‹ De la phtisie bacillaire des poumonsChapitre 66 sur 108 · IV. Action paralysante sur les nerfs récurrents · texte numérisé non relu

IV. Action paralysante sur les nerfs récurrents

1 . Paralysie de ces nerfs constatée par le laryngoscope. — La compression des nerfs récurrents et leur paralysie constituent undes efïelsles plus fréquents de la tumeur ganglionnaire, ([iiclle ipie soit la cause de l'intumescence; c'est au — i un des résultats les plus remarquables, les plus constants de Faction dés anévrysmes de la crosse de l'aorte, qui embrasse dans sa courbure l'anse descendante du nerf récurrent gauche.

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Dans ions ces cas, la paralysie se traduit au miroir laryngien par l'immobilité de l'une des cordes vocales ou des deux à la lois. (>i\ voici ce qui doil mettre suc la voie de cette recherche; voici quels en sont les signes.

2. Altérations de la voix. — La voix devient rauque, voilée ou même éteinte. Duriau et Gleize en 1856, Hayem en 18G0, plus tard Guéneau et tous les observateurs attentifs ont noté cette raucité particulière de la phonation qui lient à la paralysie des muscles ar\ lénoïdiens (voir le § 09).

S. Dyspnée paralytique. — En même temps il se manifeste pendant les efforts respiratoires, des accès do dyspnée, qui peuvent devenir effrayants et voici comment : « Par suite de la paralysie des muscles, qui tiennent les lèvres de la glotte écartées pendant et pour l'introduction de l'air, la pression atmosphérique s'exerce sans contre-poids sur les cordes vocales, les refoule à l'intérieur, de sorte que chaque phase inspiratoire nécessite la contraction de tous les muscles auxiliaires, et menace d'entraîner la suffocation.

)> De plus, chaque inspiration est accompagnée d'un sifflement laryngé très prolongé, car la corde vocale paralysée tout en étant déprimée est tendue par le muscle crieo-aryténoïdien qui est innervé par le laryngé supérieur resté intact; l'expiration est facile, le muscle cesse d'être tendu. » (Sée.)

Par comparaison, celle dyspnée diffère totalement de la dyspnée par compression bronchique ; celle-ci est continue, et la respiration sifflante est permanente.

i. Cornage paralytique. — De même qu'il va une dyspnée paralytique, il existe un cornage paralytique, qui diffère du bruit de cornage bronchique, en ce que la voix est altérée profondément; de ; lus, si la compression s'exerce sur une grosse bronche, le cornage doit être accompagné d'une diminution Au murmure respiratoire; ce si^ne servira de critérium pour lui assigner le caractère trachéo-bronchique.

Lorsqu'il manque, on peut supposer une compression incomplète <lu nerf récurrent, c'est-à-dire un relâchement de la corde vocale, cequi rend l'inspiration pénible, el l'expiration facile.

b. Râles trachéaux. Lorsquele relâchemenl estcomplet, la respiration s'accompagne souvenl de râles trachéo-bronchiques. Leroy de Méricourl a perçu ces râles dans un cas intéressant. Barthezel Rilliel insistenl sur ce phénomène.

V. Action d'irritation sur les nerfs récurrents. — Toua rauque coqueluchoide. — Coqueluche. — La rancit»' de la la tous a été bien étudiée par Daga ; Verliac a noté des quintes spasmodiques qui se montrenl d'emblée el persistenl plus que dans la coqueluche. C'esl surtout Guéneau de Mussy qui a signalé les analogies de cette toux avec celle de la coqueluche; il n'est même pas improbable, d'après sa manière de voir, que la coqueluche ne dépende elle-même de l'adé nobronchite.

VI. Influence sur le nerf vague cardiaque. — La compression peut porter sur le nerf vague cardiaque de manière à l'exciter, d'où il résultera un ralentissement considérable du pouls, jusqu'à 28 pulsations par minute (Breventani, Baréty). Dans d'autres circonstances c'est une paralysation sous forme de palpitations. Il y a donc là comme pour le récurrent une action double ou en sens inverse selon le degré d'excitation ou de compression.

Les autres nerfs thoraciques sont rarement atteints; Andral cite cependant une compression des nerfs phréniqncs.

VII. Action sur les parois thoraciques. — Sons de percussion.— On a beaucoup discuté sur la présence ou l'absence de matité soit au sternum, soit entre les épaules; elle peut manquer si les ganglions sont profonds; s'ils sont rapprochés de la superficie, \\< obscurciront le son dan- une des régions indiquées, selon qu'ils siègent près du sternum ou

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durachis; les ganglions prétrachéaux el rétro-slernaux se reconnaissent plus facilement par l'obscurité du son en

avant.

Voussure. — C'est dans cette région qu'on trouve parfois de la voussure due au soulèvement des premières pièces du sternum.

VIII. Action sur les reines. — En comprimant la veine cave supérieure ou ses deux branches, les ganglions peuvent déterminer la bouffissure de la face, la cyanose du visage, des épistaxis, la dilatation des veinesdu thorax, l'hémorragie méningée. Lorsque la tumeur porte sur les rameaux pulmonaires, il peut en résulter une hémoptysie.

IX. Diagnostic des cavernes ganglionnaires. — La séméiologie est de tous points analogue à celle des cavernes pulmonaires; l'absence de bacilles dans le premier cas pourrait servir aies différencier, s'il y avait là un intérêt quelconque au point de vue du diagnostic et du pronostic.

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