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faut-il Seslimcr la subsistance de celle classe?
On coumrt Je calcul de .arrange sur la plus petite subsistance indispensable. Consultés par rassemblée Nationale, et ensuite par la Convention, sur les ressources alimentaires de la France, au moment où, attaquée par toute l’Europe, la France ne pouvait compter que sur elle-même, Lagrange etXavoisier se mirent a I œuvre pour reconnaître quelles pouvaient être ces ressources. La tnjije comparaison de la consommation journalière moyenne du sol-
O U, de I habitant de Paris, et de chaque individu de la France entière, d’après le rapport des produits à ia population, conduisit Lagrange à conclure que la consommation indispensable peut être évaluée à très peu près à pOO grammes de nourriture journalière par individu , quotité au-dessus ou au-dessous de laquelle commence l’aisance ou ia souffrance et dans Ja composition de laquelle la plus ou moms grande proportion de Ja viande devient a mesure, du bien-être ou de Ja misère. Dans ce.s derniers temps-, un savant. M. butons a
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4 kilogramme 10 grammes, d’une valeur annuelle de J 10 francs, et qu’en 4835, année plus fertjle, la pan de chacun eût. été de 1 kilogramme kl grammes, ou en argent de 420 Iran es (t). En prenant une moyenne entre ces deux années, la part de chaque individu serait donc de 415 francs, ce qui donne par jour 31 centimes et demi.
1 ne sera donc pas étonné lorsque nous dirons que le mendiant, dont la nourriture fait d'ailleurs presque toute la dépense, n’ayant certes pas sa part alimentaire composée comme M. Dutens la compose, doit éprouver au moins une réduction du tiers sur la moyenne de toute la 1 rance.
Les statisticiens, en général, évaluent à cinq sous par jour, pour chaque individu, la subsistance des classes infimes de la société. M. de Morogucs .compte sept à huit millions d’individus en France vivant à ce taux de 25, centimes (2). Ce taux est encore supérieur à cc-
(1) Essai comparatif sur ta formation du revenu de la France en 4815 et 4835. — Avanl M. Dulcns, le nom eau Dictionnaire du Commerce avait évalué la consommation moyenne, par jour et par tête, des principales substances alimentaires, à 1,000 grammes, et présenté cette évaluation 0 la fois comme un fait, et comme un minimum indispensable. M. Dutens trouve, en fail, que la consommai ion moyenne est supérieure a 4,000 grammes; mais il se rapproche de l’estimation de Lagrange relativement au minimum indispensable, qu'il fixe à 950 grammes.
(2) Le baron de Morngues porte à 7,500,000 le nombre de ceux qui n’ont que 91 fr. ù dépenser annuellement, ou 2»
fui auquel on est parvenu à faire vivre les prisonniers dans certains départements (1). Il est donc assez probable que la subsistance des mendiants ne le dépasse pas, et ne l’atteint même pas en moyenne. Les prisonniers Sont, en général, adultes, tandis que les mendiants comptent beaucoup d’en l’an 1 s et de vieillards. A cinq sous par individu , une famille de mendiants composée de 5 personnes réunirait 25 sous par jour, en argent ou en nature, somme que ne réunit assurément pas un nombre considérable de familles salariées non comprises dans cette classe. Estimons donc que la subsistance des quatre millions de mendiants n’excède pas quatre sous par jour, ou 73 francs par an, pour chaque individu, ce qui donne un total de 292 millions par année.
Comment cotte classe se procure-t-clle chaque année cette somme ou son équivalent en nature? Si nous avions la précieuse statistique que l’administration nous promet, nous le saurions. Le travail agricole ou industriel doit entrer pour une partie dans ce budget des mendiants, les secours des communes et fies
départements pour peu de chose; la meudicité fait le reste
centimes per jour. Nous calculs.
citerons plus loin l'ensemble de ses
(!) On est parvenu dans le Morbihan à réduire à Su centimes la dépense mensuelle de chaque détenu.
6 francs