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DE LA CHEVELURE

La chevelure trace une ligne de démarcation entre les races humaines. Elle signale le sexe, l'âge, le tempérament, l'état sauvage ou civilisé, la condition de santé, d'énergie, de faiblesse de l'individu. Elle rentre donc dans le domaine de la physiognomonie. Nous appellerons l'attention du lecteur sur les principales déductions à en tirer. Son arrangement nous occupera plus tard sous le lilrc spécial de coiffure.

Les cheveux lisses et les crépus établissent deux grandes divisions parmi les hommes. La première variété distingue, entre autres, les races américaine, sémique, malaisienne. Cette chevelure est entièrement rectiligne. Elle se termine en boucles, notamment dans la race arienne.

Les Africains ont assez souvent les cheveux frisés, mais plus communément crépus, comme le Nègre, le Hottentot, le Mélanésien.

La couleur des cheveux est très-variée, mais elle rentre dans l'une des nuances suivantes : blond cendré, blond, blond rouge, blond châtain, châtain clair, châtain foncé, noir, noir corbeau à reflets bleuâtres. Les teintes claires se rencontrent dans le Nord, les plus foncées dans le Sud. La chevelure blanche des albinos est une exception constatée dans plusieurs pays : elle provient d'un état pathologique.

Dans les données générales, il faut noter le croisement des races. Il a dû nécessairement introduire des modifications dans les types fondamentaux.

Plus la coloration de la chevelure est élevée, plus il y a de vitalité dans l'individu. En comparant les faits observés chez l'homme

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et les animaux, on constate une grande analogie entre eux sur ce point. L'herbager de la Normandie préfère les bœufs à poil d'un ton foncé à ceux d'une teinte claire. Les nourrisseurs font colorer en noir la robe des vaches barbouillées sur leur enseigne. Les œufs de la poule noire passent pour les meilleurs.

La dégradation de nuances amenée par l'âge progressant corrobore cette assertion. L'enfant aux cheveux blondins sent croître sa force avec la gamme chromatique de sa chevelure. L'adulte s'aperçoit de la dimiDution de sa virilité, à mesure que sa tête déteint du gris au blanc.

Sexe. — Les cheveux de la femme sont plus fins, plus soyeux, plus souples, plus longs que ceux de l'homme.

Âge. — L'enfant vient au monde avec des cheveux au-dessous de la coloration qu'ils doivent prendre plus tard.

Une révolution dans l'organisme, causée par un excès de terreur, peut faire blanchir les cheveux avant l'époque fixée par la nature.

Au moment de la puberté, la chevelure atteint son maximum de beauté juvénile. Son éclat commence à décroître vers la trentième année. Peu de temps après, les tempes se couvrent de cheveux gris ; ils envahissent successivement la totalité du cuir chevelu. L'oblitération des vaisseaux capillaires accélère leur chute ; le crâne se dénude ; une couronne se dessine autour de la tête : la vieillesse s'annonce. Elle a pris possession de l'individu, quand le nombre des cheveux blancs dépasse la portion conservant la teinte primordiale : voilà la loi. Des chagrins profonds, un travail intellectuel opiniâtre , l'abus de certains plaisirs , peuvent déterminer une calvitie prématurée : dans ce cas, le reste des cheveux n'a rien perdu de sa couleur native.

Climat. — lia une action très-sensible sur le développement, la couleur et la quantité des cheveux. Ils se brunissent sous une température élevée, en raison directe de l'intensité des rayons solaires. Les cheveux blonds croissent dans les contrées où le soleil répand une chaleur amoindrie par son éloignement et l'interposition d'un ciel brumeux. Les cheveux châtains croissent dans une atmosphère tempérée. Le blond cendré orne souvent une tête anglaise. Le

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