TERMINAISONS. — PRONOSTIC
Les malades atteints de phtisie fibreuse chronique n’arrivent presque jamais à cet état d’émaciation et d’atrophie qui existe toujours dans les dernières périodes des phtisies ulcéreuses. La marche naturelle de la maladie tend à faire prédominer ses complications; l’emphysème et la dilatation cardiaque changent le tableau clinique. Le malade est ordinairement très oppressé, il présente de l’œdèrne des membres inférieurs, de l’œdème du poumon et il succombe enfin aux accidents d’asystolie qui sont sous la dépendance de sa double lésion pulmonaire. Tel était le cas de la malade de Portai (chap. i). L’observation IV’^
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de notre chapitre iii représente fidèlement cette terminaison qui est de tons points semblable à celle d’un catarrhe et emphysème vulgaire, ou plus exactement encore à celle des pneumonies chroniques non tuberculeuses.
Dans d’autres cas le processus tuberculeux resté longtemps silencieux prend une marche plus rapide. Des poussées nouvelles évoluent à la dégénération caséeuse et le malade succombe à des pneumonies tuberculeuses du type ordinaire. On trouve alors à l’autopsie les deux ordres de lésions plus ou moins mêlées et confondues. Cette poussée nouvelle peut se aussi produire sous forme de granulie et enlever rapidement le sujet qui en estporteur.
Enfin il est encore des malades atteints de phtisie fibreuse chronique qui succombent à des complications plus ou moins éloignées; dans l’obs. I c’est un pneumothorax qui a entraîné la mort; dans l’obs. Xll, ce sont des lésions intestinales. Parmi les complications de la phtisie, il faut accorder une mention spéciale à la lésion secondaire des reins et à la mort par albuminurie. Dans la thèse de M. Lacombe (Paris, 1874) sur l’albuminurie des phtisiques, on relève des observations qui paraissent s'appliquer à des phtisies fibreuses.
Pronostic. — D’une manière générale la marche delà phtisie fibreuse chronique est très lente ; sa durée atteint plusieurs années dans les conditions les plus défavorables, puisque nos observations se rapportent toutes à la classe des travailleurs ; tous nos malades étaient obligés de se livrer pour vivre à des fatigues constantes , ils ont sup porté les privations et n’ont jamais pu accorder à leu i maladie tous les soins qu’elle eut dii réclamer. On est donc autorisé dans ces cas à porter un pronostic relative-