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tuberculose : la barrière qui s'interpose, c'estl'étal exsangue, par conséquent la nutrition difficile de certains lobules pulmonaires par suite de la disparition des capillaires pulmonairesdans L'asthme, qui est toujours une maladie chronique, accompagnée d'un emphysème permanent à une certaine période de la maladie, [ci pas plus que dans l'emphysème constitutionnel, l'emphysème n'a d'origine mécanique; il est d'ordre nerveux, paralytique, c'est-à-dire le résultai de la paralysie des nerfs vagues, provoquée par les accès d'asthme; il esl pareil à l'emphysème que Longet et Cl. Bernard obtinrent à la suite de la section des nerfs vagues. Ainsi l'emphysème asthmatique ei l'emphysème constitutionnel mènenl par le même procédé, c'est-à-dire par l'oblitération des vaisseaux, à l'antagonisme qui est purement anatomique entre la tuberculose et L'asthme. De plus il ne s'agit plus d'un poumon ; mais d'un sac inerte.
c. De la tuberculose pseudo-asthmatique. — Il est à noter que chez certains tuberculeux il se produitdes accès nocturnes de dyspnée exactement commechez les asthmatiques avérés ce sont ces pseudo-asthmes qui présentent la même caractéristique que l'asthme vrai, à savoir l'oppression expiratoire, la sibilance, le tympanisme; mais en réalité ce sont des tuberculoses ; les sommets des poumons l'attestent, la fièvre, l'amaigrissement le prouvent surabondamment.
^ 11m. — De la tuberculose gauaflio-hroiicliiqut'
I. Définition. Caractères analomiques. — Sous ce nom, je désigne les intumescences formées par la transformation tuberculo-caséeuse des groupes ganglionnaires sous-bronchiques el inter-bronchiques. Tant que les ganglions isolés ne subissent qu'une hypertrophie simple ou une inflammation résultant des lésions du poumon, ils ne troublent pas le
fonctionnemenl des organes respiratoires el ne fournissent aucun signe; ils oe présentenl aucun intérêt. Nous n'avonsàenvisagerque : 1° La dégénérescence scrofulo-tuberculeuse; toutes les autres dégénérescences, les néoplasmes cancéreux, les adénites syphilitiques, les lymphomes de la leucocythémie, de l'adénie trouveront leur place ailleurs. 2° La tuberculose doit frapper en masse, c'est-à-dire un groupe de ganglions rapprochés ou agglomérés connue les ganglions bronchiques,, dont l'anatomie et la pathologie ont étési bien décrits par Gouguenheim. 3° C'est cet amas de glandes tuberculeuses, formant une intumescence, une tumeur, qui mérite seul une étude comparative avec la tuberculose pulmonaire.
Caractères anatomiques. — Les glandes atteintes par la tuberculose présentent exactement les mêmes lésions que le poumon; généralement c'est l'infiltration grise au début; les granulations miliaires, discrètes ou multiples sont plus rares; disséminés ou infiltrés dans le tissu glandulaire, les tuberculesne tardent pas, qu'ils soient accompagnés ou non d'intlammation, à subir la transformation caséeuse totale, (comparaison poétique avec du fromage de Gruyère); à une période plus avancée, les masses caséeuses se ramollissent, (aspect pittoresque du roquefort); finalement elles forment d>' véritables cavernes ganglionnaires faciles à distinguer des cavernes pulmonaires; leur cavité est remplie de matière grumeleuse, puriforme, qui peut se solidifier et subir lacrétification, de même aussi qu'elle peut, étant encore à l'étal liquide, se faire jour dans les bronches, l'œsophage ou la plèvre, en traversant la capsule fibreuse ganglionnaire qui forme la paroi de l'excavation.
II. Symptômes et diagnostic des masses ganglionnaires. — Tous les phénomènes de l'adénite ganglio-brbnchique doivent être attribués à la compression que ces intumescences pro-
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duisenl sur les organes du voisinage, et sous ce rapport ils présentent la plus parfaite analogie, quelle que soit la nature de la tumeur; qifil s'agisse «l'un cancer ou d'une gomme des masses ganglionnaires, l'effet est le même, et c'eslle seul moyen, non de distinguer ces tumeurs entre elles, mais de prendre en considération les circonstances, qu'on peut appeler adjuvantes. Pour ce qui est de la tuberculose gangiiobronchique, il faut tenir compte des engorgements ganglionnaires superficiels, ainsi que l'indique Barety dans son excellente thèse; lorsqu'il s'agit surtout d'un enfant la présence des glandes cervicales scrofulo-tuberculeuses constitue une forte présomption en faveur de la luberculisation des glandes du médiastin.
Cela posé, il s'agit de déterminer l'action des masses ganglionnaires sur les organes environnants, qui sont dans l'ordre d'importance et de fréquence : a) les poumons, la trachée et les grosses bronches ; b) les nerfs laryngés récurrents, etc.; c) les parois thoraciques; d) les veines.
III. Action sur les poumons et les bronches. Souffle. — Pratiquée sur les régions sternales et interscapulaires, l'auscultation donne les signes d'une induration ou compression pulmonaire en ce sens que les ganglions agglomérés transmettent plus facilement les bruits respiratoires trachéobronchiques qu'à l'état normal. La voix devient retentissante, et s'accompagne d'une sorte (Y écho (YVoillez); il en est de même de la toux.
Le bruit eœpiratoire passe à l'état de souffle expiraloire souvent intense, parfois même de souffle tubaire ou lubaire-caverneux. Il est perçu particulièrement au niveau de la bifurcation des bronches dans l'espace interscapulaire.
Inspiration sifflante. — L'inspiration, entendue même i distance, présente un sifflement très marqué, qui se mani-
feste surtout dans 1rs grandes inspirations ou après des efforts (Gleize el Duriau, etc.).
Inspiration avec tirage, ou retrait des creux sus-clavicu-
I, lires. Dans les cas de compression liés prononcée, cette inspiration sifflante peut s'accompagner d'une sorte d'affaissement au niveau des espaces inter-cartilagineiix supérieurs et du creux sus-sternal, sUs-clavicuIaireel épigastrique; c'est ce que Guéneau de Mussy appelle le tirage.
Murmure respiratoire diminue. — Qu'il y ait ou non des souffles ou des sifflements, dès que les bronches subissent un certain degré de rétrécissement parles tumeurs; le murmure respiratoire peul s'affaiblir ou même disparaître.
Emphysème. — C'est dans ces conditions qu'on a noté parfois un emphysème unilatéral.
Cornage trachéo -bronchique. — Sous le nom de cornage il faut comprendre deux genres de phénomènes, qui se rapprochent de l'inspiration sifflante avec tirage; l'un qui a été bien décrit par Empis, l'autre qui se rattache à la paralysie des cordes vocales, et qui sera étudié à cette occasions C'est une sorte de ronflementsec et profond, qui s'entend presque exclusivement et avec son maximum d'intensité pendant l'inspiration; l'auscultation le révèle surtout à la partie antérieure et médiane du thorax, ou en arrière entre les épaules; la voix reste intacte. » (Sée, art. Asthme du Dictionnaire de médecine.)