‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 155 sur 273 · ASE NN EE TAPER CRAN PT SPA TMD · texte numérisé non relu

ASE NN EE TAPER CRAN PT SPA TMD

ture, ni instruments de travail, ni matériaux d'aucune sorte. Ne sachant où on les envoyait, ils pensaient trouver là ce qu’il leur faudrait pour vivre et tra vailler. Personne ne les en ayant avertis, ils débarquèrent, dénués de tout. Deux où trois jours après cependant, la Compagnie, par humanité, envoya à leur recherche. Ils étaient en train de mourir de farm.

Quand je retournai à Buenos-Aires, je His part de mon eñquêle à mes amis argentins. Les uns, optimistes décidés, ne voulurent pas croire à ces excès de mauvaise administration tandis que d’autres, plus

avertis, me dirent : ao cela aux minis tres, écrivez tout, ses rien, À] faut que cela cesse! »

Je tins ma promesse. Je racontai tout aux ministres qui, eux non plus, ne voulurent pas me croire. Cependant, quelques mois après mon départ, un scandale énorme éclata à Ja Direction des Terres et Golonies. Tout ce qué je vous dis Ià fut livré à la presse ainsi que bien d’autres faits saisissants, les employés convaincus de concussion, des trafiés scandaleux révélés. I se passait en grand ce que j'avais appris en pelit. Des colons d’État, ayant obtenu uñe concession gratuite, après avoir mis en valeur leurs

DCR :

ER

PAR nr 2 nr 019 e Vs.

TEA 0 0 ar

» I RAC ce À APE LA 0 à /| LE Cp,

(4 go) nes il 1 # ! LUE; SAS ST (RTE ù 4 "+" RER

.!$ RECYERET un ; À AG me ET A RUN Q ACT ET TRY

AU LAC NAHUEL-HUAPI 283

terres pendant des années, mais ne possédant pas leurs titres définitifs, se voyaient spoliés tout à coup au bénéfice de plus habiles qui profitaient ainsi du fruit de leurs peines. Telle était la filouterie coutumière.

Si je raconte ces faits authentiques, ce n'est pas pour accuser les pouvoirs publics argentins, c'est pour les prévenir des fautes et des manques de l'organisation coloniale. Je sais bien, et chacun le comprend, que dans un pays neuf tout ne peut se faire en un jour et parfaitement, les bons fonctionnaires sont difficiles à trouver pour ces postes éloignés. Or, c’est là surtout qu’il faudrait des hommes honnêtes et consciencieux, car le contrôle de leurs actes est, pour ainsi dire, nul. Comme en Russie, un sergent de ville est un seigneur, un commissaire de police est un roi. Et quel recours?

« — Dieu est trop haut, le Tsar trop loin, » disent les moujiks.

L’excuse d’une administration si défectueuse, c'est, en effet, que de telles illégalités élaborées dans les bureaux de la capitale, $e passaient à 3.000 kilomètres de la métropole, dans un pays presque désert, avec le concours d'agents mal payés qui se dédommageaient ainsi de leur misère.

Un tel scandale doit produire un bon résultat. Je suppose qu'au Chaco, dans la Pampa et dans les Territoires du nord et du sud, les précautions seront prises désormais pour que des faits semblables ne se renouvellent pas, ou que, du moins, s'ils se reproduisent, les plaintes arrivent en des mains honnêtes, ét soient examinées par des fonctionnaires compétents, doués de la moralité civique nécessaire.

te

nt Rue ATV De .#*

font. he mice

- 22 ri Rene in danois reine nds A OT ‘etat S zac } ÉÈ à, KL, dé sugar rt té pa #1

FES EE Tete 2 CE Tag d ERA “à 3 qu RTE RTE =

LE RE Neue 208 VTT EE TE Mid GR M bts

Page 1