PREMIERE PARTIE
DES MOUVEMENTS PERIPHERIQUES CONSIDERES d'une MANIÈRE GÉNÉRALE.
I. — L'observation oblige de distinguer quatre sortes de mouvements périphériques, à savoir :
1° Des mouvements organiques. Ces mouvements liés en général aux mouvements intérieurs des viscères, ont essentiellement pour siège les trames celluleuses et vasculaires ; telles sont les rougeurs et les pâleurs subites; telles sont ces constrictions du derme d'où naît le phénomène connu sous le nom de chair de poule.
2° Des mouvements musculaires. Ces motive-
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inents, es.sentiellement actifs, ne sont pas tous également soumis à l'empire de la volonté. Ils modifient la surface du corps vivant en deux manières : premièrement en changeant les attitudes des muscles et des parties mobiles ; secondement, en déterminant dans les parties contractées des dépressions et des saillies plus ou moins considérables, dues au jeu des faisceaux musculaires.
3" Des niouvcriicnts: co?iscnitîfs. Ces mouvements se produisent dans certaines parties, à l'occasion d'une contraction qui a lieu dans les parties voisines. Ces mouvements sont surtor.t manifestes dans les parties de la peau soumises à l'action des muscles peaussiers.
h" Enfin, des mouvements passifs^ aboutissant à des attitudes passives. C'est ainsi qu'uri muscle paralysé retombe et pend. Ces mouvements ne sont point dus à une action vitale, ils dépendent de causes extérieures agissant sur des parties inertes.
Tous ces mouvements ont des caractères bien tranchés qu'il importe de distinguer avec soin, et que les peintres qui visent à l'expression ne sauraient trop étudier.