‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 87 sur 273 · HE · texte numérisé non relu

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dies restreints qu’on allume au-devant du fléau principal et qui l'isolent. Mais la flamme fait parfois des bonds de quinze et vingt mètres et continue sa course terrifiante.

Nous approchions de Rio-Cuarto, deuxième ville de la province

— Îl n’y a pas quarante ans, me dit-on, les Indiens étaient encore ici. Un marchand de peaux de vaches, nommé Olmos, fit une fortune colossale en achetant pour rien d'immenses étendues aux Indiens. Alors, la poste de Toledo, que nous venons de croiser, avait la réputation d'une auberge des Adrets. Quand on y passait en diligence, il fallait payer tribut.

Nous nous arrêtâämes à Rio-Cuarto. La ville, avec ses 19,000 habitants, ressemble à toutes les autres villes argentines et la vie y est pareille. Des rues à angle droit, sans arbres, où le soleil tape. Pour nous abriter de la chaleur torride, nous entrons un instant dans une église toute blanche. Une crèche restait du Noët récent. Des gens y avaient apporté leurs offrandes : des œufs, des éventails, des Jouets d'enfants, pour le petit Jésus sans doute, une grenouille mécanique, une locomotive, un perroquet en papier.

[Il y a dans cette ville, destinée à grandir si vite, quatre églises et sept chapelles.

La grande distraction des habitants, ici comme partout, c’est le corso. Les femmes y vont sans chapeau. Elles s’asseyent sur les bancs de la place, leur éventail et leur boîte de poudre de riz à la main. Des officiers, dans le break du régiment, passent et repassent en lorgnant le sexe. La cavalerie et la ligne rivalisent de séduction. On y voit de jeunes élégants

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