‹ De la phtisie bacillaire des poumonsChapitre 59 sur 108 · I. Troubles fonctionnels du système nervo-musculaire · texte numérisé non relu

I. Troubles fonctionnels du système nervo-musculaire

a. Troubles de la sensibilité. — Tous les troubles de La -'•lisibilité ont été remarqués chez les pthisiques. Sans parler des douleurs thoraciques d'origine musculaire et névralgique, qui se manifestent dès le début de la maladie, nous avons à signaler les névralgies de divers autres nerfs, les hyperesthésies, plus rarement les anesthésies et les analgésies.

La névralgie du trijumeau, qui est assez fréquente cède assez facilement à l'usage du sulfate de quinine (Perroud).

Les névralgies des membres supérieurs se font sentir dans l'épaule sous forme de douleur dite rhumatique, dans les doigts et les poignets sous l'orme d'élancements ou d'un sentiment de compression. C'est là aussi qu'on reirouve parfois l'anesthésie, l'analgésie, et les engourdissements.

A la pointe du sternum on observe très souvent une douleur très circonscrite qui augmente par la pression, au point de provoquer parfois une syncope. — Souvent aussi, la région thoracique est le siège d'une byperesthésie cutanée par plaques plus ou moins étendues, qui rend l'exploration pénible. Souvent enfin elle est le siège d'un zona très douloureux, très rebelle au traitement.

Douleurs dorsales. — C'est dans la région dorsale, que se encontrentles douleurs névralgiques, et souvent aussi m' vinmusculaires, dont les malades se plaignent le plus vivement. Dans ces cas, on constate parfois des points douloureux sur les apophyses épineuses *\<'< troisième et quatrième vertèbres dorsales (Perroud); mais le plus souvent elles ne suivent, pas

SEMÉIOLOGIE DKS IMlilSlts INDURÉES ET CAVITAIRES 333

de trajet anatomique des aerfs; elles oui leur siège dans les muscles (voir § (»7 bis.)

\u\ membres inférieurs on ;i signalé des douleurs siégeant dans les aerfs sciatiques.

b. Troubles de la sensibilité musculaire, et contractions musculaires. Mélalgie. — Sous le non i de mélalgie, beau a décrit des douleurs qui se révèlent par la pression, le long de la cuisse, surtoul au genou, et en général sur tout le trajel du membre inférieur ; ce sonl des myosalgies «lu même ordre que celles qui occupent les muselés vertébraux. et qui parfois sonl assez intenses pour condamner les malades au repos. — Il est bien difficile de les rattacher à une myélite, comme le veut Peler, ou à la tuberculose miliaire des méninges spinales (Liouville, Hayem, Magnan). Ces phéoomènes sonl en effet rarement suivis des autres accidents de rinflaniniation ou de la tuberculose de la moelle et de ses enveloppes.

Surexcitabililé des muscles. — Chez les pbthisiques arrivés à la période de débilitalion, on observe souvent une surexcitabililé prononcée di>< muscles. — Lorsqu'on percute par exemple le muscle pectoral, on observe une contraction fixe. idiopathique, qui dure quelques secondes. Ce phénomène qui a été mité par Graves, Stokes, Tait, se retrouve dans d'autres états de faiblesse. — il faut noter aussi un autre phénomène musculaire indiqué par Auerbach; sous l'influence d'une percussion même modérée, on observe non seulement une saillie locale, mais une contraction avec soulèvement lent, ondulatoire qui se propage aux deux attaches du muscle. C'esl encore là un signe commun à d'autres marasmes, comme celui qui résulte des affections gastrointestinales.

Page 1