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IV. Iode appliqué. Badiqeonnages avec la teinture d'iode

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— Comme résolutif la teinture d'iode est fréquemment employée à l'eitérieur avec une ténacité telle que la peau devient éraillée, fendillée, douloureuse et que le derme HlUqiit'iix se dénudé. On prétend ainsi favoriser la résorption des exsudats sous-cutanés et même des tumeurs. Ce sciait un résorbant ! par quel procédé? est-ce par dérivation, révulsion, suractivité des vaisseaux? mais ce sont là des mots! 11 n'y a que deux manières de l'expliquer.

Mode d'action delà teinture d'iode. — 1° L'iode est très préjudiciable aux cellules vivantes; si la teinture pénètre jusqu'au néoplasme, celui-ci peut, par l'action de ce poison protoplasmatique, s'arrêter dans l'énergie de son accroissement et être amené à disparaître ; l'iode aurait ainsi favorisé la résorption de la tumeur. Or cette explication présuppose l'absorption de l'iode par la peau, sa pénétration au loin, et son apparition dans l'urine. En est-il ainsi? sans doute l'iode est évaporé et absorbé même par tous les assistants et la preuve, c'est qu'il passe dans les urines (d'après Demarquay ). En outre il pénètre par les téguments, d'après Rôhrig, qui a trempé pendant quinze minutes son doigt dans le goulot d'un flacon iodique hermétiquement adapté au volume du doigt. En pareil cas l'iode n'apparaît pas dans l'urine, d'après Fleischer, ce qui jette du doute sur l'expérience de Rôhrig.

2° L'iode détermine une sorte d'érysipèle, dont la diminution coïncide avec la fonte des tissus environnants. Schede badigeonne la peau d'un lapin avec la teinture d'iode ; il en résulte une extravasation de cellules lymphatiques dans le tissu sous-cutané, puis dans le derme, dans le tissu inter-musculaireet même le périoste. Au bout d'une semaine, après la diapédèse, il survint un état régressif, une dégénérescence graisseuse, qui atteint les tissus voisins. L'épiderme est compromis, le derme est tuméfié par ces globules blancs et les vaisseaux dilatés, c'est un vrai érysipèle factice.

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Cette explication est bien quintescenciée, et le fait lui— même de la fonte d'un néoplasme sous l'influence du badigeonnage iodique est plus que douteux. Si ces applications ont le moindre effet, c'est qu'elles agissent comme un léger sinapisme, suivi de l'absorption par la respiration de quelques particules d'iode.

Diverses applications de l'iode sur la peau. — Avant les applications de teinture d'iode, on avait imaginé de faire pénétrer l'iode par la peau, sous la forme de pommades, de bains, de coton iodé, sans oublier les sachets et même les gilets iodés.

Pommade iodurée. — L'absorption n'a lieu, que si l'épiderme a été détruit par les frictions; autrement les sécrétions cutanées peuvent arrivera faire reparaître l'iode libre dans la pommade, sans que les urines en contiennent de traces (Braune).

Coton iode — Il est clair que le coton iodé n'agit que par l'évaporation de l'iode, et son absorption parles voies respiratoires.

Bains iodurés artificiellement — En est-il de même dans les bains iodurés, ou bien l'absorption a-t-elle lieu par la peau. Ces bains quise composent de teinture d'iode et d'iodure de potassium, ne donnent pas de signe d'absorption si les ouvertures naturelles de l'expérimentateur sont fermées et s'il puise l'air dans un ballon de caoutchouc (Rôhrig et Fleischer).

Les compresses trempées dans une solution d'iodure à '2,') p. 100 et appliquées pendant quinze minutes paraissent laisser la peau s'imprégner d'iode, qui se retrouve dans les urines (Bachrach).

Bains iodés naturels. — Un grand nombre d'eaux salines, ainsi que les bains de mer contiennent des traces d'iode ou de brome. Salins? Salies, Bourbonne, Challes, Moulier,

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