‹ De la phtisie fibreuse chroniqueChapitre 9 sur 36 · GRANULATIONS DE BAYLE GÉANTES · texte numérisé non relu

GRANULATIONS DE BAYLE GÉANTES

s’accroissent, otTreutun noyau bourgeonnant ou des noyaux multiples ; leur protoplasina gTanulcux so teint vivement en rose sous l’inliiience de l’éosine hématoxylique, renferme souvent, outre des grains de pigment, des globules rouges déformés ou même encore intacts. Ainsi s’édifient au sein du lac embryonnaire pérituberculeux des cellules véritablement géantes, qui ne sont autre chose que des restes de la poussée pneumonique initiale et qui doivent être soigneusement distinguées des moules de coagulations intravasculaires, sanguines ou lymphatiques, indiqués il y a déjà longtemps sous le même nom par Schüppel.

Rapidement ou lentement, l’atmosphère connective embryonnaire qiie nous venons de décrire se substitue à la zone de pneumonie dans le système granulo-pneumonique considéré. Dans cette évolution, et en ce qui regarde l’agglomération centrale de granulations du système, deux cas peuvent se présenter : 1“ la granulation centrale composée suit parallèlement à son atmosphère l’évolution fibro-formative ; 2° elle obéit à la tendance contraire et subit la dégénérescence granulo-graisseuse.

Dans le premier cas, les vaisseaux embryonnaires de la granulation centrale ne s’oblitèrent pas par arrêt subit de la circulation. Les éléments de la granulation se transforment en une perle de tissu fibreux par un procédé analogue à celui que subit un bourgeon charnu dans une cicatrice ; il n’y a pas lieu d’insister sur les détails de ce processus. Nous ferons remarquer seulement qu’il n existe point alors au centre du système granulopneumonique d’apparence de cellules géantes. Les gra-

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niilations se transforment en un tissu fibreux serré, vaguement fibrillaire. Dans ce tissu, les vaisseaux s’atrophient lentement comme clans une cicatrice et disparaissent sans laisser de traces. Souvent, dans l’intervalle des fines fibres connectives c{ui constituent la trame de la granu lation transformée, on voit des files de granulations protéic[ues résultant de la désintégration des éléments cellulaires c[ui n’ont point participé à l’édification fibreuse. Mais le centre de la granulation n’est ici nullement ramolli, comme on l’observe dans la dégénérescence caséeuse. Ainsi se trouve constituée, au centre de chaque système, une petite perle fibreuse multilobée qui répond à la granulation initiale et qui est entourée par une coque de tissu fibreux irrégulièrement lamellôux, faisant corps avec elle et s’étendant à la périphérie par une zone embryonnaire nette, enveloppée par les restes de l’atmosphère pneumonique intercalaire non encore transformée en tissu fibreux.

Dans cette façon se forme une véritable granulation de Bayle géante au centre de laquelle on voit, sous forme d’un îlot fibreux dense et festonné, le vestige du nodule tuberculeux initial. Dans la zone fibreuse qui enveloppe cette partie centrale on observe, sur les limites du cercle embryonnaire et du cercle fibreux vrai, des productions singulières qui ont été décrites sous le nom de cellules géantes. Ces productions sont tout à fait différentes de celles que nous avons décrites antérieurement au sein de l’exsudât fibrineux et catarrhal. Elles répondent à la section de nombreux capillaires sanguins ou lymphatiques creusés dans l’épaisseur du tissu fibreux et dans lesquels le sang s’est depuis longtemps arrêté. Si, en effet.

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