‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 261 sur 273 · MANS · texte numérisé non relu

MANS

à }; ns #« 7 FH F4 RATÉ CEE à { À VA #2 HV HAL EN Ar ES je La Lu €” 5? 7 pt C 0 De AE ?

1, ” Ç : 1 | : fe, à VS PTE ir ; HT : y 4 4 DEA ét Ÿ : M UT LM RRAENEER AES : ei M, raz 1, FP ds ch A à bois ‘ * Lan Fe Fr apr LA 4 Lip OL ET Te A ) Le) Mar ad AU, MS de pe Ex 4 CT rpm o ii reiéres den di rés di Le # LL é CPE ME LL \ : Ve ete

“ : 4 AT A £ te DATE AT EN CU :

fee rare certes re rhles. 5 — Mans

SR

ou a à LS EN 1 HAE RARE en ep eg pre

| ‘la { EN REX mit A vé tt LAS LL male Rares ef ge À

A È 7 RU , pe qi breraet /

Lui ‘ LS TN DT Les Le

ve

n : \2 #4 Pr’ ce Hi) C vÉrc ermie aan coupe EEE

et à l’aléa de la concurrence ‘. D'année en année, Îa consommation du blé, du lin, du maïsaugmentesur la planète, d'année en année aussi la classe des « manoeurs de viande » se multiplie.

* C'est donc vers le développement de l'agriculture et le perfectionnement de l'élevage que lArgentin portera d'abord tous ses efforts.

Si l’on veut juger de l'avenir par le passé, 1! faut Le ces chiffres :

n 1900, l'exportation des produits de l'élevage se nt à 356 millions de francs. Aujourd'hui, ce chiffre s'élève à 800 millions.

En 1900, l’exportation des céréales était de 775 mil- Hons, aujourd’ hui le chiffre varie d'une année sur l’autre autour de À milliard 200 millions.

Et chaque année, l'aire de culture s'étend sur des milliers d'hectares nouveaux, et le piètre bétail créole s’élimine pour faire place aux races sélectionnées d'Angleterre.

Jai dit déjà que l'Argentine a, aujourd’hui, 20 millions d'hectares de terre cultivée. [Il lui en reste 80 millions à mettre en culture. Son troupeau se compose de 68 millions de moutons et de 30 millions

1. L'une des forces économiques de l'Argentine — qu'on a lhabitude de passer sous silence — Iui vient d'un usage assez inexplicable, mais général, qui fait que tout ce que produit le pays : blés, viandes, laines, cuirs, lui est payé comptant parjl'Europe, tandis qu’au contraire, tout ce qu’elle en recoit de produits manufacturés, elle ne le paye qu'après trais mois, six mois et même un an de crédit.

2. En 1880, produits de l'élevage exportés : 260 millions de francs.

- Produits de l’agriculture : 4 millions de francs. (Voir: En Argentine.

1* volume : De Buenos-Aires au Gran-Chaco.) 3. Le Canada eut sur l'Argentine cet avantage de commencer son élevage avec les races anglaises pures.

HAL Hs > 518 DE LA PLATA À LA CORDILLÈRE DES ANDES

ait ot : de bœufs, vaches et taureaux. En multipliant ses

HEURE OL terres irriguées, en y créant des luzernières, en favo- DURE | risant la colonisation des terres du Sud et du Ghaco, DOI D | elle peut arriver à doubler ce troupeau. Elle dou- BIRT : blera, en même temps, son commerce de laines et de

‘à 4 | cuirs.

HER Nous ne sommes donc qu’au début de la fortune He | agricole argentine.

it TESTS Est-ce que cette progression ira toute seule? Non, SUN certes. Les années de sécheresse succèderont aux À | [ RUE | années humides, sur des milliers d'hectares les ani- 4 CÉRAUROESSS maux tomberont comme des mouches, morts de soif 4 fi a Le et de faim, les champs altérés ne donneront que de A ji ER maigres épis dont la moisson ne payera pas la main- © MR. d'œuvre. Mais, de même qu'on n Imagine pas que Ja

LR EURE pluie se refuse à tomber pendant plusieurs mois

| : 1 ; = d'Athènes à Lisbonne et de Venise à Saint-Péters-

à, 15e bourg, il est impossible que la sécheresse affecte en

même temps toute l’Argentine entre le 21° et le 54° degré de latitude, soit sur 33 degrés dans le sens

FE du méridien, et, de l'Est à l'Ouest, sur 22 degrés + dans le sens des parallèles. De plus, les diverses

Er - céréales cultivées en Argentine ont des saisons difféne rentes, et si la pluie manquait au blé, elle tomberait

pour le maïs, ou le lin, ou inversement. Plus s'étend : l'aire de culture plus s’éloignent donc les chances de 1% crise totale, et celles dont le pays eut à souffrir pen- Ne dant la période du premier défrichement ne sont mn plus à craindre.

HE D'ailleurs, les agriculteurs deviendront pré- RE voyants. [ls planteront des arbres qui donneront PR de l'ombre et dont les feuilles serviront de four-

rage pendant les mois mauvais et conserveront

LR Ed rt

Ni

: ” Ï ll El mt té D AGUo ue à 0 ue due CONS Le PATN PTT NPA GARE ENT PAT NAN PER es re pe PR 9 pre one nat ps et ASSET ANR TRE STE me td * | 4: L RAM L \ ; « Ç ; | LS

l'humidité de la terre; 1ls créeront des luzernières immenses partout où l’eau souterraine ou lirrigation le permettront; ils multiplieront les puits artésiens, amèneront l’eau des fleuves dans les plaines stériles, créeront des barrages partout où ce sera possible.

L'avenir agricole et pastoral de l’Argentine n’est pas seulement dans l'extension de ses champs et de son troupeau, mais dans le perfectionnement de l’agriculture et de l’élevage bien en retard encore au point de vue du rendement. L'élevage du porc est à peine commencé. Il n’y a presque pas de demande dans le pays. C’est que le porc est surtout un aliment des climats froids. Et puis, sa chair, ici, n’est pas

très fine. Comme on ne traite presque pas le lait

pour ses sous-produits, le petit-lait manque pour lengraissement. On finit le porc avec le maïs, comme aux États-Unis, et cela lui donne un goût désagréable. Aussi les frigorifiques ne l’acceptent-ils qu’en petite quantité et font-ils le prix eux-mêmes. Cette situation changera quand les États-Unis cesseront leur exportation.

L'industrie fromagère est à créer de toutes pièces. Le Canada tire de son troupeau bovin de 7 millions de têtes un revenu moyen de 40 francs par tête en fromage exporté, soit 280 millions de francs. La proportion est, en Australie, de 40 francs par tête. L’Argentine, qui a 30 millions de vaches, n’en exporte pas pour une piastre, mais elle en importe, au con-

traire, près de 6 millions de kilos. À peine exporte-

t-elle 4 millions de kilos de beurre, soit pour

- 6 millions de francs, ce qui représente 20 centimes par tête de bétail. Rendement insignifiant si on

PS EUTT CRT NI 2. TT OT d ETC TER = et Le te.

x F bec ar À = #4 . a "T7 * #1 - js ACTE) à de.

tn. AB a ur a ME » € 2 4 \ .e r Le NA!

EN à ssh L en:

« YA FU Li & à Ü Lt

RE he.d = +7 de ÉVe RP TN 2 0 À eee ee rpo06 anges 10 € 77 Pr. . > N ADF one FAST GS TE TEE ANR Gone 1 Da bee. A fig CHUTERR AVE, » Boite. . ang cé Mu : is hr de ve: UNS Le AN PAPE EN rm À à Léna a à | dE; 7 SAT - DTA IS pu à Er eme Le Site is PEACE NAN ; note rte. SLT At à == ee Fr PE LL ds CORRE USER 1 A * ART ice - Pie D 5 È Es ee ete Ve PPT eux 0 L LS S ONR r : q TRS TARTS de dé LL DE EM sipet " "1 : cet > Cr. cvs À ; ET A & (p 112 D PES v 4. r LD fe 2 L 5 XN\S A TE £ LE S'ÉTALODER | pre rh CL LE à E ee pure es SR à a 2 À Lei T NX le se Er ## È ” * EL | sen pe fl ? a: . 1 C4 LRU M dut es TERNEP RENQNE 4 4 têmt =: de . SMART Ge PET QUES du : tr PE + C ré « RAP AT TTPETEN CONTE METRE: (LIEN à Des: ) . Et 4 L > À “> LA LL TA / x a : , = 2. de sa LT JeRR seeter ane = 7 e 2. - LES Date è L SR V TRE Peues pe de pr à : era ce 10 RS PRE A Fe ty ride, Li heyus 08 miss et SRE à AP RU LE 0 LA ALES MATIN É (LOC x HR ME ee RARE + Le " Le ÿ "RgéEs ss Ca « 2 SX Ie

TO RU ANP joe ACT ANS ÉEÉSS Hi

VIN OLA es Las c# Sp ee J4e n+ x ee te ait Lu, 7 gs ; den COLE fe A LM À; 4 Bt: see … c = 2 , se. ST . ts f Si DE RME ETSENS ra SA 7e Due (A - Aus, s ML, dd 2 Le er S nr mir ant L r Léctttens EN SEE Fents < " er + - É Lo ghtre EE ISA %, AVE 4 x/X dre ot È .s un ti dd à ? à L NN PRE VID DFE AE VOTE RG À TS SE A oi Lo à PAP TN | Le at ee etert fr Fr ” So -: ÆE vbs .

; FPE ‘ | 3 [ ne né ss ” sb à ; RÉ SI E ; se TS { L ni le ” S AIN ENT Wu) . : Ne ": ' +4 pr A2 re ty phnéier scie d PPFERTT si 4, 1 | dis d'à hr a ui ; k Eee # K LCR « : Brad et EE MORTE LA 1? # 4 vw” É D: œ c) n c VU, er ee (! 1 243 2 rf Are, Yi #Æ Dr : LIANT ne SEX PHP EL TL Coprs, CAPES OR PRO TNT AA [ PAPAS / tr dd Pat Y\£ ; 4 de JE + y LES :

Là 5 ar,

UT EX pren « CRUE ADQUE ES ENS een aRe ren hs bter gene : ROUES RM TUE Er CON MrAUTÈS (UN: A OMC EMA SMS pre

té: Fe se Eu Cd

per 22e

fin PR ET Le, Er Lt M ÉD AE RCeTTT 1 " a

F AN AU oh "AT 1 TETE à 5 3 VAE Ex 4 14 ] LA Jet

e e z & = 4 A = 1 — RS ET ALES 3 eee pd ne D dtngnns VE ae PRES ee md pains ane À ce Dame Rs : Ex ra" z - : PS re a de +

nettes... 12 Rs A ES RS

le compare à celui des autres pays producteurs.

Je sais bien que l’Argentine n’est pas seule au monde à produire les céréales et la viande. Ses grands concurrents sont l'Australie et le Canada. Mais PAustralie ne peut prospérer, ni même vivre sans irrigation et drainage. L’Argentine, au pis aller, peut se passer d'arrosage artificiel sur d'immenses étendues de terres. Quant au Canada, trois fois plus grand que l'Argentine qui, comme on sait, est cinq fois plus orande que la France, il se trouve, sous le rapport de l’élevage, en état d’infériorité sur l'Argentine. En effet, la terre canadienne reste six mois sous la neive. Le climat constitue donc un grave obstacle au développement en nombre du bétail, et exige du colon un surcroît important de dépenses. Que lon songe aux innombrables constructions qui seraient nécessaires au Canada pour abriter les 68 millions de moutons, les 30 millions de vaches du troupeau argentin, à la réserve formidable de fourrage et de grains qu'exigeraient ces 100 millions d'animaux pour vivre d'octobre à avril, et au personnel indispensable pour les servir.

J'ai entendu direici: « Notre avenir sera celui des États-Unis, » C’est une exagération méridionale. Mais sans se hausser aux destins inouis des Etats- Unis, la République Argentine peut rêver un avenir enviable.

1, L'Australie exporte cntre 35 et 40 millions de kilos de beurre: Le Danemark, entre 85 et 99 millions ;

La Russie, entre 60 et 65;

La Hollande, entre 25 et 32;

La Nouvelle-Zélande, entre 18 et 20;

La France, 20 millions de kilos.

Déjà, par le jeu fantastique de la natalité et de

l'immigration mélangées, l'Amérique du Nord, avec Ë une production annuelle de 20 millions de tonnes de blé, de 75 millions de tonues de maïs, avec son trou- | peau bovin de 72 millions de têtes, ses 53 millions de moutons, commence à entrevoir le jour où ses : exportations de céréales et de viande cesseront”. Ge +. phénomène non seulement assure aux concurrents | des Etats-Unis la clientèle que la grande Répui blique du Nord va forcément délaisser, mais encore : leur ouvre, comme perspective possible d'ici à vingt ans, dix ans peut-être, le marché yankee luimême. De plus, la prospérité probable des autres + l'tats de l'Amérique du Sud servira celle de l'Argen- Ÿ tine, car elle est la mieux placée et la mieux outillée ; pour les alimenter de grains, de farine et de viande. |

| Ceci est l'avenir immédiat de la République Argen- | tine, dont les réalisations sont prochaines et que l'on

peut, pour ainsi dire, contrôler et chiffrer chaque

jour. Mais si l’on veut élargir le champ des possibi-

lités, il faut se tourner vers le nord, vers le sud et vers l’ouest du pays.

Des esprits sérieux et avisés voient dans le Ghaco

la srande réserve de la fortune argentine. 30 millions

d'hectares, répartis entre les territoires du Ghaco,

1, Jai dit dans un précédent chapitre que les Yankees ont cherche un autre moyen de conserver le contrôle de ia viande exportée en Europe. Ayant essayé vainement de truster les frigorifiques de Buenos-Aires, de La Plata et de Bahia-Blanca, ils ont commencé à accaparer les marchés au détail de Londres, s'imaginant faire ainsi la loi aux producteurs argentins.

f dd di NANTES AEHER PTE MAN NP PRE can re nt poprra RE Du ee ee es Le amis

AN

RO nas de à < es SEM. 227 27 — , D CE Le un

de tons ample

PE - FAR Es ms AT NE HUE L'ANENNSSE gEs SES 2 div ch

ME

rs ———.

At Enr (Ter

RESTE APRRTRRCENE

= eq ad es ve eg se nr

#7 TR UT ME VE] D ere dar

Page 1