‹ De la ploutocratieChapitre 41 sur 72 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

La direction des intfrîls généraux livrée ù l’éïOîsme étroit

tics intérêts individuels,

^ n h rt| nme plein de sagacité , qui esit snijour» u hui un de nos industriels les plus en renom et qui demain sera député, M. Emile Péreire*

écrivait, il y a déjà dix ans '

L’absence de toute vue organique, de toute » doctrine politique, de toute théorie finan- » cière ou économique, livre la direction des » intérêts généraux à l’égoïsme étroit des intc- *rêts individuels. Les convictions politiques » s’éteignent. Les plus intrépides défenseurs * du système constitutionnel voient successive»p ment se dissiper les illusions dont ils s’é—

f longtemps bercés. La pondération des 9 pouvoirs n’est pins qu’une chimère ; et le

» tien d'amour qui doit exister entre tes jj membres de ta société et ceux qui ta dim » rigent n'est plus qu'un rêve fabuleux , bon » tout au plus à orner les discours officiels du a nouvel an (1). »

Si cela était vrai il y a dix ans, combien cela doit paraître évident aujourd’hui ! Les convictions politiques sont aujourd’hui au meme niveau que J a pondération des pouvoirs et le lien d'amour dont parlait M. Péreire.

Pondération des pouvoirs, chimère! Cela n’existe pas . et ne saurait exister ; car I* imita* tion faite en France de la Constitution d?Àng!eterre est fausse par sa base. Nous nous sommes attachés à le prouver dans la première partie de cet écrit, et nous Pavons prouvé jusqu’à satiéîé#

Principes politiques, liens moraux entre les gouvernants et les gouvernés, autre chimère!

I! n'y a de principes politiques que ceux proclamés par la Révolution Française, héritière du Christianisme et de toute l’Humanité. Or ces principes s’appellent Liberté , Fraternité 9 Egalité , et leur ensemble s’appelle Souverai du Pcupte. Vous voyez bien qu’aujourd’hui ce sont des chimères.

Qu’y a-t-il donc dans le monde? Il y a le fait, comme le répètent à l’envi nos ministres, nos députés, nos journalistes ; le lait, toujours

le fait, rien que le fait. Le fait est tout;

de dioit, on n en connaît plus. La raison,

c est le fait; il n’y a pas d’autre idéal que le fait.

Parlons donc du fait. Parlons de la politique vraie. C’est-à-dire, laissons la politique propiement dite, ei |> irions du revenu net, qui comprend aujourd’hui toute la politique.

Page 1