EMPHYSÈME PULMONAIRE
marche clinique spéciale, remarquable par sa lenteur, mais encore une caractéristique anatomique qui leur est propre, l’évolution fibreuse. C’est dans la comparaison de ces deux termes, dans la subordination de l’un à l’au tre que nous allons trouver les éléments du problème à résoudre.
L’emphysème peut-il entraver localement l’évolution du processus tuberculeux, et d’autre part le développement de l’emphysème chez un tuberculeux est-il accompagné d’un changement d’état du malade, d’une amélioration ou d’une aggravation de sa maladie? Telles sont les deux questions qui nous restent à examiner.
L’emphysème secondaire aux tubercules ne reconnaît que des causes locales et mécaniques; dès lors toute interprétation de son influence qui ferait intervenir une cause générale ne serait point justifiée. Or, que nous apprennent les altérations locales ?
L’atrophie des vaisseaux et des cloisons des cellules pulmonaires par le fait de l’ectasie, empêche les tubercules de s’étendre et de se nourrir, disent les uns; le fonctionnement compensateur, résultat obhgé de l’emphysème, l’exercice qui eu résulte placent le poumon dans des conditions plus favorables de résistance à l’invasion du mal, disent les autres. Sans refuser une certaine influence à ces causes, nous ne saurions leur accorder une importance absolue : l’altération des vaisseaux et des parois alvéolaires a été surtout démontrée dans l’emphysème constitutionnel, et on ne peut afrirmer qu’il en soit absolument de même dans l’ectasie alvéolaire secondaire, si différente dans ses causes. D’autre part, l’exercice modéré du poumon doit être assurément