimètres. Si le Loyer esl plus restreint, la percussion peut-être inefficace.
Etendue et profondeur des lésions du sommet. — Une autre qaestion liien plus importante est celle des lésions du sommet; Ici os arrive au contraire, par une autre voie, à démontrer les plus petits foyers morbides, par cette raison : au dessus de la clavicule, le poumon fait une saillie spbérique ; or cette masse vibratile est très circonscrite et donne le son de percussion sous-tympanique; il en est de même quand il y a une réunion de petits foyers, entre lesquels se trouve encore un tissu aérifère; ils obscurcissent le son.
Des masses centrales. — Ici pas de modification du son, à moin- qu'elles n'arrivent à 3 ou 4 centimètres de la périphérie.
~ï GroHpi'.Epanchemenls inlra-pleurauxou néoplasmes. — Aucune maladie ne donne lieu à un son absolument mat. comme la pleurésie ; il n'y a plus de poumon là où se trouvent les couches les plus pu i> suites de liquide, en bas ci en arrière ; le poumon esl refoulé pat en haut.
Addition. — En dehors de ces conditions rien ne peul
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obscurcir le son ; on avait dit que les organes denses comme le foie, situé sous une épaisse couche de poumon, peuvent être reconnus parles modifications qu'ils impriment au son pulinonal ; c'est une cireur reconnue par Weil.
II. Interprétation physique du son sous-tympanique. — La théorie de Skoda qui considère ce son comme non musical, contrairement au son tympanique, n'a aucune raison d'être dans cette circonstance. On ne comprend pas mieux Wintrich qui attribue le phénomène à la tension de la paroi thoracique et du tissu pulmonaire, laquelle tension règle ci domine le son. Rosenbach n'invoque que la tension du poumon. Ce qu'on sait, c'est que le poumon, composé de membranes et detractus nombreux alternantavec les couches d'air constitue un mauvais conducteur, et un mauvais réflecteur du son, tandis ({ue les bronches sont très aptes à renforcer le son intérieur de percussion, à lui communiquer aussi un son tympanique, si le poumon spongieux n'était pas là pour transformer ce son en un son faiblement sonore ou soustympanique; en un mot, le son pulmonal sous-tympanique est un son bronchique obscurci par le parenchyme pulmonaire.
Mais comment expliquer ainsi le son tympanique dans l'état de détente, et le son sous-tympanique dans l'état de tension. Voyons ce qui se passe lorsqu'on insuffle une vessie flasque; elle donne un son tympanique; le sous-tympanisme apparaît dès que la tension est prononcée; d'après Baas, l'air intérieur insufflé est condensé en comparaison de l'air extérieur, qui, par la percussion, provoque le son. Or une couche condensée d'air ne peut pas vibrer delà même façon qu'une couche raréfiée; elle ne donne pas des ondulations identiques qui, seules, peuvent renforcer le son; c'est pourquoi le son faiblit et s'obscurcit dans une vessie, qui, pendant qu'elle était dans l'étal de flaccidité, fournissait des ondula-