‹ De la physiognomonie;Chapitre 77 sur 87 · AFFECTUOSITÉ · texte numérisé non relu

AFFECTUOSITÉ

Celle-ci n'a pas fait métier et marchandise de ses avantages personnels. Elle n'a tarifé ni son sourire ni ses larmes. Elle a aimé

CROQUIS. Kg

parce qu'elle était faible ; elle a été aimée parce qu'elle était douce et affectueuse. Elle s'est attachée à l'ami de son choix, comme le lierre au chêne et la vigne à l'ormeau. Elle a paré de l'éclat de sa verte jeunesse et des fruits de sa beauté l'homme dont elle a rencontré l'appui. Son cœur s'est épanché comme la source, allant unir son onde au flot du fleuve que l'Océan attire à son tour.

Ses traits sont sympathiques. Ils ont l'expression pure et simple d'une candeur native. Aucun effort violent ne les a déplacés; nul sentiment hypocrite n'en a terni la transparence. Le front est calme; le sourcil est sans ondulations. L'œil est grand et limpide. Les paupières, enrichies de longs cils, se meuvent sans contraction. Le nez est droit, les narines respirent facilement. Les lèvres, soutenues et roses, empruntent leur forme gracieuse au sourire qui les épanouit. De rudes paroles n'ont jamais passé par là : le mot amour a du s'y frayer souvent un passage. Le menton est arrondi et fin. Les cheveux sont doux et blonds.

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