‹ De la phtisie bacillaire des poumonsChapitre 67 sur 108 · PHTISIE COMMUNE AIGUË · texte numérisé non relu

PHTISIE COMMUNE AIGUË

Ce nom, qui doit s'appliquer à la phtisie commune à marche rapide, n'implique aucun des caractères de la tuberculose miliaire, qui elle aussi parcourt toutes ses phases dans un court délai; celle-ci rappelle de tous points une infection parasitaire générale, la première présente les allures d'une phtisie localisée, c'est-à-dire de la phtisie vulgaire, dont elle ne diffère que par la sub-intrance da> diverses périodes de son évolution, par sa prédominance dans le poumon, par les apparences d'une pneumonie inflammatoire sans défervescence.

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Caractères cliniques. — Cette tuberculose à forme pneumonique débute par la ûèvre, la toux, la dyspnée, c'est-à-dire par une bronchite simple ou grippale, ou une bronchopneumonie qui ue tarde pas à prendre le caractère de l'ulcère tuberculeux.

Début. — Au milieu de la sauté la plus parfaite, un indi- \ idii est pcis d'un frisson initial, bientôt suivi d'une toux fréquente, quinteuse, fatigante el sèche, exactemenl comme le phtisique au début.

Dyspnée. — Eu même temps la respiration devient pénible; souvent il se manifeste une dyspnée considérable, persistante aggravée parfois par de véritables accès de suffocation.

Fièvre. — La lièvre, assez modérée d'abord, el presque toujours accompagnée de sueurs nocturnes, ue présente pas de courbes thermométriques bien caractéristiques; on y voit • 1. - oscillations irrégulières et de temps à autre, un écart, une ascension (Lépine) dont il est souvent difficile de deviner l'origine.

Percussion. — Les signes physiques indiquent une condensation du tissu pulmonaire. Le son de percussion présente au niveau des masses tuberculeuses, le caractère tympanique, et souvent même absolument mat, lorsque l'engorgement tuberculeux est assez superficiel, et assez épais pour refouler le poumon au loin. Or sous ce rapport de même aussi qu'au point de vue de la localisation, il n'y a aucune règle fixe.

Tandis que Traube place les lésions et par conséquent le son obscur, au sommet antérieur d'un seul poumon, Hérard et Cornil, ainsi que Lépine croyant que la lésion marche de bas en haut, cherchent les changements du son d'abord à la partie inférieure du poumon.

Auscultation. — Des râles sous-crépitants plus ou moins lins et secs, fixés à la même place, remplacés au bout de huit

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à quinze joins par du souffle bronchique, voilà les signes du groupe tuberculo-caséeux, qu'on trouve généralement ou final eme ni au sommet du poumon.

Des râles sous-crépi tants, concentrés surtout dans leslobes supérieurs, puis «les râles cavernuleux; le souffle amphorique; plus lard la même série se poursuit, dans les régions inférieures el prédomine là au point de l'aire oublier les râles cavernuleux des lobes supérieurs.

Signes (latéraux. -- L'inappétence, la sécheresse de la langue, la tension du ventre, parfois la diarrhée complètent cet effrayant syndrome de l'amphorisme, et contribuent avec l'uôure rapide el fébrile des tissus à précipiter la terminaison funeste.

Diagnostic. — Le diagnostic n'a rien de spécial; réunissez la série des phénomènes de la période d'induration et d'ulcération de la phtisie chronique, et vous aurez établi les bases du diagnostic de cette foudroyante destruction ulcérative des poumons; rien ne saurait obscurcir à cet égard l'opinion du médecin.

Marche de la maladie. — Après quinze à vingt jouis les malades ont déjà maigri, après avoir perdu l'appétit, et parfois subi l'influence de la diarrhée; la plupart meurent par consomption rapide; c'est chez eux qu'on trouve immédiatement le bacille, témoins les deux observations citées au § 7±

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