‹ De la phtisie bacillaire des poumonsChapitre 89 sur 108 · APPRÉCIATION DES MÉTHODES DE TRAITEMENT · texte numérisé non relu

APPRÉCIATION DES MÉTHODES DE TRAITEMENT

cier la quantité de bacilles Frànkel établit des catégories qui répondent sous Le n" 1 à des bacilles très rares el manquant de temps à autre, sous le n" 2 à une collection moindre que celle îles autres tissus? le n°3 indique une prédominance li'è- marquée. Gasky rencliéril encore sur eus minuties; il divise en 10 séries les amas de bacilles, selon que la préparation tout entière ne contient que 1 à A bacilles, ou 2 à .!, ou i à (I, ou 7 à 1:2. Ces séries plus ou moins avancées devraient correspondre à l'intensité croissante du danger. Or on peut affirmer avec Frànkel, Lichtheim, Ziehl, et il re>sorl clairement de mes recherches personnelles, que la multiplicité des parasites n'indique en aucune façon la gravité de la lésion et ne permet de prévoir aucun accident tel que l'hémoptysie ou le pneumothorax.

Si la richesse des tissus en bacilles est dans un certain rapport avec l'intensité de la maladie, il n'en est pas de même des crachais bacillifères, qui ne permettent pas du tout de juger le contenu parasitaire des organes. Ainsi la surface interne des cavernes peut être tapissée de bacilles, tandis que les parois caverneuses, quand elles sont dures, en renferment à peine. Inversement, lorsque la substance des parois résulte d'une fonte récente de masses caséeuses, de nombreux bacilles tombent dans les crachats.

Il semble, d'après cela, que les matières expectorées, très chargées de bacilles, doivent être le signal d'une phtisie galopante; toutefois il n'existe pas de règle fixe à cet égard. Mais s'il n'y a rien à conclure de l'invasion bacillaire plus ou moins complète, on est en droit, au contraire, de considérer la disparition permanente des bacilles des crachats comme un signe de guérison, même quand les autres signes physiques tiendraient à persister.

il y a à ajouter une dernière considération; il semble que la quantité de crachais bacillifères, doive faire craindre

une virulence et une gravité exceptionnelle; or on peut dire qu'ici encore le pronostic basé sur cette donnée serait souvent en défaut.

c. Résumé d'observations. — Sur 12 cas observés par Gasky, A succombèrent après avoir présenté comme moyenne de ^0 à iO recherches, 2, 6 à i, 3, c'est-à-dire des séries assez fortes. 2 restèrent en traitement ayant des chiffres élevés ; G sortirent très améliorés après avoir présenté, les uns 2, 0 ou 3, 3 les autres 4, 5 et 5, 3. Toute conclusion, dans ces divers cas, était impossible. Établir un jugement sur la marche ultérieure de la maladie était une vaine présomption.

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