‹ De la physchologie d'AristoteChapitre 13 sur 41 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

DE L'ODORAT ( ôacppavxtxo'v, ôucppriaiç ).

L'objet de l'odorat est l'odeur (1). Il est plus difficile d'en déterminer la nature que de dire ce qu'est la saveur, le son ou la couleur (2). L'objet odorant est-il fumée, air ou vapeur ? c'est ce qu'on ne saurait décider du premier coup (3). Assurément ce n'est pas un corps, mais une qualité ou un mouvement d'un corps (4) . Cette qualité a beaucoup d'analogie avec la saveur , mais elle ne se rencontre point dans les mêmes objets (5). En effet, tandis que la saveur est une propriété de l'humide , l'odeur est une propriété du sec (6); elle paraît n'être autre chose qu'une exhalaison fumeuse provenant du feu (7), et que détruisent le froid et la congélation (8).

Les odeurs sont comme les saveurs , acres, douces, âpres , aigres et grasses ; les odeurs infectes ressemblent , jusqu'à un certain point , aux saveurs amères (9).

L'odorat ne perçoit pas seulement ce qui est odo-

(0 De l'âme, 11,9, §4; Hist. des anim., 1,1 1. — (2) De l'âme, ib.,§l; De la sensat., IV, § 2. — (3) Probl. XII, 10. — (4) De la sensat., VI, § 13. — (5) Ibid. , IV, § 2 ; V, §§ 2, 3, etc.- (6) De l'âme , II, 9 , § 8. — (1) De la sensat. , II , § 12. — (8) Ibid. , V, § 6. - (9) Ibid,; De l'âme , II , 9, § 3.

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