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L'INMIGRATION EUROPÉENNE 394 :
ses pieds une pièce de cinq francs, dédaigne de la ramasser, disant : j
— Qu'ai-je à faire de pièces d'argent, quand c'est à : 46 de l’or que je suis venu chercher! |
Oui, il y a de l'or sous la terre argentine; mais on ne saurait trop le répéter pour ceux qui arrivent làse bas sans capitaux, il faut pour le trouver, comme partout, de l'énergie, un labeur assidu, de l'intelli- < gence et de l'initiative.
+ Quand toutes les formalités administratives et sanii taires sont remplies, quand les identités ont été établies!, les immigrants débarquent sur le sol argentin.
On peut les voir bientôt, attendant le moment de partir, assis, allongés ou errants par groupes dans les terrains vaguss qui avoisinent la gare du Retiro, avec leurs bagages, les Basques en espadrilles de corde et en bérets bleus: les Italiens ou les Espagnols, une guitare ou un accordéon à la main; des Russes en bottes et des Allemands propres et placides, avec leur femme allaitant des bébés, suivis de marmots qui pleurnichent.
Tous sont de race européenne. Pas de nègres, pas de jaunes. Les Japonais ne sont pas admis sur la terre arcentine au titre d’émigrants. La Constitution spé-
; cifie, dans son article 25, que le gouvernement fédéral à a le devoir de développer l'immigration européenne. | Et malgré les tentatives jusqu'ici faites par le Japon 1 pour s’introduire en Argentine, aucun résullat n'a été
obtenu. Les Argentins entendent profiter de la leçon infligée à l'Amérique du Nord.