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certain nombre d’allées et venues, les voitures montent par l’avenue Argentine jusqu’au parc Crisol, Au crépuscule, on rentre chez sol.
Dès qu’on a quitté l’agglomération des rues du centre, le faubourg commence avec sa population de métis. Autre aspect, autres mœurs, autre peuple.
Au long des sentiers baignés par l'eau débordant de ruisselets d'irrigation, poussent la verveine, l’œillet et l’héliotrope sauvages, et des santa-maria, jolies et frêles marguerites Jaunes dont la feuille appliquée bien fraiche guérit, paraît-il, toutes les plaies. Dans les hautes herbes s’abritent des iguanes qui filent à notre approche. Puis nous grimpons. Nous voici sur un plateau dominant la ville.
Est-ce un faubourg de Grenade, grouillant de gitanes, ou bien une immense carrière abandonnée, où s’est réfugié un campement d’Indiens? Il n’y pas de rues : l'automobile de louage qui nous conduit va, au hasard, à travers l’enchevêtrement des ornières, des descentes brutales de quelques mètres et des escarpements; on dirait quon a percé des trous dans du sable pour en faire des habitations et qu’on à bâti eur des éboulements. Lä-dessus, là dedans, au hasard, juchés sur la crête des talus ou abrités dans des excavations, s’éparpillent parmi des bouquets de figuiers de Barbarie et d'agaves, les ranchos d’une cité de boue.
Je n’ai rien vu d'aussi pittoresque en Argentine jusqu’à ce jour. Ces chaumières n’ont pas plus de
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