III. — Propriétés générales des climats maritimes
a. L'air de lu mer présente, malgré l'humidité qui existe toujours , nue certaine uniformité de température entre l'hiver et l'été, et même entre le jour et la nuil ; si dans la journée il ya des abaissements subits de température, laraison en esl souvent dans les dispositions locales, et <»u tes retrouve moins à Menton que sur le reste de la Etiviêra.
LA PHTISIE BACILLAIRE
b. La pression atmosphérique esl très élevée,, les oscilla.tions sonl considérables el assez régulières.
c L'air esl généralemenl et jusqu'à un certain point agité par des vents d'origine locale, qui s'élèvenl jour el nuit par suit- de l'échauffemenl ou du rafraîchissement inégal de la mer et du continent. En outre il s'élève souvenl des vents d'origine étrangère.
il. La Lumière esl vive, parfois ternie par les vapeurs d< l'atmosphère. Or la lumière, d'après les recherches de Downes el de Blunl esl l'ennemi des bactéries el des spores, si bien qu'elle empêche leur développement.
e. S mis l'influence de la lumière solaire, de l'évaporation et des mouvements de l'air, Vozone esl toujours en quantité très prononcée, ce qui explique peut-être l'impression vivifiante de l'air maritime sur l'état général.
/'. L'air est exempl de poussières soit minérales, soil organiques (j'excepte l'air de la malaria); bien que sous l'influence du vent un grand nombre de localités contiennent des substances salines, du brome et de l'iode, on sail que ees matières saline- el bromoïedurées ne s'éloignent pas de plus de -in» ;'i ;!iih mètres du bord de la mer.
IV. Effets physiologiques. — Beneke, qui a étudié les elïels physiologiques de l'air marin àNordseebad, a remarqué que h' corps se refroidit plus facilement que dans l'intérieur des verres, et surtout que dans la montagne, ce qui oblige, toute température égale, à se couvrir davantage. 11 a noté en outre uni' activité <l<;< oxydations, se traduisant par un excès de production de l'urée .ei de l'acide sulfurique; diminution des acide- phosphorique el urique, augmentation du poids corporel. Aces effets il faut ajoute]' un léger ralentissemenl de la respiration et du pouls, comparativement à ce qui se passe, dan- les contrées situées au-dessus de 100 à 300 tii«''ircs;cctle circonstance paraît tenir à l'excès de pression el
THÉRAPEUTIQUE CLIMATÊR1QI l 109
d'humidité. <>u peut, en un mot, considérer ce climat comme calmant el en même temps com fortifiant.
V. Effets thérapeutiques. — ■ L'habitation maritime, abstraction faite du bain de mer, constitue un précieux moyen <!•■ préservation de la scrofule, et même de la phtisie, qui en - luvenl la suite.
Au point de vue thérapeutique nous trouvons 63 cas de phtisie étudiés par Weber, et 159 par Williams père el fils.
Sur 63 cas, l>t"i étaient à la période latente
15 à la deuxième période.
12 h la troisième période.
22 améliorations.
! I aggravations.
3 indéterminés.
6 améliorations.
: avalions.
3 >ans changements.
3 indéterminés.
•1 améliorations, cravations.
•1 sans changement.
- de William.
Au total
47 p. 100 améliorations
11 — -ans changement.