‹ De la physionomie et de la paroleChapitre 28 sur 49 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

DE l'union de la PENSÉE ET DE LA PAROLE.

S'il est vrai qu'un signe n'existe qu'autant qu'une intelligence en comprend la significati'on, s'il est vrai qu'une langue ne saurait être appelée légitimement naturelle qu'autant que les mots en seraient non -seulement proférés naturellement, mais encore et surtout naturellement compris par l'auditeur, il serait dupe d'un véritable quiproquo, celui qui croirait avoir démontré que la parole est aussi naturelle à l'homme que la pensée, parce qu'il aurait établi que l'homme ne peut penser sans prononcer en même temps qu'il pense

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