‹ De la phtisie bacillaire des poumonsChapitre 8 sur 108 · BIOLOGIE DES MICRO-ORGANISMES EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

BIOLOGIE DES MICRO-ORGANISMES EN GÉNÉRAL

caractérisent : Ainsi 1rs bacilles se fragmentent sous l'influence de certaines conditions vitales; on voil alors la moitié supérieure du bacille à l'état normal, tandis que la moitié inférieure se décompose en articles très courts, munis d'une membrane résistante; cette particularité ne doit pas échapper à l'observateur, qui recherche le bacille.

Ce processus a lieu encore lorsque le bacille se trouve en contact avec certaines substances irritantes, ou qui sont incompatibles avec les conditions d'existence du parasite; comme par exemple la teinture tViode. Lorsque ces cellules se retrouvent ensuite dans un liquide nutritif normal, elles prennent à nouveau et rapidement la forme spécifique, d'où elles proviennent; quand au contraire les conditions défavorables persistent, toute la colonie finit par se transformer en cellules analogues aux micrococci, qui finalement peuvent perdre toute faculté de développement.

§ T. — Reproduction, multiplication par division ou par spores

I. Division. Fissiparité. — Tous les parasites, surtout les bactéries et les bacilles, se reproduisent et se multiplient par deux procédés, généralement par division, plus rarement par le développement de corpuscules appelés spores.

La division ou la fragmentation a lieu de telle façon que la cellule se resserre au point de division, et ce rétrécissement augmente, en même temps que la cellule augmente de volume, jusqu'à ce qu'elle se sépare en deux parties, qui atteignent rapidement la dimension primitive de la cellulemère.

Le nombre de ces cellules peut aller à l'infini, et certains parasites se développent par fissiparité d'une manière prodigieuse; placez de la viande fraîche dans l'eau distillée en

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contact avec l'air; vous verrez eo quelques heures les microccoques el les bactéries qui arrivent par l'atmosphère se

multiplier au poinl de troubler l'eau, et ce trouble ne provient nullement des substances qui dérivent de la chair musculaire pour se déposer dans les solutions diluées; ce sont, des colonies de parasites qui arrivent du dehors et saturent pour ainsi dire le liquide.

II. Modificateurs du pouvoir reproducteur. — Ce pouvoir de multiplication augmente ou diminue dans et par certaines conditions, qui sont les mêmes que celles qui président à la nutrition des parasites; ainsi ils pullulent infiniment moins sous l'influence de la lumière, par l'action de l'oxygène pur et libre, par des températures très élevées, ou bien dans certains liquides chimiques comme les désinfectants, qui à l'état de concentration annihilent la vitalité' des micro-organismes; i\L^ que ces actions chimiques ou physiques viennent à cesser, la multiplication recommence, et s'accompagne constamment d'une usure des matières organiques ainsi «pie des substances salines qui sont contenues dans les liquides nourriciers.

III. Des spores. — Les parasites possèdent encore un autre moyen bien plus puissant de reproduction, c'est par des corpuscules qui naissent par voie endogène dans les cellules, ce sont les spores durables, qui s'observent surtout dans la régénération des bactéries et des bacilles. — Ces spores, qui se reconnaissent par leur pouvoir réfringent, et par leur double contour absolument caractéristique, sont arrondies ou légèrement ovales, généralement plus petites que les cellules où elles se produisent, plus résistantes aux agents destructeurs des cellules, plus rebelles à la température qui peut monter impunément à 110° ou descendre à — 110°, plus réfractaires à la coction, qui doit être prolongée. A une température déterminée, dans les endroits humides, dans les liquides nourri-

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