‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 262 sur 273 · EE C0 AA AA · texte numérisé non relu

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de Formosa et la province de Santiago-del-Estero, sont, à l'heure qu'il est, à peu près incultes. J'ai parlé en détail des immenses forêts de bois utilisables qui s'offrent à l’exploitation industrielle, Or, rien ne paraît s'opposer, après le défrichement, à la prospérilé de la culture du coton, sauf la pénurie de la main-d'œuvre. Déjà quelques plantations sont installées au nord-ouest du Parana, entre Résistencia et le fleuve Vermeil, et font leurs aflaires, Dès que seront terminées les grandes lignes de chemins de fer en construction de Barranqueras à Métan, de Formosa à Embarcacion et de Quimili au centre du Chace, l'heure sera venue de la culture en grand du coton. La main-d'œuvre viendra des provinces voisines et pourra être attirée par l’appât du lotissement des

terres, si le gouvernement a la sagesse de le favoriser

et de l’assurer. Les ravages de la sauterelle ne seront pas un obstacle insurmontable. D'abord, elle n’apparaît pas tous les ans ; de plus, les semaillesdu coton se font de septembre à décembre, de sorte que l’agriculteur peut, même en cas d’invasion des acridiens au début du printemps (septembre), faire un nouvel ensemencement en temps utile et obtenir une récolte qui le dédommage.

Les provinces commencent à se rendre compte de leurs richesses particulières.

Mendoza, sous l’impuision de ses gouverneurs, se prépare à exploiter ses terres fécondes. Elle creuse par-

1. Il faudrait aussi trouver un moyen économique de dessaler l'eau saumâtre qui abonde au Chaco et qui, à la longue, est mauvaise pour la santé des hommes et des animaux.

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