‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 133 sur 273 · NE) : FA R · texte numérisé non relu

NE) : FA R

es rte SD = RE €

ee mme ile © le CT

RS MARNE OR 0 d/ PALERME SEE TES AS 400

W:x > re, ad pà cepatiftis ‘à.

APT Tu Ÿ EUX PRITANIURE Ca |

eus 2

vous ayez doublé votre produc- Z, Ce sera dans peu 80.060 hectares

— Supposons que tion, et, au train dont vous y alle d'années. Vous n'aurez toujours que de vignes et, au total, 240,000 heëtares cultivés en luzerne, blé, avoiné, mais el vigne. Que ferez-vous du million d'hectares que vous Vous proposez de livrer à la culture par vos W'avaux d'irrigation?

= Rappelez- vous que nous He produisons pas 4507 de blé, ni d'avoine, ni de mais, ni de luzerne pour notre propre consommation, et que RoUs SOMMES forcés d'en importer chaque année des dizaines @e millions de tonnes. Nos bêtes de charge consomment beaucoup de luzerne que not payons en ville jusqu’à 90 piastres la tonne.

-— Mais la terre irriguée ne se vend-elle pas {r0p cher pour que l'agriculieur se contente du produit des céréales”?

— Qui, avec un rendement ordinaire, Mais le blé donne ici de 3,000 à 5,000 kilogrammes à l’heèctare, qu lieu de 800 kilogrames de moyenne dans Îes linaires de la République. L'orge donne 4,000 kilograrmmes, l'avoine également, souvenñi même beaucoup plus, le maïs 10.000 kilogrammes, les pommes de terre 10,000 kilogrammes”.

terres Ort

4. Le Directeur des Industries dans la province de Mendoza, profosseur d'agriculture, ancien élève de l'institut agronomique de Paris, m'affñirmait qu'au Chili des terres irriguées donnent de 6 à 7,090 kiogrammres de blé par hectare el parfois, exceptionnellement, 10,000 à 20,000 kilogrammes. Or, ces terres chilienres ne valent pas plus de 2.000 piastres l'hectare. D'après 1ès mèmes sources, dans de sud du Chili, des terres non nriguées, hais où fil pleut, produiraient couramment 5,000 kilogranimes à l'hectare. J'avoue que j'ai peine à croire à de tels chiffres. Mais il paraît quêé rien ne doit étonner sur ces tèrres vierges, dès qu'on y arnène le limon des Andes avec l’eau des torrents.

RE, “mm 0 : 2 nm ET OT e” — -— than —

en an ne ne = —— mm r di —— 2

orne dd

à \ me ut MER PER ES ES MN Ü

PRET SE en

RE ner ae AU 3 speed S rs PS LE he à RTS ir Re ES 2e Lame Lit male > rh à DRÉE-SNTÈ Er : D <<. : 2, “4: 7 RCA AL LPS Se £ à < ntfs = y nas £ . à “ + be rd PRIT Te

Aussi bien l'avenir de Mendoza est-il ailleurs : il est dans la culture intensive des fruits. Ceux qu

dirigent la politique économique de la province ne

considèrent, en effet, la vigne et les céréales que

comme une partie de sa richesse future, M. Givit, pendant toute la durée de son gouvernement, entreprit avec ardeur d'adapter les lois d'irrigation à la future production fruitière.

— Nous inonderons l’Europe de fruits savoureux et bon marché! me disait.

Et il me développa un jour ses vues sur ce sujet :

— Vous constatez vous-même qu'en moins de vingt ans la vigne créa la richesse dans Mendoza. Je vous prédis que, dans dix ans, quinze au plus, la eulture des arbres fruitiers, aujourd’hui encore dans Penfance, aura décuplé notre fortune. Alors Mendoza sera devenue une nouvelle Californie, plus favorisée même que celle du Nord. Car, de l’aveu d'hydrauhciens américains venus de Californie pour étudier notre régime des eaux et les conditions de la culture, la terre de Mendoza est plus riche que la leur, mieux arrosée, et ses fruits plus succulents. D'autre

part, en Argentine, nous mangeons des pêches.

de décembre à avril. Nos raisins de table sont mûrs dès le mois de février. Nos fruits frais partiront pour l'Europe par Bahia-Blanea — trajet plus court de 406 kilomètres que celui de Buenos-Aires — etarriveront, quinze jours ou {rois semaines aprés, sur vos tables. Venant ainsi à contre-saison, en plein dans votre hiver, ils seront plus appréciés, Déjä des raisins de table expédiés à Londres, en février et mars, se vendirent très bien. Ces essais sont encourageantis.

Page 1