XL II ARSENIC
L'arsenic jouit de propriétés analogues à celles de l'iode sous certains rapports, différentes à d'autres points de vue. — Nous retrouvons ici :
1° Les propriétés, sinon antiparasitaires, du moins antifermentatives.
2° L'action de ce médicament comme un moyen avéré d'épargne el surtout comme un puissant modificateur des parenchymes.
3° La fonction respiratoire, ou antidyspnéique, qui est drs plus évidentes.
4e L'arsenic exerce sur la pression du sang dans les vaisseaux une diminution marquée, et cette modification profonde de la circulation nous servira à l'interprétation de plusieurs phénomènes, qui étaient restés obscurs, malgré leur importance.
5° C'esl peut-être ainsi qu'on peut s'expliquer les effets favorables de l'arsenic sur le système nerveux.
L'arsenic diffère de l'iode d'une manière absolue, parce qu'il n'amène aucun changement appréciable dans les sécré-
LA PHTISIE BACILLAIRE
lions des membranes muqueuses au moment de son élimination. — Il en diffère surtout en portant aux organes digestifs une grave atteinte, soit par son action directe sur la muqueuse stomacale, soit par suite de son élimination par l'estomac, après avoir été absorbé.
'. 142. — lli«i)i|)(ioii. Elimination
I. Préparations usitées. — Les préparations les plus usitées sont l'acide arsénique, l'arsénite de potasse, l'arsénite de soude, l'acide arsénique, et l'arséniate de soude.
a. Acide arsénieux. — La dose thérapeutique de cet acide ne doit pas dépasser 0,005; graduellement et par exception elle peut être portée à 0,01. — Les doses pins élevées qui ont été utilisées pour la toxicologie expérimentale, ne trouvent pas d'application à la clinique, si ce n'est pour expliquer le mécanisme de actions médicamenteuses.
On a employé l'acide arsénieux en granules d'un milligramme qui ont le grave inconvénient de s'accumuler dans l'intestin, ou bien, si elles sont durcies, de passer dans les matières évacuées, 11 est préférable de se servir de l'acide arsénieux en solution, bien qu'il ne se dissolve qu'à chaud, dans une grande proportion d'eau; la formule de 1 gramme, sur 1000 grammes d'eau alcoolisée est la plus usitée; 1 gramme de solution représente un milligramme d'acide arsénieux.
b. Arsénite de potasse (Liqueur de Fowler). — C'est la préparation la plus sûre et la plus facile à manier; elle contient I gramme d'acide arsénieux, 1 gramme de carbonate de potasse pour 100 grammes d'eau distillée, à laquelle on ajoutes grammes d'alcoolat de mélisse; un demi-gramme (ou 10 gouttes) équivalent à un demi-centigramme d'acide arsénieux; il est rare qu'on puisse dépasser impunément la dose de 45 gouttes. En injection sous-cutanée, Kôbner
s'esl servi de la liqueur de Fowler fraîchemenl préparée sans dcool, délayée daus la proportion d'une goutte de liqueur sur deux parties d'eau ; il injectait ^ à (i gouttes.
c. Arséniate de soude (Liqueur de Pearson, formule française). — Arséniate de soude cristallisé: 1 centigramme dissous dans dix parties d'eau < 10 à 20 gouttes par jour».
d. Arsenic et sulfure d'arsenic. Arsénicophages. — Les loses indiquées ci-dessus semblent être l'extrême limite de la thérapeutique; toutefois on parle d'accoutumances à des loses beaucoup plus élevées. 11 existe en Styrie et dans la Basse-Autriche >\r< arsénicophages, qui pour soutenir leurs forces, faciliter la respiration, et développer l'action musculaire, surtout lors de l'ascension des montagnes; des femmes et des jeunes filles, qui pour animer le teint et se donner des apparences d'une belle santé, prennent, dit-on, jusqu'à -1 et .3 centigrammes, c'est-à-dire une dose dépassant de beaucoup la dose toxique et mortelle. On dit qu'ils arrivent graduellement et par l'accoutumance à ces chiffres fantastiques; mais qui est-ce qui a vérifié cette formidable posologie? quelle est la substance employée? est-ce l'arsenic métallique, qu'on sait être bien moins dangereux que l'acide arsénieux? <sl-ce le sulfure d'arsenic, qu'Huseinan considère presque comme inoffensif. Sait-on d'ailleurs combien de {ini-on est résorbé, combien il en passe non absorbé par les matières fécales? Ces divers problèmes ont fini par jeter le doute sur cette arsénio-manie légendaire; en tous les cas elle ne peut rien nous apprendre scientifiquement sur l'action '!>• l'arsenic, en tant que moyen d'oxydation, ou respiratoire, ou sanguin.
II. I)n degré de toxicité des divers composes arsenicau de leur action sur V estomac. • — il faut distinguer l'action scarrifiante de i';icide arsénieux qui reste à l'état insoluble dans l'estomac, et l'affection stomacale, qui résulte de l'action
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du sang imprégné de poison. Les composés arsenicaux résorbés par le sang agissenl vraisemblablement selon un type identique, et pour résoudre la question <lc la toxicité de chaque combinaison, il faudra surtout savoir jusqu'à quel degré s'est faite la résorption.
Acide arsénique. — Wôhler et Frerichs conclurent <lc leurs expériences, que l'acide arsénique est moins toxique que l'acide arsénieux, en ce sens que si le premier ne se modifie pas il n'est môme pas dangereux, et n'agit que dans la partie inférieure du tube digestif, après s'être transformé en acide arsénieux. Scbroff au contraire attribue la même puissance nocive aux deux acides, dont le plus oxydé produit néanmoins une inflammation moindre que l'acide arsénieux. Sawitch simplifie le problème, en disant que les quantités d'acide arsénieux et d'arsénite de soude qui peuvent être données sans inconvénient grave, sont proportionnées à leur contenu réciproque en arsenic. — La même remarque s'applique à l'arsénite de potasse; Binz accuse principalement l'acide arsénique, parce que c'est lui qui abandonne le plus d'oxygène, qui est la cause principale de l'action délétère.
Varsenic métallique n'est pas arsénieux, excepté s'il contient de l'acide arsénieux, ou bien s'il se transforme en acide arsénieux dans l'intestin (Schroff), et c'est pourquoi la magnésie constitue aussi bien l'antidote que s'il s'agit de l'acide arsénieux. Est-ce là le motif pour lequel les arsénicophage s rapportent l'arsenic?
Les sulfures (réalgar, sulfure doré) restant intacts dans l'intestin ne sont pas toxiques, à moins qu'ils ne soient mêlés avec de l'acide arsénieux.
C'est en somme l'acide arsénieux qui paraît être le véritable poison (contre Binz); toutefois il est loin d'agir aussi dangereusement sur les herbivores (les chevaux, les vaches, les moutons) que sur l'homme.
111. Absorption et diffusion. — Après une action locale très tardive, faible, sur les organes digestifs, l'acide arsénieus pénètre dans le sang, agit par son intermédiaire sur les organes éloignés, et modifie profondément leurs oxydations. Cette diffusion est telle, que, d'après les expériences modernes, on peut, on doit considérer certaines actions, dites locales, comme des effets en retour provenant du sang arséoiqué; c'esl ce qui a lieu souvent pour l'estomac. La résorption de l'arsenic est en effet tellement rapide, que même dans les empoisonnements aigus, on n'observe souvent que des phénomènes généraux. 11 résulte de là que l'arsenic doit être considéré comme un ennemi de tous les tissus vivants, sur lesquels il agit d'une manière des plus délétères, quelle qu'ait été la voie d'absorption.
Absorption gastro-intestinale. — C'est par la viestoinacale que le poison est introduit et absorbé le plus habituellement soit comme médicament, soit comme toxique.
Eaux minérales arsenicales. — C'est à l'arsenic qu'il faut rapporter l'action de certaines eaux minérales, dont la composition était restée longtemps inconnue ou douteuse; nous avons en France un bon nombre de sources qui contiennent des traces d'arsenic ; il ne pourait être question que de celles qui renferment de l'arsenic en quantité appréciable, comme la Bourboule, en même temps chlorurée iodique, le Mont- Dore très faiblement minéralisé, Royat, qui possède une source ferro-arsénicale, et une autre alcaline à la façon d'Erns.
Injections sons-cutanées de liqueur de Fowler. — Dans ces derniers temps on a employé l'arsénite de soude sous forme •l'injections sous-cutanées (Kôbner) ; quel avantage a-t-on trouvé à ce procédé?
Inhalations et cigarettes arsenicales. — Quel danger n'y a-t-il pas à prescrire des cigarettes arsenicales, qui avaient
SÉE, Phtisie. i. — 30
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été formulées autrefois par Trousseau; elles sont tombées dans un juste oubli.
§ 142 Lis. — Propriétés conservatrices de l'arsenic
I. Propriétés antiseptiques. — On avait remarqué que l'acide arsénieux conserve des cadavres et enraye jusqu'à un cerlain point la fermentation due à des ferments organisés ; Sawitch
et .lohansohn ont prouvé qu'elle peut même s'arrêter dans les deux premiers jours, niais que les jours suivants elle reprend son cours, si bien que quand par exemple on opère sur la fermentation sucrée, la différence entre les liquides sucrés arséniqués et ceux qui sont purs disparaît vers le quatrième .Jour. D'une autre part, la levure laissée longtemps en contai l avec l'acide arsénieux perd son pouvoir fermentifère surtout à partir du moment où commence la putréfaction sous l'influence des bactéries qui s'y développent. L'arsenir est donc doué de propriétés défermentatives et désinfectantes. Est-ce de cette façon que l'arsenic agit sur le parasite des fièvres paludéennes? sur le ferment supposé du diabète? Questions à résoudre.
II. Propriétés préservatrices contre les bacilles. — Dans une série de mémoires, Bucbner vient d'instituer une nouvelle théorie pour obtenir l'immunité contre les maladies infectieuses, particulièrement l'infection tuberculo-bacillaire; son moyen c'est l'arsenic, qui est destiné non à détruire le parasite, mais à rendre l'organisme invulnérable, en y provoquant une réaction inflammatoire salutaire, de manière à constituer un mauvais milieu de culture pour les bacilles. Le point important est par conséquent de bien choisir l'organe; l'arsenic, le phosphore et l'antimoine sont à même de produire à dose minime une inflammation générale des tissus qui paralyse, partout où le parasite agit, son action délétère.
L'arsenic seul a déjà l'ait ses preuves, dit-il, contre la malaria , contre la scrofule adénoïde. Les arséniqués, qui deviennent bientôt esclaves «lu poison, comme les arsénicophages de la Styrie, préservent, d'après L'auteur, leurs organes de l'action des parasites. Ainsi il s'établit une lutte entre les cellules des tissus, d'une part, et les bacilles d'autre part. Or comme les parasites présentent une résistance insurmontableaux agents chimiques, on ne saurait songer à trouver un parasiticide assez puissant pour annihiler l'effet du parasite, sans compromettre l'organe infecté. Si au contraire on inlluence l'organe (supposons le poumon) de façon à ce qu'il résiste aux atteintes du poison, on aura à la fois une action prophylactique et curative du tubercule, à la condition toutefois d'instituer le traitement pendant assez longtemps pour mettre l'organe à l'abri de toute attaque nocive du parasite.
Observations de Buchner. — Plein d'enthousiasme pour sa théorie Buchner administra 2 centimètres cubes (un milligramme d'acide arsénieux) d'une solution au 2000 à su; malades et arriva à ce résultat, à savoir que l'arsenic agit sûrement contre la fièvre hectique, contre la diffusion du poison dans l'économie, finalement contre le processus destructif lui même du poumon déjà frappé de parasitisme. La panacée de la phtisie semble trouvée.
Observations de Kempner. — Dans douze cas observés dan- l'un i\>'< hôpitaux de Berlin, Kempner semble appuyer les faits annoncés par Buchner, mais avec de graves restrictions. (a) L' état générai, dit-il, s'améliore au point de vue du bienêtre; tandis qu'il n'y a aucun amendement de la fièvre, et que l'arsenic ne saurait être considéré comme un antipyrétique à la façon de la kairine. (b) Les sueurs diminuent généralement, mais beaucoup moins bien et moins vite que par l'atropine, (c) L'appétit, reparaît constamment ou se maintient de telle façon que l'alimentation étant possible et même fa-
I6S LA PHTISIE BACILLAIRE
cile, les malades augmentent de poids, c'est ce qui est arrivé dix ibis sur douze cas; en un mot c'est le meilleur des corroborants dans la phtisie; le plus sûr des agents hygiéniques, qui ne sont abordables qu'au petit nombre.
Observations et objections de Stintzing. — Les recherches de Stintzing à la la clinique de Ziemseh changèrent singulièrement le tondes premières prédictions; sur seize malades qui prenaient de 2 à 10 milligrammes d'acide arsénieux en solution et dont deux succombèrent, on nota: a) la température, elle baissa temporairement dans trois cas, resta neuf fois la même, augmenta dans un cas et laissa les trois autres malades dans l'état apyrétique antérieur ; b) le pouls et la respiratoin, qui s'élevèrent le plus ordinairement, ne s'abaissèrent que deux fois sur seize cas; c) le poids corporel observé dans treize cas, devint moindre dans six cas sur treize; d) la capacité vitale observée douze fois, monta quatre fois, s'amoindrit sept l'ois et resta une fois stationnaire ; e) les signes physiques indiqués quatorze fois s'accusèrent davantage dix fois, restèrent stationnaires quatre fois; dans aucun «as le processus morbide local ne fut enrayé.
Ainsi les effets de l'arsenic dans la phtisie purent être considérés comme nuls et, dans les quelques cas favorables, comme une suite de la marche naturelle de la maladie.
Je ferai une importante restriction sur l'action sous-oxydante, c'est-à-dire sur l'action d'épargne de ce médicament, qui constitue un des plus précieux toniques indirects, un des meilleurs trophiques, particulièrement dans la phtisie «•bionique.
Observations de Thilenius. — Ce médecin qui soigne les phtisiques à Soden,se sert depuis vingt ans de l'arsénite de soude à la dose de 2 à 3 milligrammes par jour et n'a jamais vu qu'une amélioration de l'état général, avec diminution souvent surprenante de la dyspnée et disparition des malaises
a iï si; nu: 169
aerveux, mais sans influence sur le processus phtisique, ni sur les bacilles.
Observations diverses. — L'arsenic, dit Leyden, ne possède aucune propriété antibacillaire el jouit tout au plus d'actions favorables sur la nutrition; Buchner lui-même ne conseille pas l'arsenic à titre d'antiseptique, mais comme moyen de fortifier les tissus vivants, de manière à retirer aux bacilles un sol nutritif.
\$ 143. — Action sons-oxydante
Avant d'étudier l'action sous-oxydante ou d'épargne des {(réparations arsenicales, il s'agit de savoir dans quel état et sous quelle forme l'arsenic se trouve dans le sang.
I. Étal des acides arséniques dans le sang; rapports avec les parenchymes. — Par analogie avec un certain nombre de poisons métalliques, on a supposé que l'arsenic une fois arrivé dans le sang, contracte des combinaisons chimiques avec les substances organiques soit du sang, soit des tissus ambiants, particulièrement avec les corps albuminoïdes; c'est cet albuminate transformé qui déterminerait l'action destructive de l'arsenic. Mais jamais, comme le prouvent les recherches de Kendall et Edwards, d'Hérapath, on n'est parvenu à modifier les albuminates par l'acide arsénieux; il est sans aucune influence sur la décomposition de ces substances, pas même dans l'estomac où, malgré un contact direct, il ne change ni les albumines, ni les peptones, ni la réaction acide de la muqueuse gastrique (Schàfïer et Bôhm).
En présence de cette difficulté, non résolue, on devait se demander si l'arsenic agit sur les éléments gazeux du sang et si à son tour il est influencé par ces gaz. Dans une série de mémoires, Binz et Schultz ont cherché à démontrer cette singulière théorie, que l'arsenic n'agit pas comme tel, sur
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les éléments corporels, et que l'atome arsenic, contrairement à l'atome plomb ou phosphore ne devient toxique qu'en tourmentant sans cesse le sang et les parenchymes pour en retirer l'oxygène ou pour le restituer au sang. L'acide arsénieux, au contact des cellules vivantes s'oxyde, disent-ils, et se transforme en acide arsénique et celui-ci à son tour, se réduit en acide arsénieux; quand les processus chimiques se répètent sans cesse dans les cellules, l'oxygène constamment à l'état naissant finit par brûler graduellement et détruire les éléments corporels. Ce sont les parenchymes qui possèdent le pouvoir nutritif et dénutritif le plus considérable, qui sont frappés le plus violemment. Dans le sang, dit Schultz, il n'y a qu'un seul mouvement de l'O, al tendu que l'acide arsénieux ne subit qu'une réduction, tandis que le contact de cet acide avec les protoplasma vivants provoque un mouvement double en sens inverse.
Dogiel considère toutes ces mutations des deux acides, l'un dans l'autre, comme illusoires. Harnack présume avec raison que l'arsenic combiné avec d'autres éléments agit comme arsenic, à l'imitation de tous les métaux lourds, sur les tissus corporels, et que tous les composés arsenicaux actifs prennent une même forme dans le corps. A première vue c'est l'acide arsénieux qui semble devoir s'unir le plus facilement avec l'albumine, tandis qu'autrefois c'est l'acide arsénique qui était considéré comme le plus toxique. Mais on ne sait pas encore quelles sont les affinités de l'acide arsénieux, pour tel élément corporel; on sait seulement que l'acide arsénieux laisse le sang et les autres liquides en apparence inaltérés ; il ne produit pas sur les régions atteintes le moindre trouble fonctionnel immédiat ; même lorsqu'il est introduit sous forme liquide dans les intestins, les effets toxiques se produisent bien plus tard que par d'autres poisons analogues, tels que le sublimé. On est donc porté à conclure que les
kRSl NIC 171
acides de l'arsenic n'agissenl pas en tanl qu'arsenic, el qu'inoffensifs par eux-mêmes comme L'acide phosphorique, ils ae deviennent nuisibles que dans l'organisme enconl tanl là des formes ou des propriétés nouvelles et toxiques dont la nature est indéterminée.
|j lli. — Arsenic, inéclieamcnt <l épargne
Nous savons que l'action locale sur l'estomac est presque toujours l'effet en retour du sang intoxiqué, il s'agil de déterminer L'action chimique de ce sang sur les organes et parenchymes.
Modes d'appréciation de V oxydation. — On juge générar Lementles oxydations par la quantité «le leurs produits c'està-dire: 1° par l'urée, produit de décomposition des albuminates, 2° par l'acide carbonique qui provient de tous les éléments anatomiques dont la respiration est active comme les muscles. — 3° Dans ces derniers temps Nenki a imaginé de juger les combustions par la quantité de phénol, que produit le benzol introduit dans l'organisme.
a. Diminution de Vurée. — 11 y a vingt ans Sabelin avait cru démontrer que L'arsenic est un moyen d'oxydation, et que l'urée est éliminée en plus grande quantité qu'à l'état normal. Mais en 1868, lorsque C. Schmidl et Sturzwage annoncèrent que chez léchai il y avait diminution de l'urée (et en même temps d'acide carbonique), j'instituais pour vérifier issertions contradictoires, avec un de mes élèves, Lolliot, une série d'expériences, qui me donnèrent les résultai plus nets sur les chiens et sur l'homme, dénotant bien un arrêt relatif des combustions. Gubler, qui n'avait jamais fait une expérience, me reprocha la variation de mon opinion; — or il s'est trouvé que- depuis quinze ans il n'y eut plus une seule note discordante; on s'accorda même pour me prendre mon
travail et jusqu'au nom de médicament d'épargne, qui plaisait par sa justesse et sa nouveauté. — Nothnagel seul me t'ait une objection; il prétend que les animaux vomissent sous rinfluence du poison, et sont ainsi réduits à l'inanition, par conséquent à une production moindre d'urée? mais quand ils ne vomissent pas, que devient l'objection ? On a encore reproché à Lolliot de n'avoir pas établi le bilan exact de nutrition, c'est-à-dire mesuré la quantité journalière d'azote administré aux animaux; or la dose de nourriture fut rigoureusement la môme pendant cinq à huit jours avant l'expérience. Jusqu'ici il ne s'agit que de considérations théoriques. Voici maintenant des expériences, qui semblent compromettre nos résultats.
De Bôk expérimentant sur un animal inanitié, et bien équilibré au point de vue des recettes et pertes d'azote, vint à nier toute influence de l'arsenic sur la décomposition des albuminates, et par conséquent sur l'élimination de l'urée. Or, d'après l'auteur, il s'agissait de doses inoffensives ; on peut même dire qu'elles étaient nulles.
Dans un sens diamétralement opposé à la faculté économisante de l'arsenic, Gaethgens et Kossel arrivèrent à établir, ce que Sabelin avait indiqué il y a vingt ans, que l'arséniate de soude produit une destruction excessive des albuminates ; à quelle dose ? 1 centigramme par kilogramme de poids corporel, ce qui ferait GO centigrammes pour l'homme. Ce n'est pas là une expérience de thérapeutique; c'est la criminalité; la question est donc jugée.
b. Diminution d'acide carbonique. L'acide carbonique exhalé est également en moindre quantité, comme le prouvent les expériences de Schmidt et Sturzwage sur les volatiles. De Meyer et Williams ont constaté que chez les animaux supérieurs, l'abaissement du chiffre d'acide carbonique qui se trouve dans le sang, et dans l'air expiré,
esl constant el considérable; voici L'explication probable.
Par suite de l'action de l'arsenic sur les parenchymes, et de l'arrêl «les oxydations, les produits acides de nutrition, qui s»1 brûlent à l'état normal, restent intacts dans l'empoisonnement. Le sang est privé ainsi d'une partie de ses alcalin-, el par suite, d'une certaine quantité d'aride carbonique qui <isi combiné avec les alcalins sous forme de carbonate. Ainsi la première cause est l'altération des parenchymes, La deuxième, le trouble du mouvement de dénutrition, n'en esl que la suite, il empêche peut-être aussi la formation d'acide carbonique.
c. Procédé nouveau pour mesurer les oxydations par le benzol. — Nenki et Ziegler ont découvert un procédé ingénieux pour mesurer les oxydations. Le benzol est oxydé dans l'organisme en phénol, pyro-catéchine et hydrochinonc. Au dehors de l'organisme ces opérations n'ont lieu que par l'oxygène atomistique. La détermination des produits de l'oxydation du benzol dans l'organisme, serait donc la mesure de la quantité d'oxygène formé dans les tissus; comme cette quantité est parallèle à l'intensité de l'oxydation corporelle, mesure les produits d'oxydation du benzol c'est ainsi apprécier les processus d'oxydations dans le corps organisé. C'est sur tout le phénol dont le chiffre a servi à résoudre le problème. Expériences sur le benzol. — En injectant à un lapin un gramme de benzol pur, on obtient une quantité proportionnelle de phénol; — si on empoisonne l'animal à l'aide du phosphore, le phénol disparait ; il en est de même par le cuivre. Par l'arsenic au contraire, le phénol éliminé reste au chiffre normal, ce qui semble en contradiction avec toutes les données précédentes. Mais Nenki .fait observer que la gastro-entérite arsenicale détermine des fermentations intestinales, qui augmentent la production du phénol. Mesure des oxydations par l'acide lactique. — D'autre pari
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Meyeret Seitelberg (Arch. depath.evpér., 188;», t. XVII) ont remarqué que sous l'influence de l'arsenic il se forme dans le sang de l'acide lactique, qui ne peut être que le résultat d'un défaut d'oxydation.
d. Température. — Comme conséquence de l'arrêt de décomposition des albuminates, on a noté constamment la diminution de la température générale du corps. — En présence de ce fait il n'y a plus à discuter la question de l'action excitante ou hyposthénisante de l'arsenic. Si Trousseau et Graves ont voté pour l'excitation, c'est qu'au lieu de juger à l'aide de la thermométrie, ils se fondaient uniquement sur les apparences de la circulation; c'est-à-dire sur la coloration du visage sous l'influence de l'action vaso-motrice. (Voir l'article suivant.)
e. Globules rouges. — Ces globules sont diminués dans l'empoisonnement arsenical, d'après Delpeuch qui démontre en même temps, que le pouvoir d'absorption du sang pour l'oxygène diminue, tandis que les leucocytes sont à peine augmentés. C'est une preuve de plus de l'action sous-oxydante du sang arséniqué.
§ 145. — Dénressciir «le la circulation et du cœur
1. Dépression de la circulation. — Le fait dominant dans l'action de l'arsenic, c'est le trouble profond qu'il apporte dans la circulation, c'est-à-dire une dépression considérable de la circulation artérielle. — La tension est souvent tellement amoindrie que la circulation est insuffisante (Bôhm et Unterberger).
Causes de cette dépression. — Les vaisseaux de l'abdomen perdent leur tonicité, sans que toutefois les nerfs qui les animent, c'est-à-dire les nerfs splancliniques perdent leurexci- ! abilité ; car si on excite soit directement, soit par voie réflexe,
la moelle cervicale, la pression sanguine remonte, el même au delà de la normale, lorsque l'asphyxie a perdu son influence première. Cette dilatation des vaisseaux de l'abdomen simple ou paralytique joue un rôle important dan- tous les phénomènes de l'intoxication; d'une autre pari un ne parvient pas par l'excitation directe <ln nerf splanchnique à augmenter la pression artérielle, tandis que l'excitation du sympathique cervical continue à produire son effet >uv l'oreille du lapin, à toutes les périodes de l'intoxication.
II. Diminution de fréquence. — D'après Lesser, il y aurait d'abord une légère accélération du pouls, puis avec les doses fortes, un ralentissement, qui marche de pair avec la dépression; l'un et l'autre phén eue seraient dus à la paralysie
des ganglions automatiques, ainsi qu'à celle des appareils suspensifs de l'action du cœur.
III. Paralysie du cœur. — Outre la dilatation des vaisseaux, l'arsenic produit la paralysie du cœur; sur les grenouilles on obtient ce phénomène comme par Faeide prussique et par l'émétine. Sur les mammifères le cœur ne se paralyse que par un empoisonnement subit. Mais même lorsque l'intoxication est très avancée, et la tension artérielle très dépréciée, le cœur continue encore à travailler avec assez d'énergie pour que par la compression de l'aorte, on puisse en obtenir une notable élévation de la pression artérielle (Bôhm d Unterberger). Toutefois Sclareck croit, aune paralysie des ganglions autoinateurs, laquelle finit, d'après Lesser, par gagner aussi les nerfs d'arrêt, tandis qu'il nie la paralysie du muscle du cœur, telle que la suppose Bôhm ; chez les mammifères la mort n'a pas lieu par le cœur; cet organe peut battre encore, quand la respiration est arrêtée (Cumze).
IV. Circulation intra-intestinale. — La circulation est profondément troublée aussi dans l'abdomen; l'intestin qui est
siège, pendant la vie, de douleurs, de diarrhée, présente une
altération profonde de la muqueuse; celte lésion consiste surtout en hyperémies et hémorragies de la muqueuse, et de plus en dégénération des follicules avec desquamation de l'épithélium intestinal, ulcérations etc.
Chez les chiens arséniqués il se forme une pseudo-membrane, constituée par des épithéliums devenus graisseux ou hyalins, des cellules arrondies et des détritus. Sous cette couche membraneuse on trouve aussi d'énormes hyperémies capillaires des villosités.
Causes de ces altérations de la muqueuse. — Ces altérations de la muqueuse dépendent certainement de la dilatation des vaisseaux ; on peut admettre que l'hyperémie des villosités détermine la transsudation d'un liquide coagulable, qui détache les épithéliums villeux, et forme avec eux en se coagulant la pseudo-membrane indiquée par Bôhm et Pistorius.
j5 140. — Arsenic, médicament respiratoire
Dans l'histoire des arsénicophages il y a un phénomène qui paraît toujours au premier plan; c'est la facilité de la respiration; ils prétendent respirer plus librement, et en même temps devenir plus agiles à la marche; cette vigueur respiratoire tient-elle à l'énergie que l'arsenic communique aux muscles respiratoires, comme aux autres muscles de l'économie?
Dans l'histoire thérapeutique de l'arsenic, ligure aussi un phénomène remarquable de la respiration; elle devient moins impérieuse, et le besoin de respirer semble diminuer; l'absence de la soif d'air semble tenir à ce que les échanges de gaz entre l'air du sang et l'air atmosphérique soient moins incessamment nécessaires, et ce qui tend à le prouver c'est la diminution d'acide carbonique dans
UtSKNIC 477
l'expiration, ouen d'autres termes un excès relatif d'oxygène. Ces qualités du sang ont souventété considérées comme des causes d'excitation des nerfs vagues, et en réalité on ne saurait concevoir la sensation de la soi! d'air, si ce n'est par une impression sur les terminaisons des nerfs vagues; seulement, comme le type respiratoire n'est nullement modifié, comme il n'y a ni ralentissement, ni accélération du nombre des respirations, on est en droit de se demander quel est ce genre d'excitations; en général, dit-on, de petites doses excitent, de grandes doses paralysent le nerf vague ; Schmidt et Stûrzwage décrivent cette alternative chez les animaux en expérience ;au début la respiration serait fréquente et facile; à la fin elle serait retardée et pénible ; nous n'avons jamais rien vu de semblable chez l'homme, quelle qu'ait élé la dose d'arsenic absorbé; on a seulement noté une surexcitabilité des muscles respiratoires comme des muscles en général (Vaudrey).
f^ 147. — Action locale on localisée <lc l'arsenic sur l'estomac et sur 1 intestin
Petites doses. — De 2à8 milligrammes elles produisent un léger sentiment de douleur, que les malades prennent souvent pour une sensation de faim et qui les invite à prendre plus d'aliments. Est-ce là la cause de l'activité imprimée à la nutrition générale et de l'embonpoint qui s'ensuit. A cet égard l'arsenic agit comme le fer.
Le suc gastrique, la salive et le suc pancréatique ne sont pas modifiés par l'acide arsénieux (Bohm et Schàfer).
Les composés solubles d'arsenic sont facilement résorbés dans l'estomac, et s'ils arrivent à déterminer de grandes perturbations dans l'intestin, ce n'est qu'après imprégnation parle sang.
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Fortes dose*. — Au delà de 1 centigramme, il se produit au bout de quelques instants, souvent aussi après quelques heures des nausées violentes, des vomissements alimentaires et plus tard bilieux et sanguins. En même temps le malade accuse une grande sécheresse dans le gosier, de* cuissons intenses, l'astriction du gossier, la dysphagie, avec un sentiment de brûlure intérieure et une soif inextinguible, qui sont pour ainsi dire caractéristiques de cette intoxication.
Les douleurs d'estomac se manifestent de bonne heure et gagnent tout l'abdomen, qui devient le siège demétéorisme, de violentes coliques et d'une diarrhée souvent mêlée avec de grandes quantités de sang; en un mot il se produit une série d'accidents analogues au choléra.
a. Accidents choléri formes. — La peau devient froide gluante, les battements cardiaques sont irréguliers, le pouls petit et fréquent, la respiration courte, pénible; parfois il survient de l'ictère, de la dyspnée. Finalement le collapsus vient s'y joindre, avec des tremblements, des convulsions mortelles.
b. Lésions chimiques. — Celte violente affection de la muqueuse gastrique est attribuée par Filehne à une altération de la sécrétion peptique; il y a ramollissement de l'estomac, c'est-à-dire auto-digestion, chaque fois que la circulation est profondément troublée dans un estomac dont la réaction acide est conservée; l'estomac n'est pas digéré lorsque le contenu est alcalin; mais cette dernière circonstance peut tenir à des causes diverses, le fait de la vascularité ('norme n'en reste pas moins acquis.
c. Dans un grand nombre de cas, l'affection intestinale esl à peine marquée; mais il se produit d'emblée une grande faiblesse, avec syncope, de la céphalalgie, du délire, de l'insensibilité, de la paralysie ou des convulsions et la mort
arrive en quelques heures dans ce cas, tandis qu'en général elle il'1 termine les accidents gastro-intestinaux qu'en deux à trois jours.
il. Lésions histologiques. — Les principales lésions portenl néanmoins sur le tube digestif.
Muqueuse gastrique. — La muqueuse gastrique est d'un rouge foncé par suite de la distension des vaisseaux superficiels, en même temps gonflée, veloutée et ecchymosée. Les glandes à pepsine présentent la tuméfaction trouble et les cellules sont en partie dégénérées; c'est la gastro-adénite parenchymateuse de Yirchow.
Muqueuse intestinale. — Elle esl couverte par une membrane épaisse, jaunâtre, gélatiniforme, qui consiste comme nous l'avons dit, en un substratum amorphe rempli de cellules purulentes, tandis que le restedela muqueuse estecchymosé. Les villosités sont très tuméfiées, dépouillées de leur épithélium et remplie de cellules de pus. Les veines de l'abdomen sont très distendues par le sang et la circulation intra-abdoininale est profondément troublée.
> 1 lo. — Arsenic comme médicament névrotique
Sans parler de l'action du poison sur le système nerveux du cœur, du poumon et de l'intestin, nous devons noter les troubles du système nervo-musculaire ; des tremblements fibrillaires des muscles, puis la paralysie des extrémités des nerfs moteurs. Les centres réflexes de la moelle perdent leui irritabilité' (Sclareck) et la paralysie finit par gagner le centre respiratoire.
Lésions arsenicales des centres nerveux. — Scolowbof a trouvé plus d'arsenic dans la moelle et dans l'encéphale que dans les muscles et que dans le foie. Popowa môme noté' une myélite dans l'empoisonnement aigu, et il attribue à cette
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lésion les paralysies arsenicales si fréquentes à la suite de l'intoxication lente.
Causes des lésions médullaires. — Ici encore comme pour la plupart des organes, on a considéré les lésions inflammatoires ou destructives, comme résultant de la profonde perturbation de la circulation, l'abaissement de la tension vasculaire en général et la paralysie des vaisseaux animés par le grand splancbnique ; niais il est évident qu'il y a là une exagération, car quelles que soient ces perturbations, il faut supposer une cause adjuvante pour expliquer les altérations graves du système rachidien et surtout du tube digestif,
§ 149. — Arsenicisine. Effets dus à la continuation (1 un traitement arsenical
a. La digestion est profondément troublée. — A la place d'un appétit surexcité survient une anémie profonde, avec sensation de pression de l'épigastrc après le repas.
La muqueuse buccale et gutturale est extraordinairemenl sèche, de sorte que les malades se plaignent sans cesse d'une soif inextinguible, d'une ardeur pénible, avec raucité de la voix. Parfois il y a du ptyalismeet des ulcérations de la bouche. Mais ce qui est grave et constant, c'est l'apparition de nausées et de vomissements, ou bien de coliques et de diarrhées avec ténesme.
b. Altération d'autres organes. — Outre les organes digestifs, les autres organes se prennent graduellement, de sorte que la nutrition générale est rapidement altérée. — Il survient une petite toux sèche, parfois avec quelques crachats sanguinolents, une respiration pénible accélérée, le pouls et le cœur accélérés, principalement le soir, avec chaleur, lièvre hectique, et dénutrition de plus en plus marquée.
c. Téguments et système nerveux. — Œdème arsenical.
— Déjà dès le début du dépérissement oumême avant, les paupières puis les lèvres deviennent le siège d'un œdème, pendanl que les conjonctives rougissent. L'œdème lin il pai s (généraliser; la peau devient d'un gris terne et se couvre d'éruptions souvent ulcéreuses; un profond amaigrissement survient, el 1rs malades meurent au milieu d'une prostration générale, marquée ou non par des tremblements, des convulsions, et souvent la paralysie,
d. Sang. — Dans l'arsenicisme expérimental, Raimondi a observé, outre le marasme fébrile et les hydropisies, une diminution des globules rouges, avec une légère augmentation des globules blancs, et l'apparition d'éléments cellulaires irréguliers dans le sang; c'est un fait à signaler.
e. Stéatose générale. — Le foie, et les reins subissent habituellement la dégénérescence graisseuse; l'arsenic est un poison stéatogène comme le phosphore.
f. Action sur la glycogénie. — En même temps que le foie dégénère, sa fonction glycogénique disparaît; Salkowsky a même démontré que la piqûre du quatrième ventricule ne produit pas de diabète chez les animaux arsenicaux. Cette suppression de la glycogénie a été utilisée dans le but de guérir le diabète; mais les résultats n'ont pas toujours répondu aux prévisions théoriques; au point de vue expérimental Bimmerman a même démontré que la glycosurie artificiellement obtenue par n'importe quel procédé ne cesse pas par l'arsenic.
§ 140 bis. — Résumé
L'arsenic agit dans la phtisie par la modification qu'il imprime à la constitution des parenchymes, par sa fonction d'épargne, par son pouvoir antidyspnéique, par la dépres-
SÉE, Phtisie. I. — 31
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sion de la circulation; c'est l'iode avec le pouvoir secrétaire en moins, et l'action atrophiante nulle.