‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 71 sur 273 · ANS RS | > POS CESR PR CS REPRISE RC ES · texte numérisé non relu

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S 'égaie à l’intérieur de dorures et de peintures; sa voûte, en bois de cèdre de Tucuman, transporté 1ei

par chariot, est orné de sculptures polychromes et de

dorures.

Un souterrain reliait, parait-1l, cette église aux propriétés que les Révérends Pères possédaient à Alta-Gracia, à 30 kilomètres de Cordoba. Ils exploilaient là, comme à Caroya, Santa-Catalina, Candelaria, les plus belles estancias du pays.

Une autre église, celle de Santo Domingo, n’a d'autre intérêt que la présence dans une niche, audessus du maître-autel, d’une Vierge miraculeuse, Notre-Dame du Rosaire. Elle fut découverte en 16092, sur la côte du Pacifique, près du port de Gallao, dans une caisse envoyée d Espagne à l'adresse des Dominicains de Cordoba, qui contenait également un Christ destiné à un couvent de Salta. Par quel miracle cetie caisse échappa-t-elle seule au naufrage du bateau qui Papportait?

Toujours est-il que le culte de la madone attire chaque année de nombreux pèlerins à Cordoba. On la promène aussi de temps en temps, dans les périodes de sécheresse, pour faire pleuvoir. Sa couronne, ornée de joyaux, acquise par souscription publique, ne coûta pas moins de 90,000 francs. Les femmes donnèrent leurs bagues et leurs colliers pour l’enrichir. La Vierge porte à la main un rosaire en grains d’or. C’est une espèce d’icône barbare, qui tient de la poupée byzantine et du poupard aux yeux d’émail, ballonnée de brocards rigides fleuris de pierreries. Trois cents diamants et deux mille perles empâtent son cou et mamelonnent sa poitrine. Mais on ne la pare de ses vrais joyaux qu’en octobre, lors de la

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