‹ De la ploutocratieChapitre 58 sur 72 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

RI. Ch. Dupin «lime le revenu brut annuel de tous les citoyens à neuf milliards au minimum.

Nous tenons à montrer que nous ne nous avançons pas au hasard ; que nos assertions sont non seulement revêtues de preuves directes, mais appuyées d’autorités.

SI. Charles Rupin a fait des recherches sur ce même revenu brut annuel des citoyens, c’est-à-dire sur le revenu brut proprement dit*

déduction faite des frais matériels de îa production. Nous ignorons la méthode qu’il a suivie et les bases de ses supputations; mais voici les nombres qu’il donne :

Hevenu brwî «sjmecî ciîayeiîg.

Sous Louis XVI, en 1780. . 6,011,000,000 liv.

— — en 1790. . 6,655,000,000

Sous le Consulat, en 1800. . 5,602,000,000 fr. Sous l’Empire, en 1810. . . 6,270,000,000 Sous Louis XVI H, en 1820 . 7,862,000,000 Sou LouisdPhjjippe, en 1830. 8,800,000,000

M. Dupin estimait donc qu’en 1830 le revenu brut annuel de tous les citoyens, c’està-dire le revenu brut proprement dit, après défalcation des semences et des frais matériels

de la production, s’élevait à huit milliards huit cents millions.

Mais d après le tableau d'accroissement, de ■dix en dix ans, que donne M. Dupin, ce revenu Jmit de tous les citoyens serait aujourd’hui de neuf milliards, au minimum . Car si, de 1820 à 1S30, l’accroissement a été de 938 millions, après avoir été dans la période décennale antéfïe^Jtpltis d un milliard et demi, .et dans les trois autres périodes décennales antérieures de 066, de 767, et de 868 millions, il est impossible de supposer que de 1830 à 1860 il n’ait pas été au minimum de 500 millions, en admettant même une loi de décroissance, A ce

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compte, ce revenu serait aujourd’hui (le neuf milliards 300 millions.

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