‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 182 sur 273 · PACE NT ERP PET CO CENT RSS · texte numérisé non relu

PACE NT ERP PET CO CENT RSS

£ V4 ë + TARN La À » LA Prlut x ÉTÉ £ é Pre li Aid EE TRE SE RE EP SN LA PER RE NT SORA EE LATE RAP LE ÿ - EE EE 7 COR Me LR ME CE AU fees

« Et rien n’empêcherait non plus de faire de la betterave sucrière au Rio Negro. Songez que, de Tucuman à Buenos-Aires, le sucre paie près de 53 francs de fret par tonne, plus 20 à 22 francs de Buenos-Aires à Bahia-Blanca, soit environ 70 francs! De plus, la canne ne donne que de 8 à 9 p. 100 de sucre, la betterave souvent plus du double. Il y aurait donc un gros intérêt à fabriquer ici du sucre de betterave.

— Oui, quand vous aurez de la main-d'œuvre, car la betterave demande énormément de soins el d'expérience.

Je ne pouvais que me laisser convaincre par tant d’optimisme, me disant qu’en acceptant seulement la moitié de ces chiffres, le travail, dans ce pays, était encore bien rémunérateur |

Cette promenade à « lPAllianza » me montrait ce que l’on peut faire en trois ans d’une terre d'apparence stérile dès qu’on lui fournit l’eau, et ce que deviendront ces grandes vallées une fois irriguées.

Notre excursion finie, àtravers la brousse taciturne, nous revinmes à la ferme. Le soleil se couchaïit. Près des hangars, des péones mangeaient dans des écuelles de fer une bouillie de riz, de viande et de pain. Assis à terre, ou sur des paniers d'osier, certains attablés, d’autres solitaires, tous avaient des gestes lents et lassés. Par la porte entr'ouverte d’une cabane de torchis, j’entrevis le dortoir des péones et leurs « catres » couverts de loques. Des chars rentraient.

LEE LT ONE SR TPRORESENNNT a“ -CHIE

TA smns A en mers

DS: RESTE Eee rm

Le crépuscule s’attardait, plus lent à s’étemmdre que dans le Nord. L’atmosphère demeurait pure. Un ciel foudroyant de beauté, tout ruisselant de rubis, se reflétait dans un étang. De l’autre côté, la lune pleine se levait au milieu d’un bleu suave, d'où s’approchaient des vapeurs roses et vertes, mais si pâles! Près

= de nous, des machines agricoles encombraient la cour. Le cri plaintif, flûté et monotone d’un crapaud montait d’un ruisseau voisin, se répercutait dans le lointain, alternant avec la fine et triste chanson du vent dans les tamariniers. Au delà de la ferme, une meule se détachait sur un fond de collines violettes, puis Îles arbres s’espaçaient et bientôt la plaine aride et désolée nous entoura de nouveau.

Dès que l’on quitte la zone irriguée, on se trouve ROULE en plein désert patagonien. Entre de maigres arbustes : FUESS espacés sur la terre grise, court de temps en temps

na un tatou, ou un agoulti, très gros lièvre au train de derrière exubérant, ce qui rend son galop comique. L’horizon est fermé par des collines basses d’un dessin mou. Aussi loin qu'on aille dans le Sud — sauf vers la Terre de Feu — tels sont la nature et le décor que trouve le voyageur.

Nous devisions, mes compagnons él moi, sur Pavenir dés terres du Sud. |

M. F. B..., qui a visité le Chubut et Santa-Cruz, |

les immenses territoires qui continuent la Patagonie, jusqu'au détroit de Magellan, nous en disait la monotonie et la désolation :

Ma en on nt St Leu vd deu: Di Din nat mi da de Lib and à

or Spy Pr pren a

PS EUROS SR PO DNS AUTRE LE AR + ne a ee hiparnlgi ere treere meta Le

— Mais le long des cours d’eau, ajoutait-il, ou dans les vallées andines, l’élevage prospère. J'y avais amené plusieurs milliers de vaches et de brebis de race qui donnèrent d'excellents produits. Malheureusement, mon exemple ne fut pas suivi. Le Chubut n’est pas peuplé par de vrais agriculteurs; ce sont des matelols déserteurs et des aventuriers qui prirent possession de ces terres lointaines, et ils ignorent les bénéfices de la sélection.

Pourtant, quelques compagnies d'élevage anglaises se sont installées soit le long des cours d’eau, soit vers la frontière chilienne, soit à proximité de la mer. Elles possèdent des centaines de milliers d'hectares et des troupeaux dont elles connaissent mal le chiffre. Une colonie galloise, composée de plus de deux mille familles, est établie depuis quarantecinq ans, près de Puerto-Madryn, et occupe une partie de la vallée du Rio Chubut. Ces gens sont dénués d’ambition ; ils se contentent d’une centaine d’acres de culture chacun, travaillent trois heures par Jour, mangent sobrement, et assistent sans envie à l’enrichissement de leurs voisins.

Cependant, ils pourraient prospérer. L'eau du Chubut est à leur disposition. Ils ont même creusé un canal de 70 kilomètres pour l'irrigation de leurs terres où ils cultivent un peu de blé et d'orge”.

Le commerce des laines et des peaux se fait par les petits ports du littoral. Les bateaux anglais qui fréquentent ces parages n'ayant pas beaucoup de fret de

4. Le blé du Chubut est le plus riche en gluten de toute lAr: gentine, et son poids y est de 83 kilos hectolitre. La graine de luzerne y rend aussi beaucoup.

ms + PASEM à,

RTE TE

DST Boites AE 0€.

TA

nié ne ……

$ Ut

a . nd ge hey pres d tea 7 + I . h or - as” À RGP — = É 1 ——- g . sur à . : \ «nes tr” LS “ =: = + 4 ” à Cor : A 4e Lé , L “ ok DATE RE PRET es A! A, 4 Re al Le NTI PO e lt LA A 2 CNT NÉ TENESMOS à Ce L é x — + Se > >. A FR és de ds F + Prat : 4 rec GES QE NDPET MEDIAS AITE MOT Dre A, LA. MAT ITA € LT ER br Tésneées PM e PTT. Pre Me EE * me ï £ Mrs | nd ue 2” Lot Le 0 RL ve HN» £ ps 27) ad M 2i 4 HT tés RS eV oià rt l C £ a C SAT PES PTS t#e AD ie ERA AM TEE 50 Bit ét ji 165 AN UE GE ji ND io y 2 “ lt Le are he 2 D ERA ENTER ul Se Liohts Fe . x L : ph * ns l (1 NC d s r “ CÉRALTE yen M x à A An»: ss : LE L | HT LUI ÉD Ré 4 - Ath D'AML 414 RAT PTT u { NN P A2. | do GED fi VI À TA COPY 4 id or DATI ic 2 Je" ee | das re CEE A LE TRES À : ax Fe DE CONS ONU LR RO RS ERP NT AT OR PO RE CPR TO RE NIET D 4 L \ t Fil : + « [, 1 * 4 Apt 14 x CA .

+ Le à À \ =. fe Le EU 5e # DE TY ÿ

En

LS A A) AOMEMCERIE "HP:

O2 re

LA ce ge Le .

si ; n LE rs, à FE 6 A ARC nel ed 44 As 3 Vas.

retour, offrent des tarifs très bas, ce qui a déjà permis, parait-il, à Puerto-Madryn d’exportier des balles de luzerne sèche en Europe.

Quel est l'avenir de ces régions froides? Il est difficile de le prévoir dans l’état où elles se trouvent actuellement, sans voies de communications el sans population. Jusqu'à présent, on a dit que seul Île mouton peut y vivre avec profit. Îl ne pleut pas sur ces terres pierreuses, semées d’arbustes maigres, les rivières sont peu nombreuses et ont peu d’eau; de plus, les falaises qui bordent les cours d'eau sont trop hautes pour permettre une irrigation généralisée.

Ce manque d'eau douce est le grand obstacle à la eréation de villes et de ports sérieux sur le littoral atlantique, au sud de Bahia-Blanca. À San-Antonio, par exemple, port sur l'Atlantique, d’où part le nouveau chemin de fer qui doit aboutir au Nahuel-Huapi, on n'a pas encore trouvé d'eau potable malgré tous les sondages. On n’en découvrit qu’au centième kilomètre de la ligne. Aussi, le ravitaillement des hommes et des animaux nécessaires à leur nourriture était-il un problème difficile à résoudre. Jusqu’à présent, on l’a résolu en chargeant les steamers qui passent de laisser à San-Antonio 30,000 ou 40,000 litres d’eau, que l’on revend à raison de 2 centimes le litre.

Gesterritoires n'ont qu’une population très réduite puisque le Chubut, par exemple, d'une étendue presque égale à la moitié de la France, n’a que cinq ou six mille habitants, et la ville principale quinze cents à peine.

Le maire de Bahia-Blanca me racontait qu'il avait fait, en auto, le voyage de Bahia à Rawson, capitale

| ft ' :

: y EEE ) > pe EEE s . Muro-éé: te dé 4 MANS TE » À { ’ : , PAUVRE ES AL ER 46 2 Et DEN 1 he à 4 QUE} 1 Pr Ets PART RS PRET A RAF A he “EME, dé s dé 1 LA ee 1} JF. PCT 4 . 49 P dE RTE L * a; r LL Ébe À - + Le " ac - dir à 49 Le ve RM 0 i 1 d d ' | L |” brule : > Vs 7 7 sf ? = PTE MS #1 7 & t'AEURE ' , \ 4, D à RER AS "A Ÿ ra ; SL ra

Sn

N ï r 1 cr epmrine POS 2 Ou dE SAT ENNE PRES

< ik ù 3 Es

du Chubut, soit 1,200 kilomètres, en cinq jours et

demi, dans ce pays sans roule :

Î — Nous parcourions cent, cent vingt kilomètres | sans rencontrer trace humaine, ni clôture dans les

champs, ni rancho, ni rien. Pas un verre d’eau à | boire. Seuls, les fils du télégraphe, qui vont Jusqu'à Puenta-Arena dans la Terre de Feu, nous rappelaient la civihisation

D A nil di NACRE AE

OS AR nd D, L'S "ss CR AES La HE DO a Ur A ET: Æ,(mU-tu Li — . ts LM L

Or A 2 an Lie à

4 PIMETIE PA 20

PE tu. els Chacenal PR IN eme AE Vigne moe rune eo Aus ie ve RENE S cn ne nn 3 c CRT

PR ED DEEE CAEN EE Co PP rt PES! Cu er Era © es EE Pre 2 PR eg 2 ie D à 0 VS Mn Le à FO | APRES ; ms ep ee”

Br TE se. "2 …— Le om Pa. “mme Bee A mme Len ZX d'à ROLE. Le dt, à 4 + L L E à LX peer «x RS mme

ET a ere AP LES Yu done ER noch LE < #

Page 1