CHAPITRE It
DéGnition de la France.'
Effacez de votre esprit, rayez de votre mé~ BTeiire toutes !es hâbleries de tribune ou de presse ; que tout cet amas obscur de paroles intenninah|es se dissipe comme un nuage de poussière qui obscurcissait votre vue ; que la lumière, brillant enfin à vos yeux, vous révèlela réalité;... et il vous apparaîtra ce fait:
La France est un grand atelier de travail et île production qui compte trente millions de salariés , quatre millions de petits propriétaires dont le revenu égale à peine la stricte
, t un million de moyens et grands propriétaires dont le revend excède la
DE E A P t.O U r 0 CT! A TÏE*
subsistance. Les ireme millions de salariés n’ont aucune part à X économie août que de la France, puisque, dans -e phénomène de la production, ls ont sà'ariés; ils u’ont également ucune part à Ja politique de la France, puisque la Constitution ne reconnaît que ISO, 00 électeurs. Qiïant aux quatre misions de petits propriétaires dont le revenu égale la subsistance, ils n’ont qu'une très faible part à I économie politique , puisque, dans le phénomène de la production, le revenu de leur capital acquis est sans cesse absorbé par leur subsistance ; et ils n’ont, comme les Prolétaires, aucune part dans la politique , puisque Ja Constitution ne reconnaît que 180,000 électeurs. Donc V économie politique et la polit U que de la France sont uniquement le partage d’un million d’individus, représentés par 180,000 Propriétaires. Ceux-là sont les électeurs, et sont aussi les propriétaires; ceux-là ont le droit économique et le droit politique; ceux-là ont tous les droits; ceux-là sont les dispensateurs uniques du revenu net de la France, montant, comme nous l’avons vu, à quaire milliards six cents millions (1),
(1) En y comprenant les 800 raillions prélevés par le Budget sur les salaires. Voyez la Première Partie de cet écrit, ciKip. «xi : A quelle somme s'élève le revenu net (le la France * Voyti aussi ce qui va être dit toul-àl’iieure,