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cents pour cent, puisque vous aurez acheté votre terre 290 francs.
€ Vous voyez que j'avais raison de vous dire que c’est à la fois un joli travail et une heureuse spéculation. Et, je le répète, ce sont là des chiffres minima. Quand le pays sera plus peuplé, on pourra, en subdivisant les propriétés, obtenir plus de quatre COUPE, et une récolle plus abondante encore, sans risquer de laisser dépérir la luzerne sur pied par manque de main-d'œuvre.
— Mais, objectai-je, ces prix élevés ne sont que provisoires. [ls diminueront avec l'abondance des récolles et l'extension des cultures de luzerne dans toutes les provinces argentines ?
— Oui, En atiendant nous profitons de ces prix, et dans l'avenir cette culture sera toujours d’un bon rendement. D'ailleurs, la pomme de terre pourra remplacer la luzerne avantageusement. Elle donne ici des produits remarquables: certaines pèsent de un à deux kilos. Je fais avec ce tubercule un bénéfice de 2,900 francs à l’hectare!, Les autres légumes nous serontiune source importante de richesse. À la colonie Roca, à quelques lieues d'ici, des colons possédant des quintas de deux hectares leur font rendre 2,200 francs{à l’hectare en pommes de terre, choux, oignons, salades, qu’ils envoient à Bahia-Blanca. Les lomates, par exemple, se récoltent, par 80,000 kilos à cc c'est-à-dire à raison de 8 kilos par pied.
1. M. Casteras voulut me prouver ses dires, et plus tard il m'envoya à Buenos-Aires quelques échantillons de ses pommes de terre. Je dois assurer qu'elles étaient plus grosses que toutes Celles que j'avais vues jusqu'alors et d’une qualité remarquable.
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